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Nouvelles perspectives sur les relations entre la psyché et le cosmos

Nouvelles perspectives sur les relations entre la psyché et le cosmos

Pierre_Janin_courte.jpgCet extrait de la Revue MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. n°18 (1973, pp. 63-89) fut en son temps un article théorique majeur, inspirant à Helmut Schmidt ses travaux sur la rétro-psychokinèse, et définissant un programme de recherches que l’ingénieur Pierre Janin conduira durant une décennie. Cet article s’efforce de penser la psychokinèseCapacité à influencer mentalement un objet, un processus ou un système sans l’utilisation de mécanismes ou d’énergies connues. On distingue la bio-psychokinèse , la micro-psychokinèse et la macro-psychokinèse . à la lumière d’une interprétation de la physique quantique, mais, par son exposé clair et progressif, il ouvre et croise plusieurs perspectives pour une compréhension générale de ce que seraient les phénomènes psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi..

I. INTRODUCTION

En Mécanique quantique, au niveau des interactions entre particules élémentaires, les physiciens nous apprennent que tout acte de mesure interfère dans des proportions mal prévisibles avec la grandeur mesurée. Ce fait est depuis longtemps reconnu, mais que signifie-t-il au juste? Quelle réalité fondamentale exprime-t-il ? Comment l’intégrer à une vision du monde où, dans les conditions ordinaires, les grandeurs mesurables sont depuis toujours si totalement indifférentes au fait qu’on s’occupe d’elles ou non ? Autant d’interrogations qui restent aujourd’hui encore sans réponse satisfaisante. Dans son livre intitulé Le second principe de la science du temps[[Edition du Seuil, Paris 1963.]], le physicien français 0. Costa de Beauregard montre en détail que cette question et d’autres en physique théorique font l’objet d’interprétations très divergentes de la part des physiciens eux-mêmes, car ce dont il s’agit finalement n’est rien moins que de savoir comment doivent être comprises les lois élémentaires des interactions matérielles. N’étant absolument pas compétent pour émettre un avis technique, l’auteur se contentera de donner, à propos de la question posée plus haut, une esquisse du problème essentiel qu’elle implique à ses yeux c’est-à-dire un problème philosophique général ; cela devrait amplement suffire à la compréhension de la suite de cet essai étant donné que, comme on pourra le constater, ce que nous aurons en définitive demandé aux physiciens et à leurs incertitudes aura simplement été de nous suggérer une hypothèse de travail à caractère non technique et qui déborde d’ailleurs largement leur domaine propre. Au lecteur désireux de s’informer plus à fond sur les points précis de théorie et d’expérimentation auxquels le débat s’applique concrètement en physique, et qui n’est pas en mesure d’affronter la littérature spécialisée, nous suggérons de consulter, par exemple, le livre cité plus haut (qui contient aussi une très abondante bibliographie), ainsi que l’article de Xodarap[[alias O. Costa de Beauregard, « La fonction PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et la « magie » de la Mécanique quantique », dans le même numéro de la Revue métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie., pp. 13-35.]] dont il sera question un peu plus loin. Mentionnons également la revue faite par C.T.K. Chari[[Precognition, Probability and Quantum Mechanics, Journal A.S.P.R., 66, 2,193-207 (April 1972).]], dans une perspective qui correspond directement à notre problème, des diverses interprétations données par les physiciens à la notion de probabilité en Mécanique quantique.

Précisons les conditions particulières où se trouve l’observateur en Mécanique quantique: pour commencer, toute interaction élémentaire a un caractère aléatoire quant à ses résultats, c’est-à-dire que le physicien est incapable de décrire ceux-ci à l’avance autrement que sous la forme d’un éventail de possibilités plus ou moins probables. Et ce sont précisément ces résultats non rigoureusement prévisibles à l’avance que l’observateur modifie obligatoirement quand il cherche à les mesurer. Autrement dit, entre l’évènement à caractère aléatoire E et l’observation 0 qui va le suivre, la conscience connaissante ne peut pas se prononcer avec certitude sur le résultat « en soi » de E ; en revanche, à la suite de l’observation 0, elle peut se prononcer mais après avoir forcément modifié ce résultat  »en soi » dans des proportions inconnues.

Dans de telles circonstances la conscience se voit en somme défiée dans son rôle traditionnel de miroir objectif d’une réalité extérieure à elle et indépendante d’elle, ce rôle de  »conscience épiphénomène » que la pensée cultivée quasi-unanime de l’Occident lui attribue depuis un siècle au moins: en effet, en E elle ne peut refléter que du flou, et en O elle modifie l’image qu’elle était censée réfléchir! Serait-elle donc finalement autre chose qu’un miroir? C’est précisément l’enjeu des exégèses et controverses évoquées plus haut et qui, dans le monde des physiciens en particulier, sont allées bon train autour de ce point central : le caractère aléatoire des interactions quantiques et l’influence de l’observateur sur l’objet observé sont-ils le produit d’une ignorance de notre part, d’une insuffisance de notre outil théorique et de nos moyens d’observations, ou bien traduisent-ils au contraire la nature ultime et irréductible des choses ? Dans la première éventualité, on peut espérer que de prochains progrès dans la théorie physique rendront à la conscience sa puissance de déduction a priori et sa pureté objective : c’est, d’une façon générale, la position des partisans des philosophies de la connaissance et des avocats du déterminisme. Dans la seconde, on abandonne résolument la conception d’une conscience épiphénoménale. Tout un courant de la pensée actuelle va dans ce sens : dans la voie ouverte par la phénoménologie, il est devenu classique de considérer que la donnée centrale de la relation de l’homme au monde n’est pas le monde, mais l’intentionnalité active par laquelle l’homme se met en rapport avec ce qui n’est pas lui-même; les parapsychologues, de leur côté, proposent de nombreuses preuves empiriques de l’efficacité concrète de l’esprit; en cybernétique, il est assez couramment admis que l’information – notion qui a pourtant, semble-t-il, des implications psychologiques – est équivalente à la néguentropie[[Voir par exemple Brillouin. La science et la théorie de l’information, Masson, Paris 1959.]], grandeur purement physique. Et enfin, il existe des physiciens pour prendre tout à fait au sérieux l’idée d’une insertion de la conscience dans le cosmos et pour chercher à en exprimer le principe en termes clairs.

