Home
La Bio-PK, ou l’influence de l’esprit sur les systèmes vivants

La Bio-PK, ou l’influence de l’esprit sur les systèmes vivants

L’une des premières raisons de l’intérêt porté à la bio-PK, ou psychokinèse sur des cibles biologiques, est son lien intime avec la guérison psychique. Appelée parfois “guérison par la prière” ou “magnétisation”, elle consiste à traiter une maladie sans utiliser les méthodes curatives physiques ou psychologiques connues.


Tout au long de l’histoire humaine, de nombreuses guérisons miraculeuses ont été décrites, dues à l’intervention d’un chaman, d’un guérisseur, d’un saint ou encore attribuées à Dieu. Si, par psychokinèse, nous pouvons avoir une influence sur la matière organique autant que sur de la matière inanimée, il semble alors que la guérison psychique soit un type particulier de bio-PK qui viserait la restauration de la santé et de l’équilibre d’une personne.

Le problème est cependant très complexe, car il semble bien que de nombreux cas de guérison psychique soient imputables, non à une force mentale ou à une “énergie cosmique” passant du guérisseur au patient, mais plutôt à des facteurs sociaux et psychologiques susceptibles de déclencher des mécanismes d’auto-guérison dans l’inconscient du malade, une thèse proposée par quelques chercheurs il y a de nombreuses années (Goddard, 1899). Les derniers développements de la recherche font effectivement apparaître que notre inconscient a une maîtrise très étonnante du corps et le pouvoir de guérir de nombreuses maladies en déclenchant le processus approprié (Achterberg, 1985; Hall, 1982).

L’allobiofeeback

Rappelons que dans le biofeedback des individus auxquels on donne des indications précises (le feedback) sur une mesure physiologique quelconque — par exemple la température de leur peau — peuvent apprendre à influencer volontairement cette dernière. William Braud, du Mind Science Foundation, au Texas, transforma les expériences habituelles en donnant les indications non pas au sujet lui-même, mais à une autre personne située dans une autre salle; ceci pour déterminer si elle pouvait influencer la physiologie du sujet à distance à partir de l’information détaillée fournie par le dispositif d’enregistrement. Il appela cette procédure l’allobiofeedback, du grec allos, qui veut dire autre, le contrôle étant exercé sur une autre personne.

Comme cible, Braud (1978a) choisit la réponse galvanique de la peau (ou GSR, Galvanic Skin Response) qui rend compte de l’activité du système nerveux sympathique: avoir une GSR très élevée indique l’anxiété ou la nervosité. L’agent PK — pour cette première expérience, Braud lui-même — observait donc sur un polygraphe les fluctuations de la GSR de la personne-cible, seconde après seconde, et cherchait à augmenter ou à réduire cette activité électrique, selon un protocole préalablement établi. Des périodes de temps très courtes avaient été déterminées à l’avance. Au fur et à mesure de l’expérience, un système aléatoire assignait à l’agent PK une période sous influence ou une période-contrôle (sans influence). Les résultats montrèrent que le niveau d’activité GSR des périodes sous influence avait été modifié de manière significative (p=0.01) par rapport à celui des périodes-contrôle, ceci prouvant que l’agent avait en fait réussi à influencer la physiologie d’un autre être humain.

Depuis cette première tentative, l’expérience a été réitérée plusieurs fois et a donné d’excellents résultats, statistiquement significatifs, tant avec des sujets psi qu’avec des sujets normaux non sélectionnés. Au total, 13 expérimentations ont exploré la possibilité d’allobiofeeback, cumulant plus de 300 sessions, et impliquant 62 agents et 270 récepteurs (Braud & Schlitz 1989). Une présence significative de psi fut clairement démontrée dans 6 d’entre elles (p = .000023). Dans l’une des plus intéressantes, (Braud & Schlitz, 1983) deux groupes de sujets furent sélectionnés, le premier ayant un niveau d’activité électrodermique normal (groupe non-actif) et le second un niveau excessivement élevé (groupe actif). Le but était de faire baisser le niveau d’activité GSR des sujets, ce qui équivalait à avoir une influence apaisante sur eux. Or, il se passa quelque chose d’étonnant: les sujets qui possédaient un taux d’activité initial élevé bénéficièrent beaucoup plus du traitement apaisant psychique provoqué mentalement par l’agent que l’autre groupe (p = .035) — une découverte prometteuse puisque ces individus étaient ceux qui avaient le plus besoin d’être apaisés.

