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Conférences et Workshops 2010-2011

16 janvier à 18h41

1 octobre Jean-Paul Bailly et Olivier Bourdon Un robot qui contrarie le hasard : le tychoscope Workshop, cycle Psychokinèse_dans tous ses états
6 novembre Walter Meyer zu Erpen, etc. Les créateurs de fantômes Journée d’étude, cycle Psychokinèse_dans tous ses états
19 novembre Philippe Guillemant Les coïncidences expliquées par la théorie de la Double Causalité Conférence, cycle Psychokinèse_dans tous ses états
10 décembre Georges Bertin Présence de l’invisible : les apparitions Conférence, cycle Anthropologie de l’étrange
28 janvier Djohar Si Ahmed L’entrainement à la_télépathie Workshop, cycle Psychanalyse et clinique des expériences exceptionnelles
29 janvier Renaud Evrard, Pascal Le Maléfan, Paul-Louis Rabeyron, Thomas Rabeyron Psychanalyse et clinique des expériences exceptionnelles Journée d’étude, cycle Psychanalyse et clinique des expériences exceptionnelles
25 février Eric Philippe Le Remote_Viewing : voyance apprivoisée ? Une application contrôlée du psi Workshop
11 mars Bertrand Méheust Ce que les voyants nous apprennent Conféonrence
15 avril Richard Broughton Psi et Evolution Conférence
27 mai Phillippe Guillemant Présence du futur Conférence
10 juin Peter Bancel Le Global Consciousness Project Conférence
11 juin Peter Bancel, Mario Varvoglis, etc. Exposés et table-ronde sur le pressentiment et la précognition Journée d’étude gratuite

Un robot qui contrarie le hasard : le tychoscope
, par Jean-Paul Bailly et Olivier Bourdon

Ce premier workshop de la saison 2010-2011 vous fera découvrir un mobile autoporteur construit par l’ingénieur et parapsychologue Pierre Janin au milieu des années 1970. Petit robot se déplaçant selon un principe aléatoire, son mouvement chaotique permet d’observer le hasard « grandeur nature ». Et surtout, dans les expérimentations pour lesquelles les parapsychologues l’emploient, il permet de constater des déviations de cette ligne du hasard en présence d’humains ou d’animaux. Construit à l’origine pour éveiller nos croyances animistes, le tychoscope se révélera ainsi une parfaite « mère de substitution » pour des poussins rendus orphelins, dans la thèse de médecine de René Péoc’h. Au final, que peut-on conclure des expérimentations utilisant le tychoscope ?
Après cette revue de la recherche, les intervenants vous proposeront de passer à la pratique avec un nouveau modèle de tychoscope construit par l’ingénieur et membre de l’IMI Jean-Paul Bailly. Au programme : défis individuels ou par équipes, présentation de protocoles, et ambiance ludique autour d’un robot qui contrarie le hasard… mais pas seulement !

Les intervenants

Jean-Paul Bailly est ingénieur et a consacré sa carrière à la recherche et au développement technologique au sein de différents bureaux d’études de l’industrie. Membre de l’IMI depuis 1975, il en est actuellement le trésorier.
Olivier Bourdon est étudiant en Science physique, actuellement en 1ère année de master enseignement. Membre du Groupe Etudiants de l’IMI, il a assemblé et étudié un tychoscope dans le cadre de ses études.

Journée d’étude sur Les créateurs de fantômes, avec Walter Meyer zu Erpen, Simone Saguez, Michel Onoroff, Eliane Marillesse, etc.

Createurs_de_fantomes.jpg La vogue du spiritisme au milieu du XIXe siècle a conduit à interpréter un certain nombre de phénomènes comme étant causés par l’action d’esprits de défunts. Codifié par Allan Kardec, le spiritisme vit naître de nouvelles pratiques, d’abord à la mode dans les salons mondains : tables tournantes, tables parlantes, et autres formes de « médiumnité ». Sans adhérer nécessairement aux croyances spirites, les phénomènes constatés ont intéressé les savants du monde entier. Certains mouvements de tables ou de verres éclairèrent des nouvelles formes d’automatisme moteur : ces objets bougeaient alors qu’aucun de ceux qui étaient en contact avec eux n’avaient l’impression consciente d’exercer une pression suffisante. Et le cumul de ces petites pressions des différents participants à ces séances formait une nouvelle intelligence collective. Les réponses données à ces séances contenaient des éléments conscients ou inconscients d’un ou des membres de l’assemblée, et parfois même supposés inconnus d’eux. Souvent, les personnalités qui apparaissaient, mélanges des inconscients et des imaginaires, semblaient vraiment avoir leur autonomie de pensée et d’action.