C’est dans ce contexte qu’un éminent chercheur français qui écrit sous le pseudonyme de I.E. Xodarap, depuis longtemps préoccupé par ces problèmes, avance dans une étude récente[[O. Costa de Beauregard, « La fonction PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et la « magie » de la Mécanique quantique », dans le même numéro de la Revue métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie., pp. 13-35.]] l’hypothèse fondamentale suivante, que nous avons quant à nous adoptée à titre d’hypothèse de travail et qui est à l’origine de l’ensemble des présentes réflexions: toute conscience est de droit symétriquement cognitive et active (ou organisatrice). Xodarap concentre essentiellement ses efforts sur le plan théorique, et bien qu’il considère explicitement que les essais réussis de psychocinèse en particulier ceux qui impliquent directement des interactions quantiques comme ceux faits avec les générateurs de Helmut Schmidt – apportent à sa thèse un puissant appui expérimental, il n’a pas, ou pas encore, exploré un certain nombre des perspectives ouvertes à notre avis par son hypothèse, en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et dans les domaines voisins; c’est ce que nous nous proposons de faire ici, et cela bien entendu sous notre seule responsabilité.

Avant de commencer. notons que poser l’hypothèse de l’efficacité organisatrice d’une conscience perçue quotidiennement comme purement cognitive et passive peut paraître assez vain, pour qui ne garde pas présent à l’esprit le contexte d’où elle est issue: celui de la mesure ou de l’observation des résultats d’évènements aléatoires; autrement dit, le rôle actif de la conscience est postulé non pas sur des objets préalablement déterminés, mais précisément là où la nature de ce qui est observé est a priori incertaine; en quelque sorte, il est suggéré qu’à un vide de la connaissance passive vient faire pendant une conscience capable de le remplir activement, ce qui paraît peut-être un peu moins inadmissible.

Par ailleurs, de nombreux physiciens ont le sentiment que le hasard macroscopique que nous connaissons tous – celui qui préside aux jeux de pile et face, aux jets de dés, à la battue des cartes, etc. – est très probablement une conséquence du hasard essentiel à l’œuvre dans les interactions quantiques. On ne considère généralement pas qu’une démonstration définitive ait été donnée à ce sujet, mais on admet qu’en particulier les travaux du groupe de G.M. Prosperi en Italie, avec Bocchieri, Daneri, Loinger, posent d’importants jalons dans ce sens [[Cf par exemple ~ Macroscopic physics and the problem of measurement in Quantum Mechanics, par G.M. Prosperi, dans Foundations of Quantum Mechanics (travail collectif), Academic Press, 1971, pp. 97-126.]]. C’est pourquoi il n’est pas déraisonnable d’estimer que la supposition de Xodarap peut, sans faire violence à la pensée de son auteur, être étendue aux processus aléatoires à l’échelle visible. C’est en tout cas le point de vue que nous adopterons ici; il fait partie intégrante de notre hypothèse de travail. Compte tenu de cette remarque et de la précédente, nous formulerons désormais cette hypothèse sous la forme suivante, que nous appellerons  »principe de l’efficacité de la conscience »:

Toute conscience appliquée aux résultats d’un processus aléatoire quantique ou non est indissolublement à la fois cognitive et active (organisatrice).

Qu’il soit bien clair encore une fois que si nous avons demandé leur avis aux physiciens dans cette Introduction, c’est uniquement parce que le problème très général dont nous nous occupons, celui de la fonction de la conscience dans l’univers, ou si l’on veut celui des rapports de l’esprit avec la matière, se pose très concrètement en physique fondamentale. Cette visite dans un domaine voisin a eu pour résultat de nous suggérer le postulat ci-dessus comme hypothèse de travail valable pour notre domaine propre. Nous nous proposons maintenant d’en développer les conséquences: d’abord nous montrerons que ce postulat vaut comme principe explicatif susceptible d’éclairer à lui tout seul tout l’acquis empirique de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. actuelle; ensuite et surtout nous l’utiliserons en tant que principe heuristique fondamental, ouvrant une nouvelle et vaste perspective sur la paranormalité, modalité essentielle (à côté de la normalité) des rapports entre psyché et cosmos; cela nous permettra de préciser ce qui est finalement en jeu dans toute situation parapsychologique, à savoir le contenu symbolique de la psyché, et en particulier de retrouver le statut exemplaire de ces précurseurs mal compris qu’ont été jusqu’ici les pratiques divinatoires traditionnelles; par ailleurs nous aurons montré au passage dans quelles voies inédites devrait s’engager la recherche expérimentale, seule susceptible de fournir une pierre de touche à la justesse de nos conceptions dans tous les domaines inexplorés qu’elles abordent, et à la longue de donner vraiment corps à l’idée essentielle qui leur est sous-jacente, à savoir que dans le cosmos la dimension psychique existe en tant que telle et est irréductible à aucune autre.

II. LA PSYCHOCINESE

La conséquence la plus évidente du principe d’efficacité de la conscience est de légaliser tous les effets de psychocinèse déjà enregistrés par les parapsychologues, dans la mesure où ils se sont exercés sur des objets aléatoires tels que le résultat des jets de dés, l’ordre des cartes dans un jeu battu au hasard, les nombres fournis par un générateur aléatoire, etc. En effet, nous ne pouvons pas englober dans la même explication les autres cas de psychocinèse, en particulier les phénomènes spontanés – parmi lesquels les poltergeists – puisqu’il s’agit là, à première vue, d’actions sur des objets déterminés à l’avance et concernant lesquels il ne peut donc se produire ce  »vide de la connaissance » impliqué dans notre hypothèse. Nous reviendrons plus loin sur cette difficulté. Dès maintenant cependant, notre hypothèse apparaît déjà bien utile si elle rend compte de cet important chapitre de la recherche parapsychologique qui s’est consacré à la mise en évidence systématique, et réussie, de l’influence de la volonté sur le hasard.

Mais on peut aller plus loin. Xodarap indique que dans les réflexions de certains physiciens sur les mesures au niveau quantique, il entre explicitement l’éventualité d’une action exercée par l’observateur sur un évènement quantique passé. Ceci nous conduit à remarquer qu’effectivement, dans l’énoncé dont nous partons (directement inspiré des considérations de ces physiciens), la dimension temporelle est absente. Autrement dit aucune restriction ne s’attache en principe à la définition du moment où a lieu le processus aléatoire, par rapport à celui où la conscience observatrice qui le vise entre en activité. Cela signifierait qu’on devrait pouvoir exercer une action psychocinétique sur des processus aléatoires aussi bien passés que futurs.

