- Cet évènement est passé.
Conférences et Workshops 2011-2012
Science et Magie au Théâtre Robert-Houdin, par Sofie Lachapelle
Cette conférence portera sur les relations entre science, magie et merveilleux au XIXe siècle. En particulier, il sera question des diverses façons dont les magiciens du Théâtre Robert-Houdin à Paris utilisaient le langage et l’imaginaire scientifique dans leurs spectacles. À l’époque, plusieurs magiciens se disaient ‘professeur de physique amusante’ ou encore ‘professeur de sciences abstraites’. Sur scène, ils mariaient discussions de physique et chimie, imitations de phénomènes spirites ou occultes, et tours de magie. Pour eux, la science servait plusieurs fonctions : une série de démonstrations plaisantes et agréables pour amuser le public, le savoir technique nécessaire pour créer des illusions au théâtre (et plus tard au cinéma), et un moyen de se démarquer des médiums, fakirs et autres mystiques que l’on pouvait voir sur les scènes et dans les salons de la ville.
La conférencière
Sofie Lachapelle est professeure associée à l’Université de Guelph au Canada où elle enseigne l’histoire des sciences. Elle est l’auteur du livre Investigating the Supernatural: From Spiritism and Occultism to Psychical Research and Metapsychics in France, 1852-1931 qui vient de paraître chez Johns Hopkins University Press. Elle travaille actuellement sur un projet intitulé : ‘Science on Stage: Recreational Physics, White Magic and Scientific Wonder in Nineteenth and Early Twentieth-Century France’.
Explorer les frontières de la relation entre le corps et l’esprit, par le Dr Alexander Moreira-Almeida
Les débats sur la relation entre le corps et l’esprit engendrent des controverses depuis des siècles. Toutefois, ces débats se basent habituellement sur une gamme étroite de phénomènes et souffrent souvent de plusieurs biais théoriques et méthodologiques. Ainsi, beaucoup de chercheurs considèrent le cerveau comme un ordinateur, et ils essayent d’expliquer la conscience comme une émergence à un seuil critique – quoique non spécifié – de complexité computationnelle entre les neurones.
Lors de cette conférence, nous discuterons plusieurs des thèmes du livre Frontiers of Mind-Brain Relationship (édité par Moreira-Almeida & Santos chez Springer, 2011) qui milite contre une analyse purement physique de la conscience et propose une approche psychobiologique équilibrée. Notre exposé couvrira des aspects de la philosophie de l’esprit et des sciences, ainsi que des études empiriques sur des phénomènes mentaux apparemment spirituels comme les expériences de mort imminente, la médiumnité et les souvenirs de vies antérieures. Il fera valoir qu’en appliquant rigoureusement et avec une certaine ouverture d’esprit les méthodes de recherches contemporaines sur ce genre d’expériences humaines, on constate un grand besoin d’élargir et de diversifier la base empirique de laquelle nous déduisons notre compréhension du problème des relations corps-esprit.
Le conférencier
Dr Alexander Moreira-Almeida (MD, PhD) fut formé en psychiatrie et en thérapie cognitivo-comportementale à l’Institut de Psychiatrie de l’Université de São Paulo, au Brésil, où il obtint également un doctorat en Sciences de la santé avec une thèse sur la santé mentale des médiums spirites. Il fut post-doctorant en religion et santé à l’Université de Duke, aux Etats-Unis, avant de devenir Professeur de psychiatrie à l’école de médecine de l’Université Fédérale de Juiz de For (UFJF). Il est également le fondateur et directeur du Centre de Recherche sur la Spiritualité et la Santé, au Brésil (www.ufjf.br/nupes-eng) et le coordinateur des études de niveau Master à l’UFJF. Ses principaux objets de recherche sont les études empiriques des expériences spirituelles ainsi que la méthodologie et l’épistémologie de ce champ de recherche. Ses publications sont disponibles sur www.hoje.org.br/elsh.
Journée d’étude sur l’approche jungienne et la parapsychologie, par Pascale Catala, Renaud Evrard, Christine Hardy, Véronique Liard, François Neddam et Manijeh Nouri-Ortega
Approche jungienne et parapsychologie
Pionnier de la psychologie des profondeurs, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung est mort le 6 juin 1961, voici 50 ans. En mal de reconnaissance en France, ses travaux font l’objet de nombreuses analyses partout dans le monde. Son intérêt pour les phénomènes paranormaux – et d’abord pour les expériences dites « transpersonnelles » dont il témoigne par exemple dans Ma Vie (Jung, 1961) – n’est pas partout un signe d’irrationalité et de mysticisme trouble qui rendraient rédhibitoires l’étude de son uvre.
