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Rémy Chauvin

Rémy Chauvin

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Rémy CHAUVIN (1913-2009) était un biologiste et entomologiste français, professeur honoraire émérite à la Sorbonne, Docteur ès sciences, Maître de recherches depuis 1946, et ancien professeur d’éthologie au Collège de France. Au cours d’une longue carrière scientifique, il a défendu plusieurs causes, comme le droits des animaux ou l’étude scientifique des phénomènes dits paranormaux. Il est auteur d’un nombre très importants de livres sur des sujets très variés, ainsi que de nombreuses publications scientifiques. Longtemps aux côtés de l’IMI et président de son comité d’honneur, il est également le premier français à recevoir l’Oustanding Career Award de la Parapsychological AssociationLa Parapsychological Association (PA) est une organisation internationale constituée de scientifiques et d'universitaires qui étudient les phénomènes psi, comme la télépathie, la clairvoyance, la psychokinèse, la guérison psychique ou la précognition. La Parapsychological Association est reconnue comme une association scientifique à part entière, étant membre de l'AAAS depuis 1969. C'est le plus important organisme de recherche en parapsychologie. La plupart des parapsychologues sont membre de PA. elle permet de féderer l'ensemble des chercheurs travaillant dans le domaine de la parapsychologie et organise chaque année un congrès où sont publiées les recherches scientifiques des parapsychologues. Elle a pour objectif de promouvoir l'approche scientifique et objective des phénomènes psi et ses membres obeissent à une charte de déontologie. en 2002.



 Workshop sur Rémy Chauvin le 29 janvier 2010

 Documentaire « Rémy Chauvin, un scientifique paranormal »

 Hommage de Pascale Catala

 Hommage de Bertrand Méheust

 Hommage d’Yves Lignon

Workshop sur Rémy Chauvin le 29 janvier 2010

L’A-IMI organise un événement autour du chercheur et de son oeuvre.

Rémy Chauvin (1913-2009), par Yves Lignon

Les esprits curieux qui découvrent les problèmes posés par les phénomènes dits parapsychologiques méconnaissent souvent, de nos jours, l’œuvre du regretté Rémy Chauvin.  On ne leur en fera pas grief puisque cet éthologiste, ancien professeur à la Sorbonne (Paris V) vivait retiré depuis plusieurs années. Il s’agit pourtant de la figure majeure de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. scientifique en France durant la seconde moitié du XXe siècle.
Né en 1913, Rémy Chauvin est d’abord un universitaire prestigieux ayant consacré sa carrière principalement à l’étude des hyménoptères sociaux (abeilles, fourmis, etc…). mais il est difficile de parler de spécialité à propos d’un esprit aussi ouvert. Rémy Chauvin est l’auteur d ‘au moins 25 livres (traduits en 11 langues) allant de l’ouvrage universitaire au roman de science-fiction en passant par la vulgarisation scientifique, la  sociologie des sciences et la réflexion philosophique (sur ce dernier point il n’a jamais dissimulé ses choix personnels). Il a signé plus de 200 publications scientifiques dans des revues académiques a référées et dirigé des thèses pendant 35 ans.
Ce workshop n’a pas simplement pour fonction de rendre un hommage personnelle mais de réunir ceux qui veulent témoigner de leur connaissance de ce chercheur, et faire en sorte que son œuvre plurielle ne soit pas oubliée.

L’intervenant

Yves Lignon est maître de conférences en mathématiques à l’Université de Toulouse le Mirail. Il est le fondateur et l’animateur du Laboratoire de Parapsychologie de Toulouse (http://geepp.or3p.free.fr/) et directeur de la Revue Française de ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Il a côtoyé durant 30 ans Rémy Chauvin qui a notamment préfacé l’un de ses premiers livres, Introduction à la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. scientifique (Eché, Toulouse, 1988; seconde version Calmann-Lévy, Paris, 1994; troisième version refondue et complétée, co-auteur Jocelyn Morisson : « ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. : le dossier », Les 3 Orangers, Paris, 2006).