La seconde éventualité a déjà été envisagée, en particulier dans l’interprétation des expériences de prémonition, et les chercheurs concernés ont souvent pris des précautions compliquées pour en réduire au maximum la probabilité ; on peut toujours penser, en effet, que prévoir maintenant l’ordre d’un jeu de cartes qui sera battu plus tard, c’est peut-être simplement, sans qu’on s’en doute, exercer l’action psychocinétique voulue sur la battue des cartes, après la disparition de l’intention consciente qui préside à l’essai. Toutefois, à notre connaissance, aucune expérimentation n’a été tentée pour éprouver méthodiquement le bien-fondé d’une telle supposition ; peut-être parce que l’éventualité d’une réussite paraissait malgré tout trop lointaine ; l’hypothèse de l’efficacité de la conscience, quant à elle, invite formellement la recherche à ouvrir un chapitre dans ce sens.

De son côté la psychocinèse dans le passé n’a semble-t-il jamais été envisagée et encore moins soumise à l’expérience ; par exemple, un sujet souhaiterait aujourd’hui avoir influencé des dés lancés hier. On dira sans doute que lorsqu’un résultat est acquis – les cartes sont mélangées, le dé est jeté, la pièce est retombée sur l’une de ses faces – les jeux sont faits et il n’est pas de souhait, si intense fût-il, capable de changer ce qui est : capable de permuter les cartes ou de faire basculer le dé. Mais, qu’est-ce qui « est » ? Qu’est-ce qui est acquis ? Je ne peux pas le savoir sans regarder le résultat… c’est-à-dire sans l’influencer si notre principe de départ est correct ; en somme, jusqu’au moment de mon observation, le champ est demeuré libre pour une éventuelle action organisatrice. Mais puisque les cartes ne vont évidemment pas permuter leurs positions sous mes yeux, ni le dé basculer sur une autre face, ni la pièce de monnaie se retourner, c’est donc que l’action organisatrice postulée a eu lieu au moment du processus aléatoire lui-même, c’est-à-dire avant qu’aucun modèle ne soit assigné à celui-ci par un souhait volontaire. Il y a là, incontestablement – si l’idée de l’efficacité de la conscience doit être acceptée avec toutes ses implications – une difficulté pour notre imagination : comment concevoir qu’un modèle encore inexistant (le souhait futur d’un sujet qui n’est peut-être même pas encore connu) puisse avoir dès maintenant une action organisatrice ? C’est une apparente impossibilité. Sans prétendre en donner la clef, nous pouvons faire remarquer qu’elle exprime notre inaptitude à penser qu’une relation efficace entre deux phénomènes puisse être autre que causale et par là-même temporellement cohérente, alors que c’est évidemment une relation finale qu’implique l’idée de la psychocinèse dans le passé. Le problème ne se posait pas clairement pour la psychocinèse ordinaire (dans le présent) parce que le schéma classique, celui d’une action physique normale (quoique de type inconnu), causale et temporellement cohérente, pouvait à la rigueur s’appliquer. S’il se pose ici, dans le sillage de considérations de physique quantique et du principe de l’efficacité de la conscience qui s’en inspire, et si l’expérience peut prouver que celui-ci n’est pas une pure vue de l’esprit, c’est peut-être parce que nous devons admettre non seulement que la conscience est un phénomène efficace dans ses rapports avec les processus aléatoires contemporains, mais encore que cette efficacité peut transcender le temps sous la forme élémentaire d’une simple intention, et que par conséquent la finalité est une dimension réelle du cosmos. On le voit, l’enjeu est de taille. D’où l’intérêt tout particulier d’une investigation systématique qui porterait sur la psychocinèse dans le passé.

III. CLAIRVOYANCE, PREMONITION, TELEPATHIE

Si la psychocinèse sans restriction temporelle est un fait, alors on peut logiquement soutenir que la clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. et la prémonition appliquées à des résultats de processus aléatoires (et avec elles la télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. qui peut sans doute toujours être ramenée à l’une ou à l’autre), ne sont que des apparences recouvrant en fait uniquement des effets psychocinétiques exercés inconsciemment par le sujet : pour la clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens., dans le passé au moment où le jeu de cartes qui sert de cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). a été battu, et pour la prémonition, au moment futur où il le sera.

Nous avons rappelé que cette dernière supposition a déjà été faite. Ce qui a toutefois retenu les parapsychologues d’adopter une position aussi unilatérale en faveur de la psychocinèse et au détriment de la prémonition, et nous en retiendra nous aussi, c’est essentiellement ceci : dans la psychocinèse ordinaire, celle qui cherche à influencer le hasard par un souhait, en cas de réussite les résultats du processus aléatoire servant de cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). sont effectivement modifiés dans le sens visé; autrement dit ils ne sont plus aléatoires; on y décèle une organisation interne. Par contre, dans la perception extra-sensorielle appliquée avec succès à une série aléatoire (par exemple un jeu de cartes ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement.), déjà déterminée (jeu battu) ou encore à déterminer (jeu à battre), cette série-cible peut parfaitement s’avérer entièrement aléatoire, ne présenter aucune organisation interne sensible; cela serait en tout cas facile à vérifier pour les très nombreux essais dont la trace est conservée dans les archives de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., par exemple ceux de l’école de Rhine. Or, ce manque d’organisation de la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). est inconciliable avec l’idée que le sujet puisse avoir agi sur cette même cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). pour l’organiser – à moins que ce ne soit de façon elle aussi aléatoire, ce qui n’expliquerait plus rien du tout. Il est bien plus simple de penser, comme le bon sens nous y invite, qu’il y a vraiment eu clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. ou prémonition, c’est-à-dire modelage de la perception selon des données extérieures déterminées. Où se trouve dans ce cas le processus aléatoire sur lequel le sujet a pu exercer un effet organisateur, puisque ce n’est pas celui qui sert à l’expérimentateur à définir la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.).?

Il n’y a qu’une possibilité: ce ne peut être que le processus qui fait émerger des perceptions à la conscience du sujet quand ils s’efforce de deviner la série-cible, autrement dit sa propre fonction imaginative, ou du moins l’une de ses composantes. Dans la psychocinèse, l’activité organisatrice de la conscience aboutissait à influencer de l’aléatoire concret, extérieur, le modèle étant fourni par le souhait volontaire du sujet; ici, dans la perception extra-sensorielle sous ses diverses formes, nous suggérons que l’intention consciente a pour effet d’influencer l’imagination elle-même en tant que processus aléatoire, dans le sens d’un modèle qui est l’objet inconnu visé par le sujet. En d’autres termes, la perception extra-sensorielle résulterait d’une sorte d’activité auto-organisatrice de l’esprit: l’imagination orientée par l’intention perceptive.