Cette intelligence collective suffit-elle à expliquer tous les phénomènes issus de ces séances ? Ces phénomènes attribués aux esprits étaient-ils uniquement créés par les participants ou faisaient-ils intervenir des aspects transcendants ?

Dans les années 1970, à Toronto, un groupe de chercheurs et d’amateurs s’est réuni régulièrement pour « créer un fantôme » : sans adhérer aux croyances spirites, ils ont cherché à reproduire les conditions de ces séances pour pouvoir observer les phénomènes les plus insolites : coups dans la table, lévitations, communication d’informations paranormales. Ils ont sciemment inventé l’histoire d’un faux-fantôme, baptisé Philip, et, après quelques tâtonnements, ont relaté des observations similaires à celles du XIXe siècle. L’expérience a été reproduite par d’autres groupes de chercheurs et d’amateurs, notamment à la Société des Amis de l’IMI autour d’un fantôme nommé Procule. Quelles sont les leçons à tirer de ces expériences ?

Cette journée d’étude montrera qu’à partir d’une pratique marginalisée – les séances spirites -, qui est régulièrement abordée plus ou moins adroitement par une grande portion d’adolescents comme elle l’était dans les salons européens durant toute une époque, des questions complexes se dégagent sur la nature du psychisme individuel et collectif.

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Les coïncidences expliquées par la théorie de la Double Causalité, par Philippe Guillemant

La_route_du_temps.jpgAvez-vous déjà vécu des coïncidences surprenantes, été témoin de curieux concours de circonstances ou bénéficié de coups de chance étranges ? Est-il juste de toujours mettre ces phénomènes sur le compte du hasard ?
Philippe Guillemant est physicien et chercheur au CNRS. En parallèle de sa carrière, il a vécu plusieurs expériences de synchronicité qu’il essaye de comprendre scientifiquement et spirituellement. Son livre, La Route du Temps – Théorie de la Double Causalité (Le Temps Présent, 2010 ; extraits et critiques sur http://www.doublecause.net) est un ouvrage clair et compréhensible sur les mécanismes possiblement à la base des coïncidences significatives. Il avance pour cela deux postulats physiquement acceptables. D’une part, la réversibilité du temps dans un univers relativiste où le futur serait déjà réalisé selon de multiples versions. D’autre part, le libre arbitre de l’homme dans un univers macroscopiquement indéterministe où le hasard semble pourtant être le roi des décisions. Il s’agit cependant de repérer que ce que la science appelle hasard cacherait en fait un autre déterminisme, du futur vers le passé, à l’inverse de la flèche du temps. D’après Guillemant, ce qui n’est pas déterminé par le passé le serait ainsi par le futur. Il propose des manières de tester ses hypothèses, notamment en provoquant soi-même ces coïncidences.

Le conférencier

Philippe Guillemant est Physicien du Rayonnement et chercheur au CNRS. Il dirige aujourd’hui des recherches visant à concevoir le système visuel des cerveaux qui équiperont les robots de demain, humanoïdes et industriels. Il a reçu plusieurs distinctions pour les résultats de ses travaux en vision artificielle, notamment le Cristal du CNRS.

Présence de l’invisible : les apparitions dans l’Ouest aux XIXe et XXe siècles, par Georges Bertin

Presence_de_l_invisible.jpgLa réédition aux éditions Cheminements/Arsis de notre ouvrage sur les Apparitions (Présence de l’Invisible, dont le titre original était Apparitions/Disparitions) nous amène à en préciser les contours. En effet, le laboratoire d’anthropologie de l’imaginaire que nous dirigions à l’époque à l’UCO (le GRIOT) a étudié, de 1993 à 1998, une douzaine de sites d’apparitions dans l’Ouest et le Centre de la France : Pontmain, La Fraudais, Pellevoisin, Tilly sur Seulles, Loublande, L’Isle Bouchard, Dozulé, Kérizinen… Leur compréhension n’aurait pas été opératoire pour nous sans un regard singulier, consistant à mettre en œuvre un perspective multiple, croisée sur des phénomènes dont l’aspect échappe au déterminisme. Travailler sur les phénomènes d’apparitions, c’est se demander légitimement ce qu’ils révèlent, manifestent, donnent à voir qui était de l’ordre du caché, du non-dit, voire du refoulé ou s’ils témoignent d’une réalité intermédiaire ? Renvoient-ils à des croyances dont les acteurs auraient intériorisé les prescriptions ou encore exécuteraient les injonctions ? Mettent-ils en évidence un imaginaire à la fois radical, social et culturel, dans ses dimensions diachronique et synchronique ? Nous nous trouvons donc avec plusieurs niveaux d’interrogation qui déterminent nos enquêtes et préparent nos interprétations, lesquelles interfèrent en feed-back constant. D’où la présence de chercheurs de différentes disciplines dans la rédaction de cet ouvrage : historien, mythologue, psychosociologues, sociologues, linguistes, sémiologues, anthropologues.