Pourtant, rares sont les chercheurs se revendiquant de sa pensée qui prolongent ses études des synchronicités (coïncidences significatives), des liens entre psychologie des profondeurs et physique quantique, du Yi King, des constellations astrologiques, des apparitions d’OVNI, etc. La réciproque n’est pas vraie : de nombreux parapsychologues sont conduits vers les réflexions de Jung qui proposa, notamment dans sa collaboration avec le physicien et prix Nobel Wolfgang Pauli, des pistes théoriques pour comprendre les phénomènes dits psi. Le dialogue entre Jung et Pauli est même devenu la référence pour les études « psycho-physiques » des relations – riches d’anomalies – entre l’esprit et la matière (Atmanspacher & Primas, 1995).
Nous avons voulu consacrer une journée d’étude pour explorer l’échange possible entre les conceptions jungiennes et les recherches parapsychologiques. Peut-on expliquer les expériences vécues comme paranormales en des termes jungiens ? Les hypothèses de Jung sur la synchronicité peuvent-elles être testées, comme l’affirme le parapsychologue australien Lance Storm (2008) ? Qu’est-ce que l’approche jungienne peut nous apprendre sur notre rapport personnel et culturel aux témoignages d’anomalies ?
Références :
Atmanspacher, H., & Primas, H. (1995). Der Pauli-Jung Dialog und seine Bedeutung für die moderne Wissenschaft. Heidelberg : Springer.
Jung, C.G. (1961). Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées. Paris : Gallimard.
Storm, L. (éd., 2009). Synchronicity. Multiple Perspectives on Meaningful Coincidence. Pari Publishing.
Programme :
9h-10h : Accueil (café, croissants)
10h-10h30 : Introduction, par Pascale Catala
10h30-11h30 : « Le rapport corps-esprit chez C.G. Jung », par Véronique Liard
11h30-12h30 : « Les théories de Jung comme cadre explicatif des expériences parapsychologiques », par François Neddam
12h30-14h : Pause (repas libre)
14h-15h : « Recherches contemporaines sur les coïncidences perçues, vécues et provoquées », par Renaud Evrard
15h-16h : « La portée révolutionnaire de la théorie de Jung en science – notamment sciences cognitives, parapsychologie, imbrication esprit/matière », par Christine Hardy
16h-16h30 : Pause
16h30-17h30 : Table-ronde avec tous les intervenants (questions du public)
17h30-18h : Conclusion, par Manijeh Nouri-Ortega.
Christine Hardy propose une journée de séminaire sur « L’imagination active : méthode jungienne de travail sur soi » le dimanche 30 octobre. Un tarif préférentiel de 60 est proposé à ceux qui ont suivi cette Journée d’étude. Informations et inscriptions sur cette page.
L’évolution de la télépathie, par Rupert Sheldrake
Des observations sur le terrain ont suggéré que les loups et d’autres animaux sauvages pouvaient communiquer télépathiquement à des kilomètres de distance ; et des sondages ont montré que 50% des propriétaires de chiens et 30% des propriétaires de chats croient que leurs animaux peuvent réagir à leurs pensées ou à leurs commandes silencieuses. Chez les humains, d’apparentes télépathies sont plus fréquemment relatées entre des membres d’une même famille et entre des amis ou des collègues proches. Les études expérimentales de la télépathie chez les animaux et chez les gens suggèrent que la télépathie pourrait être un moyen naturel de communication chez les groupes animaux et humains. La télépathie humaine évolue toujours dans le contexte des technologies modernes, dont Internet, les emails, les SMS et le téléphone. Rupert Sheldrake présentera comment chacun peut explorer ses propres capacités dans des tests télépathiques automatisés en utilisant les téléphones mobiles.