Si cette façon de voir est la bonne, il en résulte immédiatement que cet objet-cible n’a pas à être lui-même d’origine aléatoire, puisque c’est dans le sujet, et non pas au dehors, que se produit l’indétermination[[Nous entendons par le mot « indétermination » tout état de choses, objectif ou subjectif, qui se trouve incomplètement défini ou incomplètement prévisible à un moment donné, parce qu’il dépend de l’issue encore inconnue d’un processus aléatoire; par exemple le résultat d’un futur jet de dés ou d’un jet de dés dont le résultat n’a pas encore été vu, ou bien les futurs produits de notre imagination dans la mesure où celle-ci a une composante aléatoire, etc.]] fondamentale qui appelle en retour l’action déterminante de la conscience cognitive; autrement dit, notre idée de base ainsi comprise et appliquée permet de rendre compte de tous les phénomènes de perception extra-sensorielle: non seulement de ceux concernant des séries aléatoires de cartes ou de chiffres, etc., mais aussi de ceux visant des cibles déjà déterminées, sans composante aléatoire, mots, objets, dessins, personnes, etc. Et même si la télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. pouvait être isolée à l’état pur, elle se trouverait englobée elle aussi dans la même explication: on peut en effet raisonnablement considérer que l’arrêt de la conscience de l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. sur une pensée déterminée suffit à constituer une cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). valable pour l’activité auto-organisatrice de la conscience du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..

On notera que dans la prémonition, la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). de cette activité auto-organisatrice est non seulement inconnue, mais de plus non encore existante; on rencontre donc ici une difficulté analogue à celle de la psychocinèse dans le passé, à savoir imaginer qu’un évènement futur puisse agir de façon rétrospective, du seul fait que cela est conforme à l’intention exprimée d’une conscience à un certain moment. La réalité démontrée des phénomènes de prémonition semble indiquer que cette difficulté n’est pas un obstacle; ce qui est de bon augure pour la réussite des futurs essais de psychocinèse dans le passé.

Enfin il doit être possible de mettre à l’épreuve des faits notre conception de l’imagination comme processus aléatoire. Puisque l’intention de se conformer à un modèle est susceptible d’introduire une structure organisée dans un tel processus, l’expérience à faire consistera à enregistrer les productions de l’imagination quand aucun modèle ne lui est proposé. Par exemple, on demandera au sujet de fournir une série de nombres (ou de couleurs, ou de lettres, etc.) en se fiant à sa seule inspiration ; on analysera ensuite la série obtenue au moyen des méthodes statistiques voulues, pour y déceler une éventuelle trace d’organisation interne, comme cela se fait lorsqu’on veut s’assurer qu’une tableau de nombres au hasard est « vraiment au hasard ». Cependant, il faut s’attendre à une certaine marge d’échecs dans de tels essais, et cela en vertu de notre hypothèse elle-même, puisque celle-ci implique que ce sont les imaginations les plus indéterminées, les plus aléatoires, donc les plus réceptives à des modèles extérieurs, qui devraient appartenir aux sujets donnant les meilleurs résultats en perception extra-sensorielle. Or, comme on le sait les bons sujets sont rares, et c’est peut-être justement parce que peu d’individus ont effectivement une imagination suffisamment déliée de tout modèle contraignant. Une recherche expérimentale dans ce domaine devrait donc permettre de déceler une corrélation, chez chaque sujet, entre le degré d’indétermination de l’imagination et l’aptitude à la perception extra-sensorielle. Les considérations développées aux derniers paragraphes de ce travail jetteront une lumière plus générale sur la question des prédéterminations subjectives contre lesquelles bute la libre manifestation des facultés paranormales.

IV. UNITE DE NATURE DES PHENOMENES PSI DE LABORATOIRE

Du point de vue auquel nous sommes parvenus en explorant les implications du principe de l’efficacité de la conscience, il apparaît dès à présent que ce principe fonde en droit un vaste pan de la recherche parapsychologique : celle qui est classiquement faite dans les laboratoires.

En effet, l’efficacité de la conscience signifie que connaître c’est agir (structurer, organiser) ; formulation qui, nous l’avons vu, s’applique aussi bien à la psychocinèse (j’agis sur les dés en « connaissant d’avance leur résultat ») qu’à la perception extra-sensorielle (j’agis sur ma propre imagination en « connaissant » l’objet-cible). Par conséquent,dans tous les cas observés au laboratoire, l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. agit au niveau d’une indétermination, objective ou subjective, qu’elle contribue à lever dans le sens arbitrairement choisi par elle.

Pour mieux illustrer notre point de vue, comparons l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. ainsi définie à l’intention ordinaire, par exemple lorsqu’il s’agit de percevoir un objet caché. Dans les deux cas mes perceptions intérieures ne sont pas fixées au départ, elles sont floues, vagabondes, disponibles, indéterminées, puisque l’objet est caché. Mais l’intention dite ordinaire n’est pas concernée par cette indétermination en tant que telle, elle aboutira à créer les conditions voulues (sortir l’objet de sa cachette) pour la lever aussi « objectivement » que possible, sans intervenir ; elle se place au fond dans un contexte où il n’y a pas vraiment d’indétermination, mais juste une contingence retardatrice (il se trouve que je ne vois pas l’objet) qui restera contingence même si l’objet est destiné à rester éternellement caché ; au fond l’indétermination est déjà potentiellement levée dès le départ et cela indépendamment, bien entendu, de toute intention concevable ; en somme, cette intention ordinaire vise un état de choses postérieur à la levée de toute indétermination, alors qu’au contraire l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. agit pendant et en vue de la levée de l’indétermination. Pour l’intention ordinaire les jeux sont faits, il n’y a qu’à enregistrer passivement le résultat ; pour l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. les jeux sont en cours et leur résultat dépend d’elle. On arrive à une conclusion analogue dans le cas d’une intention non plus cognitive mais active : soit une série de lancers de dés. Que l’action en vue soit ordinaire ou psychocinétique, la série des résultats futurs est indéterminée au départ ; mais l’intention ordinaire ne se sent pas concernée par cette indétermination, elle obtient ce que le hasard veut bien lui donner, elle ne pense pas pouvoir modifier quoi que ce soit au processus en cours ; ici encore l’indétermination n’est pour elle qu’une contingence retardatrice, tout se passe en fin de compte comme s’il n’y avait pas d’indétermination, car ici comme dans le cas de l’objet à percevoir, l’intention ordinaire vise un état de choses postérieur à la levée de l’indétermination, là où au contraire l’intention psychocinétique agit pendant et en vue de cette levée d’indétermination.

