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Rudi Schneider

Rudi Schneider

Pour le jeune autrichien Rudi Schneider, tout a commencé par des expériences menées à Munich, en 1919, par le baron von Schrenck-Notzing sur son frère aîné Willy, alors âgé de 16 ans.


Rudi SchneiderPeu après Rudi se met à manifester les mêmes facultés médiumniques que son aîné, ce qui suggère le caractère souvent familial, voire héréditaire, de ces capacités médiumniques. Ce jeune sujet présente un trait de caractère intéressant : loin de rechigner au contrôle comme le font certains médiums, il le sollicite. Désireux de démontrer ses dons et sa bonne foi, il se prête sans discuter à toutes les exigences des expérimentateurs, et en redemande même. En 1930 le chercheur britannique Harry Price, qui est en même temps un prestidigitateur renommé, fait une expérimentation avec Rudi dans le laboratoire de la SPRLa Society for Psychical Research (SPR) est une société anglaise fondée en 1882 par des universitaires de l'élite intellectuelle de Cambridge et d'autres facultés de Grande-Bretagne, ayant pour but l'étude rationnelle des phénomènes psi et en particulier des apparitions. La SPR existe encore et a suscité la création d'organismes similaires dans d'autres pays (ex: American Society for Psychical Research aux Etats-Unis - ASPR).. La même année, à L’Institut métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie., le docteur Osty fait mettre au point par des techniciens un système de surveillance utilisant un faisceau d’infrarouges, qui a pour but d’exclure toute manipulation frauduleuse, et d’obtenir des photographies automatiques des télékinésies déclenchées à proximité du médiumIndividu qui semble produire des phénomènes psi de façon particulièrement intense ou fiable. Le terme "médium" provient à l'origine de la doctrine du spiritisme, qui affirme que le médium est un intermédiaire avec les esprits des défunts. En parapsychologie, on préfère utiliser le terme de sujet psi (en anglais : Psychic).. Une fois de plus, on obtient des phénomènes de télékinésie et des manifestations ectoplasmiques dans des conditions qui rendent vertigineusement difficile, pour ne pas dire inconcevable, l’hypothèse de la fraude, à moins – ce que personne n’a jamais osé faire – de suspecter de collusion les expérimentateurs. Nous renvoyons sur ce point sur l’ouvrage d’Osty, où tous les détails techniques de ces expériences sont donnés ( Eugène et Marcel Osty, Les Pouvoirs de l’esprit sur la matière, Paris, 1932).

Si l’on doute, aujourd’hui encore, de ces phénomènes, ce n’est pas tant, on le voit, que les garanties nécessaires n’auraient pas été mises en œuvre du point de vue expérimental : les chercheurs de l’Institut métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. sont allés sur ce point aussi loin que possible. C’est plutôt parce qu’aujourd’hui on ne peut plus les étudier, faute de médiums capables de les produire. Ce qui laisse toujours place au doute, et conduit certains à se demander si, malgré toutes les précautions qui furent prises, quelque chose, une faille, un artefact, ne se serait pas glissé dans les expériences. Tout se passe comme si nous avions affaire, avec ces phénomènes d’ectoplasmie, à un ordre de la nature qui ne se montrerait de façon visible que chez quelques personnages d’exception, pour des raisons qui demeurent largement inconnues, et dont la manifestation capricieuse serait largement tributaire des ambiances affectives et culturelles.