« Sorties Hors du Corps : expériences, preuves et regard social »
Samedi 28 février 2026 de 16h à 18h à l’IMI
Conférence-débat à l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Quentendait-il par métapsychique ? De même quAristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". Doù résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance quil attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et quil propose dappeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans lintelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. More International (IMI) à Paris

Présentation par les conférenciers :
Avec Julie EWA, autrice d’Au-delà : quand l’expérience défie la science (Albin Michel), un récit-enquête né d’une expérience de sortie de corps et avecRodrigo Montenegro, chercheur en neurosciences du sommeil et des états modifiés de conscience associés aux Sorties Hors du Corps et affilié au Laboratoire Interpsy et au Sleep Consciousness Institute.
Venez avec vos questions : nous y répondrons ensemble. Et pour lancer le débat, nous vous proposons les axes suivants :
• Recherche de preuves : Qu’appelle-t-on “preuve” ? Preuves personnelles et preuves expérimentales et réplicables.
• Quels éléments sont testables/falsifiables dans une SHC ? Comment faire de la science à partir d’expériences subjectives ?
• Y a-t-il une élusivité des phénomènes SHCs ? Existe-t-il vraiment une élusivité des phénomènes SHCs? Et si oui, pourquoi la preuve semble parfois se dérober quand on la traque — et comment concevoir des protocoles malgré cela ?
• Psychologie des « expériencieurs » : Existe-t-il des profils plus aptes à produire ou contrôler des SHCs? Quels sont leurs profils?
• Vie sociale : stigma et façons rigoureuses d’en parler.
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Les conférenciers :

Julie Ewa a 34 ans. Autrice globe-trotteuse, diplômée d’un master en philosophie et en travail social, elle a sillonné l’Europe avec son van, engagée auprès des enfants dans diverses associations. En 2021, une expérience hors du commun bouleverse sa vision du monde. Elle s’intéresse alors aux états modifiés de conscience et cofonde le Groupe des Expérienceurs de la Conscience (GEC), une association réunissant chercheurs et témoins autour de ces phénomènes encore méconnus.

Chercheur rigoureux et passionné, Rodrigo Montenegro a collaboré avec plusieurs centres de recherche, dont le Coma Science Group, le Sensation and Perception Research Group et les Instituts suisse (ISSNOE) et américain (IONS) des sciences noétiques. Depuis 2005, il anime des ateliers internationaux sur les états de conscience non ordinaires et les expériences hors du corps (EHCs) dans de nombreuses institutions scientifiques à travers le monde et participe à divers congrès de recherche.
Diplômé en neurosciences et formé en médecine du sommeil à l’Université d’Oxford, Rodrigo est également titulaire de diplômes en neuropsychologie et en neuromodulation médicale. En dernière année de doctorat, il est rattaché au laboratoire InterPsy et se consacre à l’étude neuroscientifique et phénoménologique des expériences de sortie hors du corps.
Rodrigo mène des activités de vulgarisation scientifique sur les EHC à l’Institut de la Conscience du Sommeil (SCI). Il est également le PDG de Gamma Wave Technologies Ltd., une start-up qui développe un bandeau de neuromodulation du sommeil pour améliorer sa qualité et favoriser les états de conscience modifiés, tels que les rêves lucides. Il est aussi le fondateur du Laboratoire de la Conscience du Sommeil (SC-Lab), une organisation américaine à but non lucratif (501(c)(3)) et un laboratoire de recherche avancée sur la conscience du sommeil, dédié à la promotion et au financement de recherches scientifiques rigoureuses sur les EHC et les phénomènes connexes (par exemple, la vision à distancePerception extra sensorielle d’un lieu situé à distance du récepteur. More, l’état vibratoire, les EHCs induites par des psychédéliques). Le SC-Lab fait le lien entre la recherche de pointe en neurophysiologie et en phénoménologie – combinant l’EEG haute densité, la stimulation électrique transcrânienne ciblée (tES), l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) et des paradigmes de recherche sur les psychédéliques – afin d’étudier scientifiquement les expériences hors du corps en laboratoire.