Informations pratiques : ce workshop aura lieu le vendredi 29 janvier 2010 à 19h30 au siège de l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. International, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc).
Tarifs : 6€ pour les membres de l’A-IMI ; 9€ pour les non-membres.
Réservations : pas de réservation.



Un documentaire pour découvrir « Rémy Chauvin, un scientifique paranormal »


L’IMI propose de diffuser vos témoignages en hommage à Rémy Chauvin (écrire à contact@metapsychique.org).

Hommage de Pascale Catala

Remy_Chauvin.jpgAvec le décès du professeur Rémy Chauvin, c’est une page de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. française qui se tourne. Nul autre que lui n’a su incarner dans notre pays, dans la seconde moitié du vingtième siècle, l’image du savant renommé à l’esprit ouvert, qui n’hésite pas à s’impliquer personnellement dans des domaines considérés trop souvent comme indignes de recherche depuis le déclin des sciences psychiques, ces mêmes sciences psychiques qui avaient motivé la création de l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. International en 1919. « Je n’ai point rougi de souiller ma blanche hermine scientifique dans une aussi condamnable aventure », écrivait-il.
Rémy Chauvin nous rappelait ce temps où des Prix Nobel et des intellectuels célèbres osaient s’engager dans des explorations de la conscience humaine, des rêves prémonitoires ou de la voyance, sans avoir à affronter systématiquement critiques universitaires et vindictes médiatiques. Il fut président d’honneur de l’IMI de 1973 à son décès et c’est avec bienveillance qu’il suivait l’évolution de l’institut depuis sa résidence d’Ivoy le Pré où il s’était retiré au début des années 1990.
Rémy Chauvin fut un grand biologiste, expert en ce qui concerne les insectes sociaux et l’éthologie qu’il a largement contribué à faire connaître en France. Grande figure de la recherche, il a appartenu au CNRS, à l’INRA et à l’ORSTOM, et a dirigé pas moins de trois laboratoires, il a été lauréat de l’Académie des Sciences en 1956, et on lui a proposé un poste de professeur à la Sorbonne – « cela fait bien sur une carte de visite », aimait-il à répéter avec sa fausse humilité habituelle et l’humour qu’on lui connaissait.
Ses publications et contributions scientifiques sont innombrables. Comment ne pas reconnaître en lui le modèle obsolète du savant érudit, à la culture humaniste, curieux de tout, prêt tout aussi bien à passer des jours à perfectionner un infime dispositif technique expérimental, qu’à mener des réflexions approfondies sur des sujets philosophiques, ou encore à partir batailler pour défendre des grandes causes qui lui tiennent à cœur ? Par ailleurs auteur à succès, son maniement de la langue française était des plus remarquables, il n’était jamais avare d’imparfaits du subjonctif, et il a à son actif une soixantaine d’ouvrages.
Ses domaines de prédilection étaient, en plus de la vie animale, les sociétés, le darwinisme, la science-fiction, le déisme, le réalisme fantastique, la défense de la langue française, l’archéologie mystérieuse, la vie après la mort, … et bien sûr, la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Bon pédagogue, il avait à cœur de partager avec le public un savoir et des questionnements qui le passionnaient.
