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Cas spontané 5 : instinct impératif

Cas spontané 5 : instinct impératif

“Ce matin-là, elle devait faire une course
très rapidement en ville et décida de ne
pas emmener sa fille de six ans, Ruthie,
mais de la laisser avec la femme de ménage.
Elle partit, roula jusqu’à la ville, mais alors
qu’elle venait juste d’arriver dans le quartier des
affaires, elle sut tout d’un coup qu’il fallait qu’elle
revienne chez elle immédiatement. Ruthie était
en danger ! Il fallait qu’elle conduise vite!

 Où est Ruthie? cria-t-elle toujours au volant de
sa voiture, à la femme.

 Oh, elle joue avec Anne. (Anne était la petite
voisine et amie de Ruthie, âgée de
six ans aussi.)

Elle se précipita là où habitait la petite Anne, cinq
maisons plus loin.

 Où est Ruthie?

 Je croyais qu’elles jouaient chez vous!

Sans même réfléchir, elle redémarra, descendit
la rue, traversa un passage à niveau, se gara,
passa une porte pour piétons,
escalada une butte et redescendit vers une vieille
fosse en briques, maintenant une
mare remplie d’eau. Et les deux enfants étaient
assises là, juste au bord, en train d’ôter leurs
chaussures pour aller faire trempette. L’eau était
bien trop profonde, les côtés de la fosse trop
raides pour qu’elles puissent remonter une fois
dans l’eau. Elle était arrivée juste à temps!
Quelques minutes de plus et…

Autant que les deux mères puissent le savoir, les
enfants n’avaient jamais été à la mare avant. La
femme ajouta: “Ce n’était pas vraiment une
pensée, mais plutôt un message impérieux, qui
me ramena à la maison avant même que je sois
descendue de voiture pour faire ma course.”

Commentaire :


Fait à noter dans ce cas, la mère était ce
jour-là dans un état d’esprit très affairé, tout
occupée à faire sa course en ville dans les temps
les plus brefs. Bien que cet état soit
en général peu propice à une réception
d’informations psi, le message surgit cependant
et la fait agir de façon impérieuse, courtcircuitant
la pensée rationnelle qui aurait enjoint,
puisqu’elle était déjà sur place, de faire sa course
avant de rentrer. Elle reste au volant de sa voiture
pour se rendre chez les voisins, autre détail qui
montre qu’elle sait déjà inconsciemment que sa
fille n’y sera pas. Cela lui permet de gagner
quelques minutes pour arriver à la mare. On a là
un très bel exemple des connexions psi existant
en prépondérance entre la mère et son enfant,
mais aussi entre le père et son enfant, qui permet
aux parents de répondre à un besoin non
exprimé, et de parer à bien des catastrophes.
Cette connexion psi existe de façon générale
entre personnes ayant des liens affectifs très
forts. (Nous en verrons un autre exemple dans le
cas 8)

Référence :

Rhine, Louisa (1981) The invisible
picture;(p55). Jefferson, N.C. McFarland & Co.