Aussi intéressante est la puissance de l’effet psi révélée par cette étude. Braud s’attacha à comparer les modifications du GSR pour le groupe actif respectivement dans le biofeedback et dans l’allobiofeedback: le niveau d’auto-contrôle était en moyenne de 19%, alors que la modification moyenne du niveau GSR chez une autre personne était de 10% — une différence qui n’est pas très élevée, lorsqu’on considère qu’il s’agissait dans le deuxième cas de la réalisation d’une tâche psychokinétique à distance.

Expérimentations de bio-PK sur des animaux

Plusieurs études de bio-PK ont exploré la capacité de sujets à modifier l’activité générale d’un organisme.Un groupe de chercheurs de l’Institute for Parapsychology de Caroline du Nord testa la bio-PK en mesurant le temps que prenait une souris anesthésiée à se réveiller (Watkins & Watkins, 1971). Les souris étaient tout d’abord sélectionnées deux par deux, chaque paire étant de même mère, de même sexe et d’une taille identique, l’une devenant cible expérimentale et l’autre cible-contrôle. La paire était alors anesthésiée à l’éther et le sujet ne devait se concentrer que sur la souris expérimentale. Dans la première série d’essais, les sujets étaient très proches des souris mais ne pouvaient les toucher. Le résultat fut tout à fait significatif: les souris traitées se réveillaient beaucoup plus rapidement que les souris-contrôle (p<.01). Des expériences ultérieures se révélèrent aussi probantes (p<.001) bien que le sujet se soit concentré à partir d'une autre piéce, ayant seulement le droit d'observer la souris expérimentale à travers un miroir sans tain.

La bio-PK et les plantes

Les recherches portant sur les plantes ou les graines suivent généralement le même protocole de comparaison entre des groupes traités psychiquement et des groupes-contrôle. Des juges aveugles, ignorant l’affectation des plantes à l’un ou l’autre groupe, mesurent leur croissance. Le guérisseur est censé, soit se concentrer sur la plante elle-même, soit produire un effet sur l’eau qui servira à les arroser. Dans plusieurs études menées par Bernard Grad (1965), Oskar Estebany devait magnétiser une solution ayant pour effet normal d’induire un stress chez les plantes et d’inhiber leur croissance. Il s’agissait donc, pour lui, d’essayer d’annuler l’effet stressant de la solution. Or, les plantes arrosées par la solution traitée eurent une croissance beaucoup plus rapide (p<.001). Cet effet, obtenu de façon répétée, n'était dû ni à la température, ni à une contamination chimique d'aucune sorte de la solution, effets qui auraient pu être produits par les mains du guérisseur: en effet, les résultats continuèrent à être significatifs lorsqu'on lui donna à magnétiser des bouteilles de cette solution qui n'avaient pas été ouvertes ou qui avaient été stérilisées (p<.05). L'une des démonstrations les plus suprenantes de PK à distance a eu pour objet un petit brin de seigle: à cette époque, Robert Miller étudiait le taux de croissance du seigle en fonction de la variabilité de l'éclairage, en utilisant un instrument extrêmement sensible, capable de mesurer le taux de croissance d'une plante avec une précision aux millièmes de centimètres par heure. En maintenant constants l'éclairage, la température et l'irrigation, il etait parvenu à mesurer un taux de croissance relativement stable du seigle d'environ O,O152 cm (0,006 pouce) par heure. En 1967, il demanda à la guérisseuse réputée Olga Worrall et à son mari Ambrose, qui traitaient leurs patients à distance, par la prière, s'ils pouvaient tenter d'exercer mentalement une influence sur la croissance d'une seule pousse, depuis leur domicile, à 800 kilomètres de son laboratoire. On décida d'une date et l'heure fut fixée au moment de la prière habituelle des Worrall. A 9 heures du soir, donc, le couple "pria" pour la plante, la visualisant en train de pousser avec vigueur, entourée d'une lumière blanche. Miller décrit ainsi les résultats enregistrés sur son appareil: “Tout au long de la soirée, le tracé était une ligne droite accusant une légère pente représentant un taux de croissance de 0,00625 pouces par heure. A neuf heures du soir exactement, le tracé commença à dévier vers le haut et, vers huit heures le lendemain matin, le taux de croissance était de 0,0525 pouces par heures, soit une augmentation de 830%!” (Miller, 1972)

La Bio-PK et les micro-organismes

L’une des premières explorations systématiques de PK sur des cibles biologiques a été menée par le docteur Jean Barry (1968), praticien de Bordeaux et actuellement président d’honneur de l’Institut Métapsychique. Il chercha à déterminer si des sujets pouvaient inhiber la croissance d’un fungus pathogène. Ce fungus fut cultivé dans des boîtes de pétri (un incubateur de laboratoire); sa pureté génétique fut soigneusement contrôlée, de même que la composition du milieu de culture. Dans cette expérience, les conditions d’environnement (température, humidité, éclairage) furent exactement les mêmes pour les boîtes sélectionnées au hasard pour être influencées et pour les boîtes du groupe-contrôle.