C’est en grande partie à Rémy Chauvin que je dois mon intérêt et mon engagement pour la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Lorsque adolescente, j’ai découvert dans une bibliothèque l’ouvrage « Nos pouvoirs inconnus » de la collection Planète, j’ai soudainement pris conscience avec étonnement qu’au sujet du psychisme, la recherche scientifique avait rejoint la fiction, et que la télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. n’était pas seulement un privilège de mes super-héros familiers omniprésents dans les comics américains, mais une faculté de l’esprit qui pouvait s’étudier rationnellement. Ce premier ouvrage sur la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., Rémy Chauvin, qui craignait les attaques de ses confrères à cette époque, l’avait écrit sous un pseudonyme : Pierre Duval. Il allait même dans la préface jusqu’à critiquer l’auteur, non sans un certain humour : « Il me semble que Duval épouse un peu vite toutes les thèses américaines sur la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. …N’eût-il pas fallu replacer sous un éclairage plus juste les travaux des devanciers français et anglais ? »
Bien qu’affichant à cette occasion un certain recul par rapport aux méthodes américaines, Rémy Chauvin a réalisé d’innombrables expériences selon les méthodes de son ami J.B. Rhine, introducteur de la parapsychologie expérimentaleEtude des perceptions extra-sensorielles et de la psychokinèse dans le cadre du laboratoire. aux Etats-Unis. Ses pauvres neveux ou les malheureuses personnes de son entourage qui sont passées par là ont eu à réaliser pour lui des milliers de lancers de dés ou de tests avec des cartes de Zener – il s’en confessait souvent. Toute cette période l’a convaincu de la présence d’un effet réel, qu’il a cherché par la suite à étudier plus en profondeur. Mais c’est surtout par ses nombreux ouvrages de vulgarisation qu’il a réussi à faire pénétrer quelque peu la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. dans la culture française, montrant que ce domaine pouvait être étudié en laboratoire et sur le terrain, et que si cela était difficile dans notre pays, de nombreuses recherches existaient à l’étranger.
Il est vrai qu’en tant que biologiste, fasciné par les recherches anglo-saxonnes, Rémy Chauvin restait très attaché aux procédures expérimentales et à la quête de la reproductibilitéPossibilité de reproduire des résultats identiques ou similaires dans des expérimentations de même type., reproductibilitéPossibilité de reproduire des résultats identiques ou similaires dans des expérimentations de même type. qui est difficilement atteignable en sciences humaines alors qu’elle est le pilier des sciences « dures ». Ceci constitua peut-être une limitation à la portée de ses réflexions sur la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Mais par ailleurs, il n’était pas hermétique, loin s’en faut, aux questionnements métaphysiques profonds.
Figure hautement médiatique, il n’hésitait pas à affronter les caméras de télévision pour défendre le droit à l’étude de tous les sujets, même ceux qui semblent tabous parce que liés historiquement à l’ésotérisme ou à une recherche spirituelle, et qui heurtent la sensibilité des défenseurs d’un matérialisme pur et dur.
Depuis que Rémy Chauvin a cessé d’apparaître sur les écrans (dans les années 1980), très rares sont les interventions approfondies de scientifiques parapsychologues à la télévision française[[Une exception notable de ces dix dernières années a été le reportage « Le sixième sens » de Marie-Monique Robin, en 2002, exposant avec détail des recherches au laboratoire d’Edimbourg ou celles sur le tychoscopeLe tychoscope est un petit robot dont les déplacements sont gérés par un générateur de nombres aléatoires (gna). Le tychoscope a été inventé par l’ingénieur Pierre Janin, et a été employé notamment dans des expériences sur la PK animale comme celles de Rene Peoch avec des poussins. en France.]] : elles ont été remplacées par des émissions fourre-tout où les praticiens du paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} côtoient des témoins larmoyants et des défenseurs du New-Age prêts à tous les syncrétismes pour rassembler et faire de l’audience.
La parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. française avait donc perdu son principal porte-parole télévisuel, et même si Yves Lignon a pu quelquefois accompagner Rémy Chauvin et lui succéder au niveau médiatique, la qualité des émissions « de plateau » étant ce qu’elle est aujourd’hui, rares sont ceux se risqueraient à reprendre le flambeau. Seul Internet peut à présent quelque peu contrebalancer les effets de mise à mal de l’esprit critique par les sempiternels affrontements télévisés rassemblant d’une part les croyants à tout et n’importe quoi, de l’autre les activistes qui nient a priori et sans étude tout effet parapsychologique tout en s’auto-proclamant défenseurs et représentants de « La Science », selon leur expression consacrée. Rémy Chauvin d’ailleurs a souvent eu l’occasion de réfuter ce type de critique « sceptique », notamment dans ses ouvrages ou interviews.
Comment ne pas regretter sa verve et son franc-parler (dans un français impeccable), son humour qui ne prenait pas de gants avec l’étroitesse d’esprit, les « chère Madaaaame » familiers qu’il me lançait depuis son tabouret du bar au festival Science frontières en me racontant avec drôlerie ses dernières rencontres extraordinaires ? « Extraordinaire » : ce mot lui tenait d’ailleurs fort à cœur, car cette homme là n’aimait point le médiocre, le futile, mais préférait tout ce qui sort du quotidien, et plus encore les grandes tendances qui président aux destinées humaines.
On a pu lui reprocher son manque de nuance ou de réserve, son enthousiasme un rien naïf pour les nouvelles idées scientifiques, techniques ou philosophiques, et sa croyance peut-être trop optimisme en leur possibilité de transformer la vie des hommes.
Sur la fin de sa vie, Rémy Chauvin devint de plus en plus proche des théories défendant la survie de l’âme et des techniques de TCI (Transcommunication Instrumentale). Il s’est de ce fait un peu éloigné de la communauté parapsychologique qui préfère aux thèses survivalistes des positions plus prudentes prônant l’indécidabilité. Mais les engagements qu’il prenait s’inscrivaient dans ses réflexions métaphysiques plus globales.
Rémy Chauvin fut président d’honneur de l’IMI pendant plusieurs décennies, nous pouvons grandement rendre hommage à son action envers la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Il a en particulier réalisé des expériences avec un tychoscopeLe tychoscope est un petit robot dont les déplacements sont gérés par un générateur de nombres aléatoires (gna). Le tychoscope a été inventé par l’ingénieur Pierre Janin, et a été employé notamment dans des expériences sur la PK animale comme celles de Rene Peoch avec des poussins., petit robot à déplacement aléatoire inventé par Pierre Janin, qui fut un moment un de ses collaborateurs. L’expérience de Chauvin avec le tychoscopeLe tychoscope est un petit robot dont les déplacements sont gérés par un générateur de nombres aléatoires (gna). Le tychoscope a été inventé par l’ingénieur Pierre Janin, et a été employé notamment dans des expériences sur la PK animale comme celles de Rene Peoch avec des poussins. et des souris a fourni des résultats significatifs[[Chauvin, R. (1986). A PK_experiment with mice. Journal of the Society for Psychical Research, 53(804), 348-351.
]] . Aujourd’hui l’IMI souhaiterait reprendre de tels types d’expériences car leurs implications sont majeures en ce qui concerne les possibilités de la conscience.
Rémy Chauvin nous a montré la voie, à nous de la suivre pour préserver la frêle existence de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. en France.