Le conférencier

Georges_Bertin-1.jpgGeorges Bertin est Docteur en sciences de l’Education, docteur habilité à diriger les recherches en sociologie, Directeur de recherches au CNAM Pays de la Loire et à l’Université de Pau,
Directeur des revues Herméneutiques sociales et Esprit Critique. Il est également membre du centre international de recherches sur l’Imaginaire, du Cercle d’Etudes Normand d’anthropologie, et dirige au CNAM un séminaire de recherches sur l’anthropologie de l’Imaginaire. Membre du Comité d’Honneur de l’IMI, il fait partie du Comité de rédaction du Bulletin Métapsychique.

L’entraînement à la télépathie, par Djohar Si Ahmed

Il est une longue tradition dans l’histoire de la recherche métapsychique et plus particulièrement en France, celle d’organiser des séances pour tester et développer ses capacités paranormales, avec un accent particulier porté sur la télépathie.

 Avant de passer à la pratique de la télépathie, je centrerai mon propos autour de trois approches, qui se complètent et se nourrissent l’une l’autre ; celle de:
René Warcollier ingénieur chimiste et ancien Président de l’IMI, qui a pu, au terme de 50 ans années de recherche, réflexions et entraînement, proposer une véritable grammaire de la transmission télépathique de dessins.

 Henri Marcotte, chercheur français indépendant qui, à la suite de Warcollier a mis au point tout un ensemble de conventions et techniques d’envoi / réception, non plus de dessins, mais d’histoires, de scénarios.

 Et moi-même, Djohar Si Ahmed, psychanalyste, qui ai repris et prolongé le travail de Marcotte dans le cadre de notre Institut (www.iclppsy.fr), en organisant des groupes d’entraînement à la télépathie (GET). Ce qui m’a permis d’observer les différents modes, les différentes façons dont la psyché des agents et des percipients compose ou s’aménage face à des envois simples ou complexes. A l’entrainement proposé par Marcotte, j’ai adjoint, tout en gardant le côté ludique de ces groupes, le regard et la démarche propre à la pensée psychanalytique : retrouver la logique et le sens des choses vécues et re-vécues dans ce contexte hautement mobilisateur, saisir l’importance de l’histoire de chacun dans le processus même de cet entraînement. Processus dont j’ai pu rendre compte dans mon livre : Comment penser le paranormal (Ed. L’Harmattan, 2006).
Une fois ce rappel historique fait, je proposerai de passer à la pratique. A partir de quelques techniques et conventions de base, chacun pourra vivre de l’intérieur ce que peut représenter et susciter l’envoi, puis la réception télépathique de messages. Pour ce faire, quelques scénarios seront proposés au terme desquels chaque participant sera tour à tour agent et percipient.

L’intervenante

djohar.jpgDjohar SI AHMED est docteur en psychologie, psychanalyste, co-fondatrice de l’Institut des Champs Limites de la Psyché (www.iclppsy.fr). Elle est membre de l’IMI depuis 1998.

Journée d’étude sur psychanalyse et clinique des expériences exceptionnelles, samedi 29 janvier 2011

avec Renaud Evrard, Pascal Le Maléfan, Paul-Louis Rabeyron et Thomas Rabeyron

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Freud_et_son_ombre.jpg La récente entrée dans le domaine public de l’œuvre freudienne a permis de redécouvrir un aspect méconnu de son œuvre : son intérêt pour « l’occultisme » et les expériences exceptionnelles. Plusieurs textes témoignent de son ambivalence à l’égard de ces sujets, et en particulier du transfert de pensée, pour lequel il éprouve un curieux mélange d’attraction et de répulsion. L’attitude des psychanalystes ultérieurs sera teintée de la même ambivalence. L’anthologie de George Devereux, Psychoanalysis and the occult (1953), atteste d’un intérêt profond des premières générations d’analystes. Mais les travaux suivants sont éparpillés et restent ignorés.