Le conférencier
Membre du Comité d’Honneur de l’IMI, Rupert Sheldrake est un biologiste formé à Cambridge, auteur de plus de 75 articles scientifiques et 6 livres. Son prochain livre s’intitulera The Science Delusion (Janvier 2012). De 2005 à 2010, il fut le directeur du projet Perrott-Warrick de recherche en science psychique et parapsychologie, qui est administré par le Trinity College de Cambridge. Il est également associé de l’Institute Of Noetic Sciences (IONS). Il est très connu pour ses expériences de parapsychologie avec des animaux, et ses protocoles ingénieux étudiant des phénomènes étonnants du quotidien (sensation d’être observé, les chiens qui attendent leur maître, la télépathie par téléphone, etc.).
www.sheldrake.org
Expériences de Mort Imminente et Médias. Est-ce vraiment une question de tabou ?, par Sonia Barkallah
Sonia Barkallah est réalisatrice et productrice (S17 PRODUCTION). Elle a initié et organisé les Premières Rencontres Internationales sur les Expériences de Mort imminente le 17 juin 2006 à Martigues. Cette manifestation, qui a réuni les meilleurs experts internationaux sur ce sujet, a attiré plus de 2000 personnes.
Ce colloque a marqué un véritable tournant dans la recherche sur les Expériences de Mort Imminente (EMI), puisque par la suite et pour la première fois en France, deux centres hospitaliers ont débuté une recherche depuis 2008 (Hôpital de la Timone à Marseille et le centre Hospitalier de Sarlat). En 2009, elle co-fonde avec le Dr Jean-Pierre Postel, anesthésiste-réanimateur, le CNERIC (Centre National d’Etude de Recherche et d’Information sur la Conscience). Sonia Barkallah présentera des extraits de son film documentaire « Faux départ » qui traite des EMI, puis un débat interactif autour des réticences et difficultés à promouvoir le film dans les médias en France. Est-ce vraiment une question de tabou?
Journée d’étude pour faire l’expérience du Remote Viewing – COMPLETE, par Eric Philippe et Annie Diot
L’Association des Amis de l’IMI vous propose une journée spécialement consacrée au Remote Viewing. Plusieurs intervenants vont vous accompagner dans une découverte théorique, pratique et surtout ludique d’une faculté latente loin d’être réservée à quelques uns. Le Remote Viewing (vision à distance) est la pratique de la clairvoyance dans le cadre d’un protocole strict dont le but est de s’assurer que les informations communiquées ne puissent pas avoir pour origine les organes sensoriels. Il a pour objet la découverte d’informations tangibles et vérifiables a posteriori.
Bien qu’ayant eu quelques précurseurs tels que Emerson, cette pratique est née sous ce nom en 1971 des travaux Osis et Mitchell à l’American Society for Psychical Research puis a été reprise et raffinée, dans le cadre de recherches financées par le gouvernement américain, par Targ et Puthoff au Stanford Research Institut (SRI) puis par May au SRI, à la Science Applications International Corporation et aux Laboratories for Fundamental Research. Ceci parallèlement aux recherches de Jahn, Dunne et leurs collègues au PEAR-Lab (Princeton Engineering Anomalies Research), pour ne citer que les principaux. En France, le Remote Viewing s’inscrit dans la continuité des travaux de l’IMI sur la télépathie et la « métagnomie ». Dès les années 1920, le métapsychiste René Warcollier organisait chaque samedi des expériences collectives de télépathie avec des sujets a priori peu doués.
Le Remote Viewing a fait l’objet d’utilisations concrètes dans divers domaines pour lesquels l’acquisition d’informations est vitale et difficile d’accès (archéologie, renseignement civil ou militaire, diagnostic médical, jeux de hasard, etc.).
Les données recueillies sur les expériences menées dans un cadre contrôlé ont donné lieu à des analyses statistiques tendant à montrer que l’on a affaire à un vrai phénomène qui dépasse la probabilité du hasard pur.
Soutenu secrètement pendant plus de 20 ans par plusieurs des principales agences de renseignement américaines (projet Stargate), il est aujourd’hui devenu une activité dont la pratique s’est répandue mondialement, principalement diffusée par les anciens praticiens militaires américains et leurs élèves.
Nous vous proposons de venir découvrir par vous-mêmes ce que vous êtes en mesure de percevoir en tant que « remote viewer » au travers de plusieurs expériences menées dans un cadre détendu et amical. Après une introduction pour présenter les bases du Remote Viewing, le reste de la journée sera entièrement consacré à la pratique.