Dans la perspective ainsi tracée la pluralité ou les divergences des interprétations possibles concernant tel ou tel effet paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} particulier perdent une bonne partie de leur intérêt. Psychocinèse, ou prémonition ? ClairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens., ou psychocinèse sur l’esprit de l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. ? Etc. La discussion peut être tranchée dans certaines situations, par exemple lorsque la série-cible est d’origine aléatoire : nous l’avons montré au début du paragraphe III ; et là où elle ne pourrait éventuellement pas l’être, elle a de toutes façons pour nous une portée moindre que celle qu’on lui a parfois attribuée. En effet, elle revient bien souvent à discuter l’importance relative, sinon même l’existence possible, de ce que la conscience du sujet peut prétendre décider librement, et de ce par quoi elle peut ou doit être contrainte. Ainsi les partisans d’une conception déterministe peuvent pencher pour l’idée que la conscience est essentiellement contrainte, c’est-à-dire que tout s’explique par la perception (extra-sensorielle), tandis que leurs adversaires peuvent estimer qu’au contraire la conscience est essentiellement libre, donc contraignante puisque les effets psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. existent, c’est-à-dire que tout se ramène à la psychocinèse. Dans la mesure où la dispute se présente effectivement sous cet angle, on aura compris que de notre point de vue elle est sans objet : dans l’acte de conscience qui fait la perception extra-sensorielle comme celui qui fait la psychocinèse, l’intention du sujet se laisse certes contraindre d’après un modèle donné (l’objet-cible qu’elle vise, ou son souhait clairement exprimé ou conçu d’obtenir telle face du dé) ; mais elle contraint par là-même un processus aux résultats a priori indéterminés (celui de son imagination, ou la série des lancers de dés) ; il est impossible dans ces conditions de décider si le sujet est du côté de la perception passive ou du côté de l’action, puisque dans tous les cas il agit en somme parce qu’il s’est soumis passivement à une donnée prédéterminée.

Ce qui reste pertinent dans les hésitations des parapsychologues à propos de la classification de tel ou tel effet psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., c’est que du point de vue de l’attitude consciente du sujet il y a effectivement des différences, et pas toujours très nettes, entre les situations concrètes de prémonition, de télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue., de clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. et de psychocinèse. Mais il s’agit là d’un problème d’ordre purement psychologique ; l’important pour nous est d’avoir montré que par delà cette diversité et cette incertitude au niveau psychologique, un unique principe de base, celui de l’efficacité de la conscience, éclaire d’un seul coup un immense champ de données parapsychologiques empiriquement reconnues ; derrière la complexité des attitudes possibles du sujet, il y a l’unité de nature de l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. consciente, lien attractif dirigé arbitrairement d’une détermination vers une indétermination.

V. PSI CONTRE LA LOI DU HASARD. UNITE DE NATURE DE TOUS LES PHENOMENES PSI

Il ressort de la discussion du paragraphe précédent qu’une intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et une intention ordinaire ont des visées tout à fait différentes, puisque l’une se sent concernée là où l’autre s’estime impuissante : en effet, s’il s’agit par exemple de lancers de dés, l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. s’insérera au niveau de l’indétermination dont l’autre se bornera à attendre passivement des résultats aléatoires : la première tend à produire mettons un excès de 2, la seconde ne se sent pas concernée et prévoit simplement un nombre de 2 conforme à la loi du hasard. S’il s’agit de deviner la nature d’un objet caché, l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. tendra à déterminer l’imagination dans le sens de cet objet tandis que l’intention ordinaire n’attendra de l’imagination que des représentations strictement quelconques. Inversement, si on incitait le sujet à se servir pour les mêmes buts des moyens ordinaires, il commencerait par écarter une bonne fois les indéterminations en mettant lui-même le dé sur le 2 ou en sortant l’objet inconnu de sa cachette, et aucune intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. n’aurait plus alors matière à s’exercer.

Supposons maintenant que deux sujets s’affrontent effectivement dans une expérience parapsychologique, par exemple sur une série de lancers de dés, l’un souhaitant obtenir des 2 et l’autre prenant activement à son compte l’intention, conforme à l’attente ordinaire, d’obtenir des résultats quelconques : on a là une situation contradictoire où en somme un « mouton », par sa croyance à psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., s’oppose à une « chèvre » qui doute essentiellement de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. en vertu du bon sens, de l’expérience courante et du rationalisme scientifique réunis autour de la toute puissante loi du hasard et du statisticien son prophète. Quels résultats l’expérience va-t-elle donner, en vertu même du principe de l’efficacité de la conscience ? Ils dépendront des degrés de conviction respectifs du mouton et de la chèvre : si le mouton est très sûr de son fait et si la chèvre se laisse aller, on aura un excès significatif de 2 ; si la chèvre l’emporte sereinement sur un mouton dubitatif, on aura le résultat quelconque conforme à son souhait ; si par contre, inquiète des prétentions du mouton, elle considère qu’il faut à tout prix freiner l’apparitionManifestation perceptible de personnes (vivantes ou décédées), animaux, entités ou objets dans un lieu donné, alors que leur présence en ce lieu est impossible physiquement. L'apparition diffère de la simple "vision" dans le sens où elle a une certaine reconnaissance sociale et s'insère dans un contexte culturel précis (religieux, folklorique, spirite, ou autre). des 2, et de chèvre simple devient chèvre militante, on ira peut-être jusqu’à… un manque significatif de 2 ! Or ces trois types de résultats sont précisément ceux que l’on observe quotidiennement dans la recherche parapsychologique, avec des sujets isolés non soumis à la contradiction ouverte d’une chèvre. Il est facile de comprendre cet état de choses, si l’on admet que tout sujet comporte en lui-même son propre mouton et sa propre chèvre, en une contradiction subjective dont seul l’un des termes est consciemment exprimé (le souhait psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.), l’autre restant inexprimé mais néanmoins efficace comme en témoigne indubitablement cette conséquence contradictoire extrême qu’est le psi-missing.

Plusieurs conséquences découlent de là :

1/ Un contenu subjectif peut être efficace bien qu’inexprimé, ce qui nous conduit à remplacer dans notre principe de base l’idée de l’efficacité de la conscience par celle, plus large, de l’efficacité du fait psychique dont le fait conscient est une composante particulière. Si l’on admet ensuite que cette composante consciente peut éventuellement faire défaut, on peut alors comprendre, entre autres choses, tous les cas spontanés de perception extra-sensorielle et d’influence exercée sur les jeux de hasard au corps défendant du sujet, puisque des dispositions inexprimées chez les personnes concernées suffisent à les produire. Le champ de notre vision unitaire des phénomènes psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. dépasse donc largement maintenant le cadre du laboratoire.