Hommage de Bertrand Méheust

Entomologiste, biologiste, naturaliste, éthologiste, primatologue, parapsychologueCe terme revêt de nos jours un double sens. Utilisé pour désigner les chercheurs de formation scientifique et universitaire qui étudient les phénomènes paranormaux dans le cadre de la parapsychologie scientifique, il renvoie aussi aux praticiens de l'occulte et du paranormal (voyants, médiums, magnétiseurs, etc.). On pourrait souhaiter que la première acception évoquée l'emporte dans le vocabulaire courant pour ainsi éviter toute confusion. L'ambiguïté du terme est volontiers entretenue par les critiques et détracteurs de la parapsychologie scientifique. Ceux-ci tentent ainsi, par un pernicieux effet d'amalgame maintenant une certaine confusion sémantique, de reléguer des recherches se voulant rationnelles sur ces questions en dehors du champ de la science. Des praticiens du paranormal peuvent avoir tendance, eux aussi, à entretenir cette ambiguïté. En se prétendant parapsychologues, ils espèrent sans doute, par la référence scientifique qu'ils s'attribuent, renforcer auprès de leurs clients l'image de professions en manque de reconnaissance sociale. De plus, le peu d'approfondissement que des enquêtes médiatiques trop souvent en mal de sensationnel consacrent à ce type de questions contribue à laisser perdurer la confusion, là où il faudrait au contraire faire preuve de discernement et de prudence. Que pouvons-nous dire des parapsychologues relevant du premier sens envisagé et que nous voudrions privilégier ici? D'origines universitaires variées, les chercheurs amenés à réfléchir aux questions parapsychologiques se recrutent aussi bien parmi des spécialistes des sciences dites humaines (psychologues, ethnologues, sociologues, etc.) que parmi des spécialistes des sciences dites exactes (mathématiciens, physiciens, biologistes, etc.). Des philosophes, des médecins et des ingénieurs se retrouvent également impliqués dans ce domaine de recherche. Seuls quelques laboratoires dans le monde emploient des chercheurs en parapsychologie à temps plein. Compte tenu du peu de place que l'institution scientifique accorde encore à la parapsychologie, la plupart des chercheurs n'y consacrent qu'une partie de leur temps, exerçant par ailleurs des fonctions en lien avec leur formation d'origine. Les premiers grands noms de la parapsychologie furent les pionniers de recherches qualifiées alors de psychiques , ou bien encore de métapsychiques. Parmi les plus connus, on pourrait citer le philosophe américain William James (1842-1910), tenant du pragmatisme, le physicien anglais William Crookes (1829-1919), rendu par ailleurs célèbre par la découverte du thallium, et le Français Charles Richet (1850-1935), prix Nobel de médecine en 1913. Deux psychologues américains ont ensuite particulièrement marqué l'histoire de la parapsychologie durant la seconde moitié du XXème siècle. Joseph Banks Rhine (1925-1980) est considéré comme le père de la parapsychologie quantitative car il a systématisé le traitement statistique des phénomènes paranormaux observés en laboratoire. Plus près de nous, Charles Honorton, en introduisant la technique du ganzfeld et en appliquant les techniques de méta-analyses aux données parapsychologiques, a permis de faire avancer le débat entre partisans et opposants de la parapsychologie. En France, c'est essentiellement autour de l'Institut métapsychique international, fondé en 1919, que se sont regroupés les principaux intellectuels interessés par ces questions. On citera, pour mémoire, les docteurs Gustave Geley (1865-1924) et Eugène Osty (1874-1938) ou bien encore les ingénieurs René Warcollier (1881-1962) et Henri Marcotte (1920-1987). Le spécialiste d'éthologie animale Rémy Chauvin, membre de l'Académie des sciences, est certainement, à l'heure actuelle, le scientifique le plus connu du grand public qui ait ouvertement déclaré son intérêt pour la parapsychologie, par le biais notamment d'expériences réalisées avec des animaux. Ce sont en fait de très nombreux chercheurs (qu'il faudrait certainement compter en milliers), issus de mondes scientifiques et intellectuels très divers, qui se sont passionnés pour la parapsychologie depuis plus d'un siècle, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, comme dans l'ex-URSS ou d'autres pays du monde. Dans son ouvrage "Somnambulisme et médiumnité" et plus particulièrement dans le tome II intitulé "Le Choc des sciences psychiques", le philosophe et sociologue Bertrand Meheust, reprenant l'histoire des débuts de la métapsychique, tente de comprendre les origines de l'incroyable entreprise d'occultation qui a pesé et qui pèse encore sur les travaux de plusieurs générations de parapsychologues. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}, membre de plusieurs sociétés savantes, professeur à la Sorbonne, Rémy Chauvin a laissé une telle marque dans la science contemporaine qu’il n’est plus très nécessaire de présenter son cursus. C’est pourquoi je préfère évoquer l’homme et le scientifique.