Aujourd’hui, la psychanalyse reste, malgré les critiques, un outil très fin pour penser la clinique, et en particulier une clinique de vécus qui dépassent les normes habituellement conçues par un sujet « occidental ». Si ces vécus sont fréquemment interprétés – et d’abord par ceux qui en font l’expérience – comme de possibles signes de psychose, la psychanalyse vient rappeler que le symptôme doit être analysé de façon globale. « Sentir la présence d’un défunt » peut par exemple prendre sens si l’expérience est replacée dans son contexte, dans l’histoire singulière d’un sujet pour qui « le fantôme » aura une fonction qui ne sera pas nécessairement psychopathologique.

La psychanalyse reste une porte d’entrée historique à la clinique des expériences exceptionnelles. En se détachant d’un jugement sur la nature réelle ou fantasmée de tout vécu rapporté en entretien, elle offre un cadre pour l’écoute et la psychothérapie de ceux qui n’arrivent pas à intégrer certaines de leurs expériences dans leur modèle du réel. Quels processus psychiques retrouve-t-on dans les expériences exceptionnelles ? Quels types de personnalités ou de situations amènent à interpréter un événement dans le registre du paranormal ? Quelles pistes pour une clinique adéquate ?

Le Remote Viewing : voyance apprivoisée ? Une application contrôlée du psi, par Eric Philippe

Percevoir une information inaccessible à nos organes sensoriels et en valider l’exactitude, tel est le but du Remote Viewing. Né aux Etats Unis dans les années 1970, en s’inspirant des travaux du président de l’IMI René Warcollier, la recherche sur le Remote Viewing a été financée en grande partie par des agences gouvernementales dans une visée militaire. Dans le secret de l’unité de Fort Meade, cette recherche-application a été conduite pendant 18 ans, jusqu’à sa dissolution et à la divulgation de son activité un peu plus tard dans les médias en 1995. Depuis lors, le Remote Viewing est enseigné par certains membres de cette unité, certains chercheurs de l’époque et quelques uns des élèves qu’ils ont formés.
Ce workshop vous fera connaître cette application contrôlée des facultés psi au travers de son historique et des principales recherches poursuivies. Des exercices pratiques seront proposés au cours du workshop pour découvrir les protocoles et méthodes utilisés.

L’intervenant

Eric Philippe, chargé d’étude en informatique, membre de l’Association des Amis de l’IMI et de l’Association Française du Transpersonnel, s’intéresse depuis de nombreuses années à la part que prend l’expérience subjective dans notre monde objectif. Passionné par le Remote Viewing après la lecture des ouvrages de Targ & Puthoff (1978), et de Jahn & Dunne (1988), et du livre Espions PSI (traduction de « Remote Viewers » de Jim Schnabel, 2005), il souhaite faire connaître ce champ de recherche et ses applications.

Ce que les voyants nous apprennent, par Bertrand Méheust

Meheust_-_Les_miracles_de_l_esprit_-_courte.jpgA l’occasion de la parution de son nouveau livre, Les miracles de l’esprit : qu’est-ce que les voyants peuvent nous apprendre ? (Les Empêcheurs de Penser en Rond / La Découverte, janvier 2011), Bertrand Méheust viendra poursuivre son travail de réflexion sur les liens à faire entre voyance et mémoire qu’il avait exposés lors d’un workshop à l’IMI en février 2010, alors que son livre était encore en chantier. Il indiquait alors que plus on réfléchit à la voyance (ou « métagnomie »), et plus on réalise qu’elle fonctionne comme une dimension étendue de la mémoire. Ce constat est lourd d’implications historiques et épistémologiques, que Bertrand Méheust évoquait en faisant jouer ce que les philosophes appellent un « cercle herméneutique » : la conception antique de la mémoire peut être revisitée à la lumière des découvertes de la parapsychologie moderne ; mais inversement la parapsychologie moderne est interpellée par la conception antique de la mémoire.
Maintenant que l’ouvrage paraît, Bertrand Méheust revient sur son parcours, sur les parties qu’il a dû sacrifier, sur les problèmes rencontrés, sur les pistes qui restent à explorer…