Psyché quantique et Synchronicité, par François Martin
Après avoir présenté les phénomènes de synchronicité, je ferai une introduction à
la physique quantique en insistant particulièrement sur le principe de superposition,
l’intrication quantique et l’expérience du choix retardé du photon, cette dernière montrant
l’illusion de reconstituer « classiquement » des processus qui sont fondamentalement
quantiques. Puis je montrerai l’analogie entre l’intrication quantique et les phénomènes
inconscients et conscients de la Psyché, et plus spécialement les phénomènes de
synchronicité. Toujours par analogie avec les champs quantiques de matière, j’introduirai un
champ quantique psychique dans lequel la conscience ne sera pas uniquement une
propriété émergente de la complexité des circuits neuronaux. Je terminerai en montrant que
l’expérience de la synchronicité constitue, pour moi, une philosophie de vie.
Le conférencier
François Martin est physicien et chercheur au CNRS (jusqu’à sa retraite en septembre 2011), membre du Laboratoire de Physique Théorique et Hautes Energies à l’Université Paris 6. A côté de sa carrière scientifique, il découvre en 1991 les phénomènes de synchronicité, sans comprendre exactement ce qui lui arrive. Avec plusieurs collègues et amis, il travaille sur les liens entre ces phénomènes et la physique quantique, publiant plusieurs articles sur « Mécanique quantique et psychisme ».
Métapsychique et spiritisme, par Julien Philippe et Charles Kempf
La métapsychique, issue du spiritisme, s’en est détachée assez tôt dans son histoire. Nous discuterons de l’origine de la métapsychique, des causes et des conséquences de sa scission avec le spiritisme, marquée par l’indépendance de l’IMI. Le spiritisme, s’étant mué en véritable religion au Brésil, propose néanmoins un cadre propice à l’investigation scientifique. Aujourd’hui, plusieurs thèmes de recherche demeurent communs aux deux courants mais les approches en sont généralement différentes. Développement des facultés psi, mise au point de modèles théoriques, recherche et pratique psychiatrique, etc. nous illustrerons et analyserons quelques différences de modalités et d’objectifs dans plusieurs domaines. Nous tenterons enfin de dégager les qualités heuristiques des deux approches dans le contexte moderne.
Les intervenants
Julien Philippe, physicien, membre fondateur du Conseil Spirite Français et du Mouvement Spirite Francophone, dirigeant d’un Centre Spirite.
Charles Kempf, ingénieur, est vice président du Conseil Spirite Français.
Informations pratiques : Ce Workshop aura lieu le vendredi 3 février 2012, de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 10 ; membres A-IMI : 7 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org
Un cas parfait ? Vision à distance, voyage clairvoyant ou communication avec les défunts ?, par Erlendur Haraldsson
Jusqu’au milieu du XIXe siècle, il n’y avait que des arguments philosophiques ou religieux pour soutenir l’idée d’une survie possible de l’homme après la mort. Durant le XIXe siècle, des arguments empiriques ont émergé à partir du spiritisme et de ses revendications de communications avec les défunts. Puis sont venues les apparitions de défunts, les visions sur le lit de mort, et les expériences mystiques et numineuses. Dans la seconde partie du XXe siècle, de nouvelles preuves furent mises en lumière en la matière des expériences de mort imminente, des souvenirs de vies antérieures, ainsi que d’étranges cas de lucidité terminale. Il y a donc eu un développement des débats, passant de la religion et de la philosophie aux questions empiriques, avec d’importantes contributions aussi bien au XIXe qu’au XXe siècles.
Lors de ma conférence, je donnerais une vue d’ensemble de ces développements, de leurs forces et de leurs faiblesses, et présenterait un cas exceptionnel et hautement intéressant, qui offre un argument unique et déroutant pour la réalité de la vision à distance, du voyage clairvoyant ou bien de la survie.
L’intervenant
Erlendur Haraldsson est professeur émérite de psychologie à l’université d’Islande. Il a publié de nombreux articles dans des journaux scientifiques. Il est de plus l’auteur de cinq livres, certains publiés en plusieurs langues, dont un en français : Ce qu’ils ont vu… Au seuil de la mort. Paris : Club Loisirs, 1983.
Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 2 mars 2012, de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 15 ; membres A-IMI : 12 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org
La sorcellerie dans le bocage, par Georges Bertin
Au-delà des apparences et charlatanismes divers, le fait de sorcellerie des
bocages pose une question existentielle et culturelle à laquelle les populations
tentent de répondre par une façon singulière de « penser et manier le malheur »
(Jeanne Favret-Saada).
