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Introduction à la Parapsychologie Théorique

Introduction à la Parapsychologie Théorique

On reproche souvent à la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. de ne pas avoir de théorie. Cela est faux, car bien au contraire il existe de nombreuses théories du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Cependant, aucune d’entre elles n’a pour l’instant obtenu un consensus auprès des chercheurs. La situation concrète de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. est telle que la lenteur de ces progrès s’explique aisément : la discipline est récente, mal financée, et souffre d’une réputation sulfureuse, ce qui fait que le nombre de personnes dans le monde travaillant sur ce sujet est minime. Peut-être a-t-on déjà découvert une bonne clé de lecture, ou peut-être ces théories ne sont-elles que des embryons de pistes ? Seul l’avenir pourra répondre à ces questions.


Olivier Costa de Beauregard en 1981Toujours est-il que relativement peu d’expériences sont menées dans le cadre de chacune de ces théories, ce qui rend difficile de conclure dans un sens ou dans l’autre. Néanmoins, la plupart d’entre elles ont été proposées par des chercheurs rompus à l’expérimentation en laboratoire. Elles revendiquent donc en général le caractère de réfutabilité (au sens poppérien), c’est-à-dire que leur avenir se joue sur le terrain empirique et non dans des rhétoriques spéculatives. Ainsi, il y a une progression, lente mais franche, d’essais et d’erreurs, ayant permis d’invalider de nombreuses théories depuis deux siècles : magnétisme animal, électricité ou autre fluide humain, radio mentale, ondes cérébrales, etc. Certains modèles avancés ont fait l’objet de discussions et de critiques approfondies. Par exemple, des protocoles orientés vers la compréhension des processus ont eu des résultats infirmant certaines hypothèses du modèle de la sélection intuitive des données (Intuitive Data Sorting) qui proposait d’expliquer tous les phénomènes psi (et même la micro-psychokinèse) par des comportements prémonitoires. D’autres théories fondées sur des parallèles avec la mécanique quantique, notamment ceux d’Helmut Schmidt et d’Evan Harris Walker, ont fait avancer le débat tout en amenant vers une certaine prudence face à des analogies trop faciles ou à des raccourcis argumentatifs[Michel Duneau, [« Le mythe quantique en_parapsychologie », Revue de_Parapsychologie n°11, sept. 1980.
Hervé Gresse, Daniel Wickers, & Hervé Zwirn, « La mécanique quantique en_parapsychologie », Revue de_parapsychologie n°7, juin 1979.
Patrick Dewavrin, « Non séparabilité et_parapsychologie », Revue de_Parapsychologie n°19, 1985.
D. Terré, Les dérives de l’argumentation scientifique. Paris : PUF, 1998.
]]. Par cette démarche théorique auto-correctrice, la théorisation en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. est tout à fait identique à ce qui se passe à plus grande échelle dans les autres disciplines.

En France, les principales contributions théoriques ont été faites par Olivier Costa de Beauregard (« Télégraphie dans le passé » en se basant sur la non séparabilité quantique), René Sudre (l’idéoplastie et l’association prosopopèse-métagnomie[R. Sudre, Traité de Parapsychologie_, Paris : Payot, 1956.]]), François Favre (dans son modèle « Animisme et Espace temps »[[François Favre, [« Animisme et espace-temps », 1996.]]), Christine Hardy (Théorie des Champs Sémantiques), Ezio Insinna (synchronicité et microtubules), Emmanuel Ransford (hypothèse de la psychomatière), ou encore par le Dr Hubert Larcher pour sa vision « anthropodynamique »[Hubert Larcher, [« Anthropodynamique des phénomènes paranormaux », Revue de ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. n°9, 1980.]].

Walter_von_Lucadou_soucieux.jpgEn Allemagne, le Modèle de l’Information Pragmatique de Walter von Lucadou (photo ci-contre) tend à s’imposer et débouche sur de nombreux articles et études. Ce modèle emprunte à la théorie des systèmes et à la physique quantique pour décrire et prédire le comportement complexe des phénomènes psi. La Théorique Quantique Faible (ou Théorie Quantique Généralisée) puise par exemple dans ce modèle pour expliquer non seulement des phénomènes parapsychologiques mais des anomalies dans d’autres disciplines. D’importants moyens sont affectés à cet effet, puisque l’Institut pour les Zones frontières de la Psychologie et l’Hygiène Mentale de Freiburg possède depuis 1998 un département consacré à la recherche théorique et à l’analyse des données. Ce département accueille fréquemment des savants du monde entier et les résultats de leurs investigations sont publiés dans la revue Mind & Matter ou dans des revues comme Foundations of Physics ou le Journal of Consciousness Studies.

Vous trouverez dans l’article du psychologue Erik Pigani, « Les théories du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. », une présentation succincte des principales théories.
Dans l’article de George Hansen, « Quelques fondamentaux sur les théories du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. », est développée une rétrospective des démarches théoriques – principalement américaines – depuis le début de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. rhinienne.
Dans un autre article de George Hansen, ce sont « Trois modèles du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. » qui sont abordés : ceux d’Evan Harris Walker, Rex Stanford et William Braud.
Le professeur Hans Primas fait une présentation du modèle de la synchronicité en mettant l’accent sur les contributions du Prix Nobel Wolfgang Pauli.
D’autres articles tenteront de rendre compte des avancées internationales.

Mais l’intérêt de la parapsychologie théorique ne s’arrête pas à de simples offres de modèles originaux. En effet, cette branche de la parapsychologie permet également de réfléchir sur les implications du psi, et sur la science en général puisque beaucoup de problèmes épistémologiques sont fournis ou précisés par la présence et la mise en évidence des phénomènes paranormaux[Mario Varvoglis, [« Etre et connaître : la_parapsychologie comme transformateur épistémologique ». In : S. Mancini (éd.), La Fabrication du psychisme. Paris : La Découverte, 2006.
Michel Duneau, « Aspects historiques des rapports entre la_parapsychologie et les sciences exactes », Revue de_Parapsychologie n°7, juin 1979.
Guy Béney, « Indétermination et finalité en psilogie », Revue de_Parapsychologie n°10, 1980.
Pierre Janin, « Nouvelles perspectives sur les relations entre la psyché et le cosmos », in : Soixante années de_parapsychologie. Paris : Kimé, 1992.
]]. En particulier, l’effet d’expérimentateur psi a suscité beaucoup de questionnements[Pascal Michel, [« Théorie en_parapsychologie et effet d’expérimentateur », Revue de_Parapsychologie n°8, octobre 1979.]]. La France a heureusement contribué de façon non négligeable à ces réflexions théoriques, et on trouvera bon nombre d’articles en particulier dans la Revue MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. (parue de 1925 à 1982) et dans la Revue de ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. (de 1971 à 1989).