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Quand Conan Doyle parle de l’IMI

Quand Conan Doyle parle de l’IMI

Le romancier Conan Doyle, père de Sherlock Holmes, est devenu partisan du spiritisme vers la fin de sa vie. Il a assisté à des expérimentations sur les ectoplasmes et autres phénomènes dits paranormaux tout en en donnant une interprétation personnelle. Dans un de ses romans documentés, dans la série des enquêtes du Professeur Challenger, il consacre tout un chapitre à décrire ce qui se faisait à l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. International dans les années 1920. Une plongée dans l’histoire comme si vous y étiez !


Doyle_-_Au_pays_des_brumes.pngConan Doyle a publié « Au pays des brumes » en 1928. Il y relate notamment un condensé d’expérimentations sur la matérialisation d’une substance inconnue, baptisée « ectoplasme » par Charles Richet. Il mélange des données issues de séances avec Kluski et Guzik, en se donnant quelques libertés par rapport aux conditions réelles de ces études.

L’intérêt du récit est qu’il arrive à nous donner le sentiment de plonger aux côtés de Geley (rebaptisé Maupuis), Richet, De Gramont, Flammarion, etc. (cités sous leur vrais noms). L’IMI est localisé avenue Wagram, de façon quasi prémonitoire puisque ce ne sera vrai qu’en 1955. Doyle était pourtant venu à l’IMI avenue Niel avec sa femme, et il en reste quelques photos et souvenirs dans les archives.

Vous pouvez lire le livre de façon très agréable sur votre ordinateur en suivant ce lien :

http://www.ebooksgratuits.com/pdf/doyle_au_pays_des_brumes.pdf

Le chapitre sur les séances à l’IMI est chapitre XII (p.226 et suiv) avec un petit renvoi vers une appendice p. 325.