La manipulation des boîtes de pétri et la mesure des résultats furent accomplies par des personnes qui n’étaient absolument pas impliquées dans cette expérimentation. Dix sujets essayèrent d’influencer les cultures; à chacun on assigna pour chaque session cinq boîtes expérimentales et cinq boîtes-contrôle. Ils devaient s’asseoir à 1m50 de celles-ci et se concentrer uniquement sur les cinq expérimentales pendant quinze minutes. A la fin de chaque session, les cultures étaient pesées et les boîtes étaient comparées. Si les boîtes expérimentales étaient plus légères que les boîtes-contrôle, le juge notait un succès; si elles étaient plus lourdes, un échec. Dans le cas d’un poids identique, le résultat était neutre. L’ensemble de l’expérimentation comporta 195 sessions. Dans 151 d’entre elles, la croissance dans les boîtes expérimentales fut inférieure à celle des boîtes-contrôle, ce qui indiquait clairement que les sujets avaient réussi à inhiber la croissance du fungus sans avoir aucun contact avec les boîtes (p<.001). On compte de nombreuses études très similaires axées sur d'autres cibles biologiques, telles que la levure, les bactéries, les protozoaires, ou sur des substances organiques qui jouent un rôle fondamental pour la santé, tels que les enzymes. L'une d'elle, conduite par William Braud, fit appel à Matthew Manning, et prit comme cible des cellules sanguines en état de stress (Braud, Davis & Wood, 1979). Il s'agissait de définir si un sujet psi pouvait retarder l'hémolyse, un processus qui rend perméable la membrane des cellules sanguines, l'hémoglobine se dispersant alors dans le milieu environnant. Quelques gouttes de sang humain étaient diluées dans une solution saline, puis on déterminait par spectrophotométrie la rapidité d'action du processus provoqué par la pression osmotique de la solution environnante. Lorsque les membranes des cellules sanguines deviennent perméables, la solution saline change d'apparence et, de brumeuse, devient transparente, permettant à la lumière de passer à travers elle. Ainsi, Manning devait essayer de garder à la solution son opacité. Braud prépara 10 essais comportant chacun cinq périodes d'infuence et cinq périodes-contrôle, sélectionnées, bien entendu, de façon aléatoire. Dans 9 des 10 essais, Manning plaça ses mains au-dessus de l'appareillage. Pour le dixième, il fut installé dans une autre salle, et une sonnette lui indiquait quand il devait commencer à influencer la solution et quand il devait rester inactif lors des périodes-contrôle. Résultats vraiment troublants, la destruction des globules rouges fut largement freinée lors des périodes d'influence en comparaison avec les périodes-contrôle (p<.000006), et, ce qui est plus étonnant encore, les succès de Manning furent encore plus marquants lorsqu'il avait été placé dans la pièce distante. Récemment, Braud (1990) répéta cette expérimentation avec 32 sujets non sélectionnés, et avec des contrôles expérimentaux extrêmement rigoureux. Pour toutes les sessions, les tubes de test utilisés comme cibles étaient placés dans une pièce éloignée des sujets. Ceux-ci devaient utiliser différentes techniques de visualisation pour protéger les cellules en renforçant la non-perméabilité des membranes. Un autre aspect de cette expérimentation fut de tester s'ils montraient spontanément plus de facilité à protéger leur propre sang, et cela, sans jamais savoir sur quel sang ils se concentraient. Les résultats furent assez variables. Neuf sujets réussirent à affecter le taux d'hémolyse à un niveau significatif; or le hasard seul aurait produit moins de deux succès (p<.00002). Cette étude conduisit aussi à une autre découverte: chez ces neuf sujets on remarquait une forte tendance à mieux réussir sur leur propre sang... Ces expériences sont du plus haut intérêt parce qu'elles apportent des informations supplémentaires dans un champ de recherches qui, actuellement, prend de plus en plus d'ampleur: la psycho-neuro-immunologie. Nous possédons déjà de très nombreuses études concordantes ayant montré qu'à travers l'utilisation de techniques mentales -- par exemple, la visualisation, ou faculté de se représenter précisément quelque chose mentalement -- il était possible d'avoir une notable influence sur notre système immunologique, y compris pour combattre des maladies considérées comme incurables, par exemple, des tumeurs malignes (Achterberg, 1985; Simonton, Simonton & Creighton, 1978). Les études de Braud sur les cellules sanguines rouges (et potentiellement sur les cellules sanguines blanches), suggèrent fortement que des techniques mentales peuvent être efficaces non seulement pour se guérir soi-même, mais pour guérir les autres aussi.