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Cas spontané 3 : Halte aux voleurs

Cas spontané 3 : Halte aux voleurs

“Ce cas concerne ma fille. Elle devait à cette
époque faire une vingtaine de km sur des routes
de campagne pour se rendre à son travail, et
comme il n’y avait pas de transport public, elle
utilisait une mobylette. Elle dépendait donc
beaucoup de cette mobylette. Un dimanche, très
tôt le matin, elle fit une sorte de cauchemar dans
lequel elle voyait la mobylette dans un endroit
différent et inconnu, comme si elle avait disparu.
Elle se réveilla, et était si convaincue qu’il y avait
un problème à propos de la mobylette qu’elle
descendit pour voir (elle dormait au troisième
étage). La mobylette était d’habitude garée dans
la rue en face de la maison, et attachée par une
chaîne du porte-bagage à un lampadaire.

Lorsqu’elle descendit pour observer la situation
d’une fenêtre du bas (dormant à l’arrière de la
maison, elle ne pouvait rien voir de sa chambre),
elle aperçut deux types qui s’affairaient sur la
mobylette. Quand elle commença à crier, les
deux types s’enfuirent immédiatement.

On a tout d’abord pensé qu’ils avaient essayé de
sectionner la chaîne, et qu’elle avait pu entendre
ce bruit depuis sa chambre (bien que personne
d’autre dans la maison n’ait entendu quoi que ce
soit). Mais ce n’était pas le cas : ils avaient en fait
dévissé le porte-bagage et avaient pratiquement
fini. Comme je l’ai vérifié, le dévissage pouvait se
faire sans aucun bruit.

Ma fille a toujours été d’un esprit insouciant et
dégagé, et c’est resté la seule occasion de sa vie
où elle s’est levée de son lit pour aller voir sa
mobylette.”

Commentaire :


De par sa formation scientifique, le narrateur
cherche tout d’abord l’explication la plus naturelle :
que des informations soient parvenues à sa
fille par des bruits significatifs qui l’auraient
réveillée. Un rationaliste, ayant ainsi apaisé son
esprit, en serait peut-être resté là. Cependant,
l’hypothèse se révèle fausse : le porte-bagage est
presque entièrement dévissé. Il refait l’opération
pour vérifier le volume sonore : nul. La chambre
de sa fille est au troisième, à l’arrière de la
maison : le mouvement ou le bruit ne peuvent
raisonnablement pas être invoqués. Il ne s’agit
pas non plus d’une personne obsédée par un vol
possible, et qui irait souvent vérifier sa
mobylette. S’agit-il de clairvoyance (vision à
distance de la scène), ou de télépathie avec
l’esprit des voleurs ? ou encore d’une prémonition
de ce que la mobylette, dans le futur, se trouverait
dans un lieu éloigné et inconnu ? Comme
souvent, la nature exacte du phénomène est
imprécise, ou encore, comme certains chercheurs
le pensent, nos catégories actuelles sont
impropres à décrire ce qui se passe en réalité.
Ce qui nous intéresse, ici, c’est la capacité du
sujet à éviter une situation problématique, sur la
base d’une information psi. Ceci nous amène à la
question de savoir si l’on peut aussi utiliser une
prédiction pour éviter un désastre (voir cas N° 4).

Référence :

Ce cas récent nous a été donné par
un psychologue et chercheur en parapsychologie
qui préfère garder l’anonymat.