2/ Si l’on veut expliquer la parcimonie et le manque de fidélité habituels des manifestations de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. au laboratoire (n’oublions pas que psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. n’a encore reçu aucune application pratique), dans la mesure où l’alternative mouton-chèvre est la seule en cause[[On verra plus loin (paragraphes VII et VIII) que ce n’est pas le cas: l’opposition mouton-chévre décrite ici n’est qu’un aspect particulier du problème beaucoup plus général, dans chaque psyché individuelle, de la coexistence des intentions consciemment exprimées et des contenus symboliques latents.]] ou joue du moins un rôle important, il faut admettre qu’en moyenne la chèvre l’emporte de loin sur le mouton chez la grande majorité des gens ; et en effet il est difficile de nier que nous soyons tous, dans l’ensemble, dominés par la conviction avouée ou non que c’est à la seule loi du hasard qu’il revient de lever les indéterminations du monde, comme en témoigne d’ailleurs surabondamment notre expérience quotidienne ; ainsi, le rationalisme scientifique courant nous paraît avoir substantiellement raison, même si nous le contestons en surface – par exemple en faisant de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. – quand il voit dans la loi du hasard l’architecte essentiel de l’univers et quand il décèle dans toute manifestation irrespectueuse de cet axiome une incongruité proche du crime de lèse-majesté. En somme, dans ce contexte chaque fois que nous réussissons une expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. c’est une bataille gagnée par une initiative individuelle sur un terrain jusque-là occupé par l’impersonnelle loi du hasard, que celle-ci exprime concrètement sous la forme d’un doute diffus à notre propre égard. ou du clair sentiment d1humi 1 !té que donne la connaissance rationnelle des voies et moyens de l’immémoriale marche du monde, ou des deux à la fois. C’est pourquoi la réussite des essais psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. pourra être améliorée, comme le prouve la pratique parapsychologique, par tout ce qui est susceptible de valoriser le projet du mouton et/ ou de dévaloriser celui de la chèvre : les ambiances favorables, les encouragements, les succès, les situations d’émulations, les urgences personnelles extrêmes, les techniques de concentration ou de relaxation ; mais aussi l’ignorance partielle ou totale des moyennes statistiques attendues dans l’expérience en cours, comme c’est par exemple le cas chez les enfants ou les individus peu cultivés ; et des considérations comme celles du présent travail puisqu’elles légalisent psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. face à la loi du hasard.

3/ Le fait que la loi du hasard soit l’architecte reconnu de l’univers et préside en particulier, par le biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). des phénomènes aléatoires submicroscopiques, à la permanence du monde objectif et de ses lois, implique du même coup que cette suprématie du hasard n’est pas le seul état de droit possible, puisqu’un fait psychique devrait pouvoir le cas échéant témoigner de sa puissance déterminante dans les mêmes domaines (les processus aléatoires) et par conséquent jusqu’au niveau des lois physico-chimiques. Or c’est précisément ce que l’on observe dans les cas de psychocinèse spontanée et en particulier dans les poltergeists, qui entrent donc à leur tour dans notre perspective synthétique des faits paranormaux.

Cette perspective ainsi élargie et qui inclut maintenant la majeure partie sinon la totalité[[Nous faisons ici une réserve parce qu’on pourra peut-être contester la pertinence de notre mode d’explication pour tel ou tel phénomène paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} moins classique que ceux dont nous nous occupons ici ; nous pensons cependant qu’un examen approfondi devrait permettre d’éliminer ces éventuels cas particuliers.]] des objets de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. pourrait être décrite ainsi :

le fait psychique est un principe d’attraction contraignante pour toutes les indéterminations objectives ou subjectives qu’il vise ou implique et qui se trouvent alors levées avec la partialité correspondante ; mais de son côté la loi du hasard revendique pour les mêmes cibles un droit fondamental d’indécision ou d’impartialité. Dans la mesure où une série de données ne peut être à la fois partiale et impartiale, déterminée et indéterminée[[Les considérations du paragraphe VIII montreront qu’en fait c’est possible, si l’on adopte simultanément sur la même série deux points de vue indépendants.]], l’action de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et celle de la loi du hasard s’excluent mutuellement et conformément à la technique employée partout en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., toute avance de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sera marquée par un recul du hasard et réciproquement. Dans l’état actuel des choses le hasard est largement gagnant et c’est pourquoi le monde est gouverné par des lois statistiques ; mais l’existence même de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et tout spécialement celle des phénomènes de psychocinèse de grande envergure indique bien quelle puissance dormante gît dans les profondeurs de la psyché, attendant son prince charmant, ou peut-être aussi son apprenti sorcier.

VI. LE PRINCIPE DE L’EFFICACITE DU FAIT PSYCHIQUE

Nous avons été amenés au paragraphe précédent à substituer à la notion trop restreinte d’efficacité de la conscience celle de l’efficacité du fait psychique, mieux adaptée à la description des faits. Il nous faut donc reformuler notre principe de base. Par rapport à un simple acte de conscience un fait psychique est l’ensemble complexe des déterminations subjectives polarisées autour de cet acte de conscience ; il est une partie plus importante et éventuellement plus efficace du psychisme dans son ensemble que le contenu conscient qui se trouve à sa surface – comme en témoignent tous les phénomènes spontanés et en particulier les poltergeists – et le nombre des déterminations qui le composent, plus ou moins profondes et inconscientes, temporaires ou permanentes, est a priori non limité.

Notre hypothèse heuristique devient donc désormais la suivante:

Tout fait psychique projette ses propres déterminations sur toute indétermination arbitrairement visée.

Nous parlerons pour simplifier du  »principe Formule_Janin_projection.jpg  » . ΨD implique un psychisme marqué par les déterminations D : perceptions préexistantes, attitudes, intentions conscientes ou non, croyances, attentes, etc. ; I représente les indéterminations impliquées dans l’activité psychique ; ces indéterminations servent de matériau malléable pour des expressions ou matérialisations nouvelles de D. Les indéterminations sont ici comme au paragraphe IV d’une part, l’imagination du sujet lui-même en tant que processus aléatoire créateur de représentations nouvelles, d’autre part les éventuelles indéterminations du monde objectif, telles que les hasards macroscopiques : lancers de dés, etc. , mais aussi, à la limite, les objets matériels en tant que tels puisque leur permanence n’est qu’une apparence recouvrant elle aussi des processus aléatoires. On remarquera que, dans ces conditions, l’énoncé ci-dessus peut s’appliquer aux activités tant parapsychologiques qu’ordinaires : qu’il s’agisse de moyens psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. ou de moyens normaux, ΨD figure l’intention cognitive ou active, et DI en est la conséquence : nouvelles idées, images, attitudes, perceptions, etc., chez le sujet ou bien, changements apportés au monde matériel. La différence essentielle entre une intention normale et une intention paranormale est que la première est médiate : elle implique l’outil spécialisé qu’est l’appareil sensori-moteur (qui se trouve en somme à la frontière entre les faits psychiques et le monde matériel), tandis que les intentions psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sont immédiates : elles n’ont pas d’outil spécialisé.