Savant à l’ancienne mode, chaleureux et drôle, il avait au plus haut point deux qualités essentielles à l’homme de science, la curiosité et le courage. Il était animé d’une curiosité insatiable qui le conduisit à s’intéresser à des sujets très divers, à la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., aux ovnis, aux performances cognitives des animaux, à la psychologie des enfants « surdoués », aux guérisons miraculeuses, voire même à certaines énigmes archéologiques.
Mais il fut aussi un universitaire courageux, qui n’ a pas craint de questionner le savoir en prenant appui sur les découvertes de l’éthologie et de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., et de prendre position sur des sujets difficiles ou controversés.

Ainsi, la critique du néo-darwinisme, un thème récurrent de son œuvre, lui a inspiré un de ses meilleurs livres, La biologie de l’esprit. L’image de la vie qui se dégage de cet ouvrage est fascinante. La nature y apparaît comme une sorte de profusion créatrice, qui multiplie sans raison apparente les inventions ingénieuses ou bizarres, au-delà du besoin et de la fonction. Inutile dans certains cas de chercher une explication fonctionnelle aux bigarrures des poissons, aux structures compliquées des insectes. Chercher l’explication fonctionnelle, c’est penser à la manière de l’intelligence, qui calcule toujours l’ajustement optimal du moyen à la fin. La vie, au contraire, se caractérise par la profusion, la redondance, la surabondance, la gratuité, autant de traits qui la mettent toujours en position de s’adapter aux milieux les plus variés. Le plus compliqué y côtoie parfois le plus simple. Elle n’est pas regardante sur les moyens et quand elle est contrariée quelque part, elle arrive toujours à s’adapter et à passer, mue par un télos fondamental et irréversible, la montée du psychisme. Comme son ami Aimé Michel, qui a sans doute eu sur lui une grande influence, Remy Chauvin pensait qu’à travers la profusion, le gâchis et le non sens apparent de l’évolution, au fil des âges une pensée émerge et se dévoile, dont l’homme n’est que le dépositaire fragile et transitoire. C’est pourquoi la question de l’intelligence animale revêtait à ses yeux une telle importance. Sur ce point, il fut clairement un précurseur. Il a anticipé de plusieurs décennies la réévaluation de l’intelligence animale qui constitue un des événements majeurs de la pensée contemporaine. Lorsqu’un Pascal Picq entreprend aujourd’hui de montrer que les traits du « propre de l’homme » existent déjà, non seulement chez les primates, mais aussi chez certains animaux supérieurs, il continue de développer des idées avancées jadis par Rémy Chauvin et par Aimé Michel. Il tenait par exemple, contre les idées reçues, que les perroquets, loin d’obéir à des automatismes, utilisent souvent à bon escient les mots qu’ils connaissent. Je l’entends encore me raconter sur ces oiseaux des anecdotes étonnantes. Un jour qu’il bricolait dans son château d’Ivoy le Pré, la vitre qu’il s’efforçait de poser lui échappa et se fracassa dans grand bruit de verre brisé. Un de ses perroquets qui l’observait depuis sa volière éclata alors d’un rire diabolique. Rémy Chauvin pensait qu’après avoir dû concéder le rire à certains primates, nous devrions bientôt l’accorder aussi aux perroquets, en attendant que la liste s’allonge. Mais cela ne le dérangeait pas, bien au contraire. La passion de comprendre était très forte chez lui . Mais je crois bien qu’il y avait une chose qu’il aimait mieux encore, c’était avouer ne pas comprendre. « Je n’y comprends rien » était son aveu favori, qu’il répétait avec une sorte de gourmandise et de jubilation. Comme savant, c’était, je crois, bien, sa marque personnelle. Il aimait se sentir au contact de l’énigme de l’univers et venir y aiguiser son esprit.

C’est dire l’importance qu’avait pour lui la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Il a d’ailleurs payé assez cher son intérêt coupable pour ce domaine sulfureux. Cela lui vaut d’être rarement cité comme un des précurseurs de la réflexion contemporaine sur l’intelligence animale. Mais il n’en avait cure. Et d’ailleurs son esprit frondeur trouvait à s’exercer à l’intérieur même du domaine des sciences psychiques, dans le débat qui oppose, pour aller vite, la métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. à la française et la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. anglo-saxonne. Il réprouvait l’évolution actuelle de la seconde, son obsession des statistiques, des données quantitatives, sa volonté de se muer en pure science de laboratoire. À contre courant, il prônait une méthode inspirée de l’éthologie et une approche élitisteEtude du psi dans ses manifestations macroscopiques produites par des sujets ayant des dons particuliers.. Sur ce point aussi, nous avons intérêt à méditer son enseignement.