Après une lecture socio historique du phénomène nous essaierons de le situer
dans trois dimensions :
Existentielle et psychanalytique à parti r, notamment, des travaux de
Jeanne Favret Saada,
Psychosociale et sociologique sur la base de nos recherches et de celles,
trop méconnues, de Chantal Mallet,
Anthropologique dans la mesure où la sorcellerie ds bocages est un
système symbolique complexe et qui résiste, une pratique socialement
partagée, une histoire commune aux Marches, laquelle a donné (et
donne) lieu à des manifestations collectives Une clé pour comprendre
l’homme en société, elle est encore une pratique qui émigre, se reproduit,
se métisse : satanismes, gourous, et une catégorie fondée sur la clôture
questionnant la modernité.
De ce point de vue le recours à la parapsychologie peut apporter des clés de
compréhension non encore travaillées et qui feront l’objet du débat avec les
membres de l’IMI.
L’intervenant
Georges Bertin est Docteur en sciences de l’Education, docteur habilité à diriger les recherches en sociologie, Directeur de recherches au CNAM Pays de la Loire et à l’Université de Pau, Directeur des revues Herméneutiques sociales et Esprit Critique. Il est également membre du centre international de recherches sur l’Imaginaire, du Cercle d’Etudes Normand d’anthropologie, et dirige au CNAM un séminaire de recherches sur l’anthropologie de l’Imaginaire. Membre du Comité d’Honneur de l’IMI, il fait partie du Comité de rédaction du Bulletin Métapsychique.
La vie et l’oeuvre du médium Chico Xavier, par Mickaël Ponsardin
Né le 2 avril 1910 dans un village isolé dans l’intérieur des terres brésiliennes, Francisco Cândido Xavier, plus connu sous le diminutif de Chico Xavier, a traversé le 20ème siècle pour décéder le 30 juin 2002. Pauvre, métis et sans instruction, il a pourtant révolutionné le regard de la société brésilienne sur le Spiritisme, le rendant populaire dans un pays aux traditions catholiques fortement ancrées. Entre 20 et 30 millions de sympathisants fréquentent aujourd’hui les dizaines de milliers de centres spirites brésiliens. Médium écrivain par excellence, il a psychographié des dizaines de milliers de messages, contenant une rare quantité de détails permettant leur authentification. Auteur de plus de 450 livres, vendus à des dizaines de millions d’exemplaires, il a reversé l’intégralité de ses droits d’auteur à des uvres de charité. Sa médiumnité mais également son humilité lui ont valu de nombreuses reconnaissances au sein de la société brésilienne, et même sa candidature par le Brésil au Prix Nobel de la paix 1981.
Quel bilan pouvons-nous tirer d’une telle réception sociale ? Quel est l’intérêt scientifique présenté par les capacités médiumniques attribuées à Chico Xavier ?
Le conférencier
Mickaël Ponsardin est l’auteur de Lyon et le Spiritisme (1857-1937), livre historique sorti en 2004 lors de l’exposition de la bibliothèque municipale de Lyon consacrée au bicentenaire de la naissance d’Allan Kardec. Il est également l’auteur de Comprendre le Spiritisme. Suite à plusieurs mois d’enquête et d’interviews au Brésil, il a écrit la biographie Chico Xavier, l’homme et le médium.
Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 6 avril 2012 de 19h30 à 21h30, dans la salle Olivier du Forum 104, 104 rue de Vaugirard, Paris 6e.
Métros : Montparnasse, Duroc ou St-Placide.
Tarifs : tarif normal : 15 ; membres A-IMI : 12 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org
Examiner les effets avant et après d’un groupe de thérapie humaniste pour les expériences paranormales, par Alejandro Parra
Il y a un grand nombre de travaux établissant l’efficacité de la thérapie de groupe humaniste. Bien que des thérapies de groupe se soient focalisées sur des expériences paranormales (ou « anomales », « exceptionnelles ») – telles que le sentiment d’avoir été enlevé par des extraterrestres, des vécus d’apparitions, des familles victimes d’épisodes de type « poltergeist » -, les réactions émotionnelles à ces expériences ont rarement été explorées. Le but de cette étude exploratoire était : (a) d’explorer l’utilité de la thérapie de groupe humaniste pour évaluer les effets des expériences paranormales sur la vie des individus et (b) d’explorer un modèle de recherche sur la façon dont la thérapie de groupe humaniste pourrait aider les individus à améliorer leurs comportements et leurs attitudes par rapport à leurs expériences paranormales.