Il est évident que l’idée de mettre, en définitive, la normalité sur le même plan psychologique que la paranormalité soulève de nombreuses questions et mériterait de plus amples développements. Elle sera éventuellement illustrée dans ce qui suit, mais restera pour l’essentiel à l’état d’esquisse, puisqu’ici nous cherchons d’abord à ouvrir des portes à l’expérimentation parapsychologique, quitte à devoir examiner plus à fond dans des travaux ultérieurs les aspects moins immédiatement heuristiques de nos conceptions.

VII. DE L’INTENTION CONSCIENTE A SES DERIVES SYMBOLIQUES

En reconnaissant sa pleine importance au fait psychique complexe qui préside à toute activité psychologique et en particulier à toute expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., le principe Formule_Janin_projection.jpg nous rend attentifs au fait suivant : d’une façon générale, les déterminations conscientes en jeu ne s’expriment jamais isolément, mais en rapport avec celles qu’elles ont éventuellement polarisées autour d’elles dans le reste du psychisme et qui les infléchissent plus ou moins dans leur sens, pouvant même les confisquer à leur profit : ainsi dans le psi-missing l’intention consciente du sujet se trouve non pas annulée, mais détournée de son sens jusqu’à l’inversion, sous l’effet d’une détermination hostile (et d’ailleurs celle-ci a elle-même subi une modification puisqu’elle a dépassé son but: comme nous le disions plus haut, ce n’est plus une simple chèvre mais une chèvre militante). Ainsi encore, dans un certain nombre d’expériences, l’intention affirmée au niveau des quantités globales se trouve concrétisée ailleurs, à celui des variations internes par exemple – d’où l’éventuelle fécondité, souvent constatée, des analyses « a posteriori » que l’on peut faire des résultats. Plus généralement nos intentions actives, dans la vie courante, reçoivent une application souvent retardée, détournée, parfois inversée, en raison de l’intervention pourtant non souhaitée d’autres composantes subjectives.

On conçoit donc que dans les résultats d’une expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. il puisse ne pas rester grand-chose de l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sous sa forme consciemment exprimée, pour deux raisons: d’abord si le reste du psychisme lui est trop hostile: c’est la victoire de la chèvre sur le mouton dans le conflit décrit au paragraphe V; et ensuite et beaucoup plus généralement si elle a subi, sans pour cela être annulée ou inversée, des modifications trop radicales de quelque nature que ce soit, dues à des déterminations psychiques visant à la transposer dans d’autres registres que le sien. C’est ce nouvel aspect des choses que nous examinerons ici.

Prenons un exemple. Imaginons une expérience de perception extra-sensorielle portant sur le dessin d’une paire de chaussures: que peut donner la perception plus ou moins transformée de cette image? Peu modifiée elle produira des pantoufles, des espadrilles, des objets allongés et creux, des pieds; un degré de plus et ce sera le sol, un chemin, l’idée de la marche; plus loin encore et elle pourra devenir le départ, Le voyage, l’exploration, la découverte; ou bien encore, sur une voie différente, l’inquiétude, la quête, l’instabilité, l’insatisfaction… de l’image concrète initiale aux impressions associées les plus lointaines et les plus abstraites, tout est possible puisque toutes les déterminations correspondantes peuvent exister chez le sujet concerné et être activées chez lui comme elles viennent de l’être ici chez nous. L’essentiel de ce point de vue semble confirmé par la pratique expérimentale, qui enregistre aussi bien les réponses faiblement déformées du type de celles que nous avons citées en premier, que les dérivés plus lointains qui expriment plutôt l’esprit de l’objet que l’objet lui-même; les premières sont généralement comptées comme des réussites ou des semi-réussites, les secondes sont jugées suggestives à la rigueur.

Quant à celles qui sont plus lointaines encore, on ne dispose plus de critère sûr pour juger de leur provenance et on les tient donc pour des échecs, lesquels viennent s’ajouter à ceux que peut entrainer la simple intention « chèvre » hostile à la réussite de l’essai.

Soit maintenant une expérience de psychocinèse sur des dés dans laquelle le sujet souhaite obtenir des 2 : la transformation d’une intention de 2 est plus difficile à imaginer, à première vue, que celle d’une image de chaussure ; sauf peut-être cette transformation simple qui consiste à devenir une intention d’absence de 2 (d’où psi-missing). A la réflexion toutefois il n’est pas impensable que le 2 s’associe par exemple aux idées du 1 et du 3, faces du dé ressenties comme « ‘faibles » par rapport aux 4, 5 et 6 perçus comme « forts », et que le résultat soit donc un excès de faces « faibles »; mais l’idée de 2 pourrait tout aussi bien s’associer au 4 et au 6 en tant que chiffres pairs. Rien ne l’empêche, de plus, d’évoquer aussi des contenus non arithmétiques: les idées de dualité, donc de lutte, de séparation… et voici amorcée, ici comme dans l’exemple précédent, une série potentiellement infinie de déterminations connexes pouvant prétendre s’exprimer en même temps que l’intention de 2 ou à sa place. Naturellement, toutes celles qui sont non arithmétiques n’auront apparemment aucune possibilité de s’exprimer au moyen de la série de chiffres en quoi consiste le résultat de l’essai, et les autres risquent de passer d’autant plus inaperçues que l’expérimentateur ne peut pas prévoir à laquelle il doit s’attendre; d’où autant d’échecs s’ajoutant ici encore à ceux dûs à la conviction « chèvre ».

Il est donc clair que lorsqu’une intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. n’a pas exprimé son contenu propre dans les résultats d’une expérience, on peut en chercher la cause soit dans l’hostilité directe qu’elle a suscité dans le psychisme en tant qu’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., soit aussi dans les infléchissements, déformations, transformations et métamorphoses qu’elle aura pu subir au contact des contenus subjectifs éveillés par elle ou en même temps qu’elle, et dont les effets possibles vont des analogies ou associations proches et « évidentes » jusqu’à l’immense horizon des correspondances à caractère plus ou moins abstrait. Le trait commun de ces modifications est qu’elles remplacent l’intention de départ par une autre qui en est parente symboliquement, phénomène qu’on peut désigner par le terme général de dérive symbolique des contenus psychiques. C’est précisément cet état de choses qui permet de rendre compte, par exemple, du fait que les manifestations des poltergeists ont souvent un noyau assez bien défini, au moins dans chacune de leurs phases successives (bouteilles renversées ici, communications téléphoniques imaginaires là, vaisselle cassée ailleurs, etc.), noyau dont le lien symbolique avec un conflit subjectif particulier n’est jamais difficile à imaginer et d’ailleurs, on ne pourrait pas contrarier un poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares. avec des instruments ou des admonestations de type religieux, comme cela se pratique parfois avec succès, si les effets tout matériels qu’ils produisent n’étaient pas simplement la traduction concrète d’intentions essentiellement symboliques.

