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Expériences scientifiques sur la prière

Expériences scientifiques sur la prière

Ces dernières années ont vu se multiplier les études expérimentales sur l’efficacité de la prière. Plusieurs expériences ont été effectuées au sein de services hospitaliers, sur des patients cardiaques admis en unité de soin coronaire. Le schéma est le suivant : on répartit les patients en deux groupes (aléatoirement). Des volontaires extérieurs prient pour les personnes de l’un des groupes, l’autre groupe constituant le “groupe contrôle”. Le Dr Byrd en 1988 a obtenu des résultats positifs : les patients pour lesquels on avait prié se portaient mieux que les autres (Southern Medical Journal).
Ce type d’expérience a été reproduit avec succès par d’autres équipes, notamment auprès de malades atteints de maladies graves (cancer, sida …).


En 2001, une équipe de la Columbia University de New-York avait publié une expérience aux résultats apparemment extraordinaires. Dans un service coréen de fécondation in vitro, un taux de grossesse par FIV deux fois plus élevé aurait été obtenu chez les femmes pour lesquelles des intercesseurs priaient loin de là sans qu’elles le sachent, par rapport au groupe-contrôle pour lequel personne ne priait. Les personnes qui priaient, aux États-Unis, au Canada ou en Australie, ne possédaient pas d’autre information sur les femmes que leur photo. Malheureusement, cette étude qui avait suscité l’enthousiasme de nombreux chercheurs, est remise en question aujourd’hui : le journal anglais The Observer a révélé qu’un des trois co-auteurs de l’article, Daniel Wirth, est un escroc et un usurpateur d’identité. Le doyen de la Faculté de Médecine de la Columbia University a confié au journal The Scientist qu’une enquête était menée sur cette étude. L’article a d’abord été retiré du site Internet, parce qu’il générait trop de courrier, et était vivement critiqué par les sceptiques au niveau de son protocole. Puis l’article 4 ans plus tard a été reintégré, sans qu’on ait vraiment pu prouver la fraude.

Expérience de Fécondation In Vitro
Il faut savoir que la fraude scientifique n’a épargné aucun domaine, comme l’ont bien montré Broad et Wade dans leur ouvrage « La souris truquée » (Seuil, 1987), et que l’on n’est jamais à l’abri de la tricherie d’individus malveillants. Cependant, la découverte d’une fraude dans des expériences dans le champ du paranormal – très rare au demeurant – apporte facilement de l’eau au moulin aux mouvements sceptiques, dont l’argumentation principale consiste à dire que des résultats positifs ne peuvent être dus qu’à la fraude ou aux erreurs de procédure.

Il n’en reste pas moins que de très nombreux résultats ont maintenant été accumulés sur les effets de la prière sur la santé, notamment avec des souris ou même des plantes. Parmi les neuf expériences importantes ayant été réalisées au cours du vingtième siècle, portant sur l’effet de la guérison à distance des humains, cinq ont donné des résultats significatifs. Et la majorité des méta-analyses sur la question conclut à l’existence d’un effet positif.

Une étude de grande envergure a été entreprise par le Centre Médical de la Duke University, en Caroline du Nord, appelée “Mantra Project”, portant sur la convalescence de patients cardiaques. Si les résultats de la première phase en 1997 paraissaient encourageants, ceux de 2003 (prenant en compte 750 patients) ne semblent pas confirmer cette réussite. Dans une étape ultérieure (Mantra II) il était prévu d’étudier 1500 patients. Les résultats n’ont pas été significatifs. A préciser toutefois que cette étude est « universaliste », dans le sens où les personnes qui prient sont quelconques. Dans d’autres études ayant obtenu des résultats significatifs, les personnes qui priaient étaient des guérisseurs expérimentés.

Article du journal The Observer

 

Pour une synthèse sur la recherche actuelle sur la prière, consulter Noetic.org