L’étude accueillait vingt participants, âgés de 22 à 71 ans (Moyenne : 45,65 ; écart-type : 12,52), dont 65 % (N = 13) étaient des femmes et 35 % (N = 7) des hommes, parmi des personnes qui cherchaient des informations sur les expériences paranormales qu’elles avaient eues ou qu’elles vivaient actuellement. Les participants prenaient part à des sessions de groupe hebdomadaires durant 2h. On leur demandait de remplir un questionnaire à sept items avant leur entrée dans le groupe ; et un questionnaire auto-administré à 9 items ainsi qu’un autre questionnaire ouvert à leur sortie du groupe. Les dynamiques de ces groupes traversaient habituellement trois étapes : support émotionnel, support cognitif, et enfin fermeture du groupe et interprétation. Les participants affirmaient avoir été aidés sur le plan émotionnel (p = 0,001), aidés à avoir une compréhension plus saine de leurs expériences (p = 0,001), et aidés à fonder une compréhension rationnelle de leurs expériences (p = 0,008). Ils relataient aussi s’être sentis écoutés, intégrés et soutenus par les autres membres du groupe (p = 0,019) et par les thérapeutes (p = 0,017) à la fin de l’activité du groupe. Nous espérons avoir démontré que les groupes de thérapie humaniste peuvent être utilisés pour aider les personnes ayant divers troubles à développer plus efficacement et à appréhender de manière plus fonctionnelle leurs expériences paranormales.
Le conférencier
Alejandro Parra est psychologue, professeur de Méthodes psychothérapeutiques et psychologie générale à la Faculté de Psychologie de l’Université Interaméricaine d’Abierta. Il dirige l’Institut de Psychologie Paranormale à Bueno Aires, et est l’éditeur de la « Revue Argentine de Psychologie Paranormale » (« Revista Argentina de Psicología Paranormal »), la revue trimestrielle de parapsychologie en Argentine. Depuis 2011, il est président de la Parapsychological Association, l’association professionnelle des parapsychologues. Il a mené des recherches sur la parapsychologie clinique et donne des cours de parapsychologie clinique, formant des psychologues à prendre en charge des personnes vivant des expériences paranormales. Il a également conduit des recherches sur les sujets psi, la faculté de psychométrie, et les états de conscience favorables au psi comme le ganzfeld.
Alejandro Parra est l’auteur de nombreux livres : Historia de la parapsicología en la Argentina [Histoire de la parapsychologie en Argentine] (Author, 1990), Fenómenos paranormales [Phénomènes paranormaux] (Kier, 2003), Sueños: Como interpretar sus mensajes [Rêves : comment interpréter leurs messages] (Kier, 2005), Psicología de las experiencias paranormales [Psychologie des expériences paranormales] (Akadia, 2006); El mundo oculto de los sueños [Le monde caché des rêves] (Kier, 2009); Los poderes de la mente [Les pouvoirs de l’esprit] (Corona Borealis, 2010) et ¿Qué es … la sensibilidad psíquica? [Qu’est-ce que… la sensibilité psychique ?] (Deva’s, 2010).
Courte auto-biographie disponible sur notre site : https://www.metapsychique.org/Alejandro-Parra.html
Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 20 avril 2012, de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris. Elle sera traduite de l’anglais.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 15 ; membres A-IMI : 12 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org (25 places)
Journée d’étude pour faire l’expérience de la psychokinèse, par Brice Mattivi, Jean-Paul Bailly et Bernard Blancan
L’Association des Amis de l’IMI vous propose une journée spécialement consacrée à la psychokinèse (PK). Plusieurs intervenants vont vous accompagner dans une découverte théorique, pratique et surtout ludique d’une faculté latente loin d’être réservée à quelques uns.
Probablement plus difficile à accepter que les perceptions extra-sensorielles, la possibilité que l’esprit imprime sa marque à la matière, inversant l’ordre établi par des siècles de matérialisme, continue à fasciner. Mais au-delà de cette potentialité fascinante, qu’avons-nous appris des personnes qui pensent faire l’expérience de la PK, et des recherches qui tentent de la provoquer dans un cadre contrôlé ?