Le Conférencier

meheust2.jpgBertrand Méheust est professeur de philosophie, sociologue et membre du Comité Directeur de l’IMI. En 1999, sa thèse est publiée par Les Empêcheurs de Penser en Rond sous la forme de deux gros livres totalisant 1200 pages, Somnambulisme et Médiumnité. Un pavé dans la mare des controverses autour de la parapsychologie, mais aussi de la psychologie tout court… Vaste étude érudite, son livre retrace l’histoire des recherches, des théories et des concepts engendrés autour de la question des potentiels cachés de l’être humain depuis la fin du XVIIIème siècle.

Psi et évolution : pourrait-on comprendre le fonctionnement de la perception extra-sensorielle dans une perspective évolutionniste ?, par Richard Broughton

Bien que l’évolution soit rarement mentionnée dans le contexte de la parapsychologie, si on soutient que la perception extra-sensorielle – et en particulier la précognition -, est une capacité humaine réelle, alors l’évolution doit contribuer à notre compréhension du fonctionnement des capacités psi. Les récents développements de nos connaissances sur le rôle de la mémoire et des émotions fournissent des indices-clés sur la façon dont la perception extra-sensorielle peut faire partie de notre très importante capacité d’adaptation à l’environnement.

(conférence traduite en français)

Le conférencier

Broughtonl-1.jpgRichard S. Broughton est Ph.D en psychologie. Il a rejoint en 2003 la division de psychologie de l’Université de Northampton au Royaume-Uni où il est membre du Centre pour l’étude des processus psychologiques anomaliques (CSAPP). Ses sujets de recherche privilégiés sont dans le domaine de l’intuition et de la prise de décision intuitive, spécialement lorsqu’elle implique une perception extrasensorielle. Depuis longtemps, il pense que les facultés dites paranormales peuvent être comprises dans un contexte évolutioniste, ce qui implique de mettre au jour les mécanismes sous-jacents. En plus de nombreux articles scientifiques, Broughton est auteur de Parapsychologie : Une science controversée (Editions du Rocher, 1995), une introduction populaire à ce domaine, saluée par la critique, et traduite en cinq langues. Broughton a également été par deux fois président de la Parapsychological Association, et fut longtemps un membre du comité directeur de cet organisme. Il est membre du Comité d’Honneur de l’IMI.

Présence du futur : ce que nous apprennent les coïncidences, par Philippe Guillemant

La_route_du_temps.jpgLe futur est-il déjà là ? Peut-on modifier des évènements à venir et, réciproquement, ces changements dans le futur peuvent-ils influencer le présent ?
Philippe Guillemant est physicien et chercheur au CNRS. En parallèle de sa carrière, il a vécu plusieurs expériences de synchronicité qu’il a essayé de comprendre scientifiquement et spirituellement. Lors de sa conférence à l’IMI en novembre 2010, il a présenté son livre, La Route du Temps – Théorie de la Double Causalité (Le Temps Présent, 2010 ; extraits et critiques sur http://www.doublecause.net), un ouvrage clair et compréhensible sur les mécanismes pouvant être à la base des coïncidences significatives. Loin de n’être que des épiphénomènes, les coïncidences ouvrent vers de nouvelles hypothèses en physique. La Théorie de la Double Causalité conduit ainsi à postuler, d’une part, une réversibilité du temps dans un univers relativiste où le futur serait déjà réalisé selon de multiples versions ; d’autre part, un libre arbitre de l’homme dans un univers macroscopiquement indéterministe où le hasard semble pourtant être le roi des décisions.

Le conférencier

Philippe Guillemant est Physicien du Rayonnement et chercheur au CNRS. Il dirige aujourd’hui des recherches visant à concevoir le système visuel des cerveaux qui équiperont les robots de demain, humanoïdes et industriels. Il a reçu plusieurs distinctions pour les résultats de ses travaux en vision artificielle, notamment le Cristal du CNRS.

Le Global Consciousness Project : nouveaux développements et résultats, par Peter Bancel

La majorité des recherches sur les phénomènes psi admettent tacitement que le paranormal est associé de façon prédominante avec un individu à la fois. Du coup, les parapsychologues tendent à comprendre les phénomènes psi en termes psychologiques. Mais qu’en serait-il si ces phénomènes se produisaient en dehors de ces manifestations individuelles ? A quoi cela ressemblerait-il et comment cela pourrait-il être étudié ? La parapsychologie pourrait-elle se joindre à une « paraphysique » pour examiner les processus psi sous-jacents au fonctionnement du monde ?