Hommage d’Yves Lignon

Les esprits curieux qui découvrent les problèmes posés par les phénomènes dits parapsychologiques méconnaissent souvent, de nos jours, l’œuvre du regretté Rémy Chauvin. On ne leur en fera pas grief puisque cet éthologiste, ancien professeur à la Sorbonne (Paris V) vivait retiré depuis plusieurs années. Il s’agit pourtant de la figure majeure de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. scientifique en France durant la seconde moitié du XXe siècle.

Né en 1913, Rémy Chauvin est d’abord un universitaire prestigieux ayant consacré sa carrière principalement à l’étude des hyménoptères sociaux (abeilles, fourmis, etc…). mais il est difficile de parler de spécialité à propos d’un esprit aussi ouvert. C’est ainsi que, dans son livre « Les surdoués » (Stock, 1968) il a été le premier en France à attirer l’attention sur les particularités du comportement intellectuel de certains enfants. Rémy Chauvin est l’auteur d ‘au moins 25 livres (traduits en 11 langues) allant de l’ouvrage universitaire au roman de science-fiction en passant par la vulgarisation scientifique, la sociologie des sciences et la réflexion philosophique (sur ce dernier point il n’a jamais dissimulé ses choix personnels). Il a signé plus de 200 publications scientifiques dans des revues académiques a referees et dirigé des thèses pendant 35 ans.

C’est vers 1955 que M. Chauvin a découvert la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. à travers les travaux de l’équipe de Joseph B. Rhine. Il s’est alors rendu (seul français à l’époque pouvant se targuer d’avoir effectué une telle démarche), dans le célèbre laboratoire de la Duke University, afin de compléter son information et de procéder à la réplication de certaines expériences. Continuant dans cette voie à son retour en France il a fait paraître par la suite 6 articles (dont en 1968 le fameux « ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. experiment with mice ») dans « The Journal of Parapsychology », la revue de Rhine.

Ce voyage a été à l’origine de la publication de son premier livre consacré à la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. « Nos Pouvoirs Inconnus » (Encyclopédie Planète, 1963). C’est un livre ne manquant pas d’humour en ce sens qu’il est signé (par précaution en vue d’éviter les polémiques ou les coups bas) du pseudonyme Pierre Duval mais avec une préface de…Rémy Chauvin dans lequel celui-ci dévoile qu’il n’est pas forcément d’accord sur tout avec l’auteur. Une longue introduction, due à Jacques Bergier, intitulée « cent ans de recherches sur le paranormal » précède « L’aventure expérimentale de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. moderne » qui propose un état des lieux (de l’époque) méthodiquement détaillé. Dans ce cœur du livre Rémy « Pierre Duval » Chauvin se révèle brillant pédagogue capable d’exposer, des questions très techniques et de discuter pied à pied, les critiques sans être abscons. Bien que daté « Nos pouvoirs inconnus » est ainsi un livre incontournable.

Ultérieurement le Professeur Chauvin a publié « Quand l’irrationnel rejoint la science » (Hachette, 1980) dans lequel il explique pourquoi, selon lui, il est nécessaire de dépasser la problématique de Rhine (avec un grand chapitre consacré aux expériences de Batcheldor sur les tables tournantes) et « La fonction Psy » (Robert Laffont, 1991) centré sur les possibilités d’applications pratiques de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Enfin « Le retour des magiciens » (JMG, seconde édition 2002) lui a permis de revenir aux sources, de révéler au lecteur sa découverte de l’ufologie et de répondre à Georges Charpak.