Durant cette journée d’étude, après un historique du phénomène débutant avec les premiers cas de Poltergeist recensés par l’Eglise au XVIe siècle (en se basant sur l’hypothèse qu’il s’agit de cas spontanés de psychokinèse), l’accent sera mis sur l’expérience de la psychokinèse, avec des tests pratiques accessibles aux participants sur différents processus impliquant la micro-PK (dispositifs employant des générateurs de nombre aléatoire) ou bio-PK (dans notre cas, influence sur des plantes). La macro-PK, visible à l’oeil nu lors de déformations de métaux, de mouvements d’objet ou d’impressions photographiques ne sera pas laisser de côté, avec un retour sur les remarquables résultats obtenus durant les années 1980 à l’IMI ; et une PK-party, moment ludique durant lequel les participants qui le désirent, encadrés par des personnes spécialisées dans le domaine, pourront tenter de produire une macro-PK.
Plusieurs moments seront consacrés à la discussion ouverte, permettant à chacun de partager son vécu et ses opinions.
Informations pratiques : Cette journée d’étude aura lieu le samedi 26 mai 2012 de 10h à 18h (arrivées dès 9h), au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 60 ; membres A-IMI : 45 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org
Programme
9h-10h : Accueil autour de cafés et croissants
10h-11h : Introduction, par Brice Mattivi
11h-13h : Ateliers tournants d’expérimentation ludique (Psi Wheel, Tychoscope, Psyléron, et Bio-PK sur fruits)
13h-14h : Repas libre
14h-15h : Récit d’expérimentations sur la macro-PK, par Jean-Paul Bailly
15h-16h : PK-Party (essais collectifs de PK)
16h-16h30 : Pause
16h30-17h30 : Discussion
17h30-18h : Conclusion, par Brice Mattivi
Lucidité terminale : une synthèse sur les retours soudains et inattendus de la lucidité et de la mémoire peu avant la mort chez des patients avec des troubles psychiatriques et neurologiques, par Michael Nahm
La littérature concernant les expériences des mourants contient de nombreux cas de retour soudain et inattendu de la lucidité et de la mémoire peu avant la mort. On peut alors parler de « lucidité terminale ». Les cas les plus étranges impliquent des patients souffrant de troubles psychiatriques ou neurologiques, tels que les schizophrénies chroniques, les troubles affectifs, les méningites, les accidents vasculaires-cérébraux, les tumeurs du cerveau et des démences sévères telles que la maladie d’Alzheimer. Dans quelques cas, même les patients avec des déficits cognitifs ont soudain montré une amélioration vraiment inhabituelle de leurs capacités intellectuelles juste avant leur mort. Bien que ce retour de conscience puisse encourager le développement de thérapies mieux adaptées et une meilleure compréhension d’aspects mystérieux des processus cognitifs et mnésiques, il n’a reçu que peu d’attention dans les milieux médicaux jusqu’à aujourd’hui.
Lors de sa conférence, Michael Nahm va présenter les résultats d’une revue de littérature sur la lucidité terminale couvrant les 200 dernières années, en résumant certains des cas les plus intrigants. Il y ajoutera certains cas qu’il a personnellement recueillis. Les modèles explicatifs de la lucidité terminale seront ensuite discutés, ainsi que sa possible relation à d’autres phénomènes inhabituels associés aux états à l’approche de la mort et aux influences psychologiques apparentes sur la physiologie du corps humain.
Le conférencier
Michael Nahm a étudié la zoologie, la botanique, la génétique et la paléontologie. Il a reçu son doctorat dans la physiologie des plantes et s’occupe actuellement de développer des stratégies améliorées pour la croissance de la biomasse forestière en zone agricole. Il a un intérêt de longue date pour les problèmes non résolus de l’évolution et les énigmes non résolues de l’esprit humain, et a publié de nombreux articles et deux livres sur des aspects spécifiques de ces énigmes. Son dernier livre Wenn die Dunkelheit ein Ende findet. Terminale Geistesklarheit und andere ungewöhnliche Phänomene in Todesnähe (« Au bout du tunnel. Lucidité terminale et autres phénomènes non ordinaires à l’approche de la mort ») a été publié en allemand, en se focalisant sur la lucidité terminale et d’autres sujets traités lors de cette conférence.
Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 16 novembre 2012 de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, Paris 10e. Elle sera traduite en français.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 15 ; membres A-IMI : 12 (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org