Ces questions portent le challenge central du « Projet de la conscience globale » (Global Consciousness Project, GCP). Le GCP est une expérimentation sur une longue durée qui explore la possibilité que les liens psi entre l’esprit et la matière sont étendus, voire planétaires. L’analyse porte sur des données collectées continuellement sur un réseau global de Générateurs de Nombres Aléatoires ( GNA). D’autres recherches ont montré que les GNA étaient sensibles à l’influence psi des individus. Après 10 ans de fonctionnement, les résultats surprenants du GCP montrent que le réseau global des GNA subit des variations subtiles à des moments d’émotions collectives et massives dans le monde – par exemple, la célébration du nouvel an ou la réaction au Tsunami d’Asie du Sud-est de 2004. Ces recherches suggèrent qu’on pourrait détecter et explorer expérimentalement le « fonctionnement en arrière-plan » du psi. Elles suggèrent aussi que, en tant qu’humains, nous sommes connectés avec notre planète, mais aussi avec les autres, par des moyens que nous n’avions peut-être pas imaginés.

Le conférencier

Peter_Bancel.jpgPeter Bancel, physicien et membre du Comité Directeur de l’IMI, gère les analyses du GCP depuis 2003. Sa conférence portera sur les récents développements et résultats du GCP, et indiquera les implications et nouveaux horizons pour la métapsychique.
Le lendemain, samedi 11 juin, se tiendra l’Assemblée Générale de l’A-IMI avec des interventions gratuites l’après-midi sur le « pressentiment ».

Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 10 juin 2011 de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 15 € ; membres d’A-IMI : 12 € (sur présentation de la carte).
Réservations : contact@a-imi.org.

Exposés et table-ronde sur le pressentiment et la précognition, par Peter Bancel, Mario Varvoglis, etc.

Logo_A-IMI.jpgL’Assemblée Générale Ordinaire de l’Association des Amis de l’IMI sera suivie d’exposés sur le pressentiment, d’une table ronde et d’un pot de l’amitié. Tous les membres de l’A-IMI y sont conviés. L’entrée est gratuite pour l’Assemblée Générale et l’après-midi. Rendez-vous au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris (métro Stalingrad ou Louis Blanc).

Programme de la journée :
11h-12h30 : Assemblée Générale réservée aux membres.
12h30-12h45 : Brève réunion du Conseil d’Administration (en comité restreint)
12h30-14h : Repas libre.
14h-16h : Demi-journée d’étude (ouverte gratuitement à tous) avec des interventions de Peter Bancel et d’autres chercheurs de l’IMI sur le pressentiment et la précognition.
16h-16h30 : Pause et pot de l’amitié.
16h30-17h30 : Table-ronde sur le pressentiment avec Mario Varvoglis, Peter Bancel et d’autres chercheurs.

Présentation des exposés

Une multitude de témoignages laisse penser que nous avons occasionnellement accès à des informations liées à un événement futur, informations qui ne pourraient pas être déduites, même inconsciemment, des données sensorielles existantes ou de la mémoire.
Jusqu’à tout récemment, la réaction scientifique à cette possibilité était fortement sceptique, voire hostile. Mais la situation commence à changer avec la multiplication des expérimentations contrôlées sur la précognition et le pressentiment. Ainsi, le professeur émérite de psychologie Daryl Bem a publié en 2011 une large étude des influences rétroactives sur la cognition et l’affect dans une grande revue de psychologie (voir Bulletin_Métapsychique n°8). L’IMI collabore avec Bem pour reproduire l’un de ses protocoles : et durant toute cette journée vous pourrez participer à cette expérience et faire avancer la science !
Cet après-midi sera consacrée à ces recherches et aux implications d’un univers incluant une présence du futur. La possibilité que le psychisme humain soit informé non seulement de son passé et de son présent, mais aussi de son avenir, est véritablement révolutionnaire, car elle affecte notre vision scientifique et philosophique du monde et soulève une abondance d’interrogations sur le plan personnel et social.
Une table-ronde en compagnie de Mario Varvoglis, Peter Bancel et d’autres chercheurs vous permettra de poser vos questions et d’approfondir ce sujet.

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