Bien que nous concevions cet effet  »métamorphosant » du psychisme sur ses propres contenus et en particulier sur les déterminations conscientes comme concernant toutes les activités psychologiques en général, nous pensons qu’il est naturel que son importance soit plus grande dans les manifestations paranormales que dans les activités ordinaires ; celles-ci en effet utilisent l’appareil sensorimoteur, et sont donc relativement protégées contre les influences parasites du fait que leur moyen d’expression, hautement spécialisé, ne peut servir qu’à certaines tâches bien précises, alors qu’il n’y a pas d’appareil spécialisé et qu’il règne par conséquent une totale absence de parti-pris dans l’expression concrète des intentions psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. : les dérivés symboliques les plus lointains des intentions sont potentiellement aussi efficaces qu’elles, si les dispositions psychologiques du sujet leur donnent la préférence.

VIII. DES STATISTIQUES A L’INTERPRETATION

Dans le fait psychique associé à toute intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. consciente nous avons donc discerné d’une part la conviction  »chèvre » qui s’oppose à toute intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. en général, d’autre part un horizon beaucoup plus vaste et différencié de déterminations subjectives dont l’effet attractif se manifeste dans la dérive symbolique subie par les contenus particuliers de cette intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Or, autant la conviction  »chèvre » apparaît nettement délimitée, autant il est difficile de fixer des bornes a priori aux manifestations de la dérive symbolique, car un symbole donné peut toujours être rattaché à un autre, lequel, lui-même mène à un troisième, etc. ; et finalement, si on additionne la conviction « chèvre » aux contenus subjectifs pouvant être responsables d’une partie ou d’une autre de ces effets de dérive, le fait psychique ainsi reconstitué autour de son déclencheur équivaut potentiellement à l’ensemble de la psyché. On notera d’ailleurs que la conviction « chèvre » est elle-même de nature symbolique : elle correspond à une détermination subjective a priori – si elle était purement objective il n’y aurait pas d’effets paranormaux – et elle exerce sur les intentions conscientes une action déformante (neutralisante) ou transformante (psi-missing). Sa seule caractéristique particulière est que comme les intentions conscientes (et contrairement aux autres intentions symboliques), elle a des corrélats concrets que nous savons facilement mesurer.

Nous en arrivons donc à concevoir la psyché comme un creuset de symboles actifs avec des franges conscientes ; cette conception rejoint celle que la psychologie moderne des profondeurs propose, et emploie avec une efficacité certaine, depuis un certain temps déjà. Il est clair, dans ces conditions, qu’en vertu de Formule_Janin_projection.jpg une expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. n’est une expérience au sens ordinaire du terme (c’est-à-dire un test d’efficacité) que du point de vue des franges conscientes qu’elle met en jeu c’est-à-dire l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. consciemment exprimée ; car pour le reste du fait psychique concerné (qui s’étend virtuellement à la psyché tout entière) elle est essentiellement une situation de test projectif ayant l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. comme déclencheur. Dans un test projectif ordinaire la projection est déclenchée par des stimuli déterminés et fixes : une série de planches de taches d’encre dans le Rorschach, une série donnée de photographies dans le test de Szondi, une série donnée de dessins et photos dans le TAT, etc. Par contre le déclencheur est quelconque dans la situation psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. : c’est n’importe quelle cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). cachée à deviner, ou n’importe quel souhait organisateur visant un processus aléatoire concret ; et finalement, dans la perspective très générale ouverte par le postulat Formule_Janin_projection.jpg, le phénomène de la projection apparaît comme consistant essentiellement dans l’empreinte symbolique D laissée par la psyché dans tout matériau aléatoire I qui se trouve impliqué dans son activité. Autrement dit, le hasard est le miroir symbolique de la psyché dans toutes les situations psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. comme dans tous les tests projectifs, ceux-ci pouvant donc apparaître comme des exemples particuliers de situations psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi..

La psychologie des profondeurs nous a bien familiarisés avec l’idée que les produits de l’imagination reflètent les tendances profondes du psychisme sous-jaçent ; nous pouvons donc facilement accepter la conclusion ci-dessus – que le hasard reflète symboliquement la psyché – quand le hasard dont il s’agit est celui de l’imagination, c’est-à-dire dans les expériences de perception extra-sensorielle et dans les tests projectifs ordinaires. Par contre, à première vue nous ne voyons pas du tout comment le hasard matériel, concret, des situations psychocinétiques : une série de lancers de dés, ou de pile ou face, ou de cartes, pourrait lui aussi refléter des tendances subjectives profondes. Ce ne serait le cas que s’il existait une méthode d’analyse capable d’extraire d’une telle série des contenus de nature symbolique ; or les seules méthodes que nous connaissons sont celles de l’analyse statistique ; elles nous renseignent exclusivement sur l’issue numérique du conflit entre intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et conviction « chèvre », qui est en somme nous l’avons vu quelque chose de relativement local par rapport à l’ensemble de la psyché. Pourtant, si le principe Formule_Janin_projection.jpg a la valeur absolument générale que nous lui accordons, il faut que d’une façon ou d’une autre notre série d’objets matériels obtenue au hasard contienne la trace du psychisme concerné.

Or il s’agit là d’un problème vieux comme l’humanité: c’est celui de tous les arts divinatoires, de toutes les mantiques: ne pas prendre une donnée apparemment quelconque (due au hasard) pour ce qu’elle paraît être, mais l’interpréter dans un sens symbolique. Examinons la façon dont les mantiques traditionnelles ont résolu ce problème. Le cas du Yi King et celui de l’astrologie retiendront spécialement notre attention : bien qu’il s’agisse de deux techniques extrêmement différentes, leurs points de départ ont en effet ce caractère commun de consister en un groupe d’éléments simples considérés du point de vue de leur structure abstraite (arithmétique, géométrique), et d’où ne transparaît a priori aucune valeur symbolique, pas plus que d’une série de lancers de dés ou de pile ou face. La configuration formée est le produit d’un pur hasard: hasard de la séparation des tas de tiges d’achillée pour le Yi King, hasard du moment estimé significatif pour l’astrologie[[Le caractère aléatoire du point de départ de l’astrologie, indiqué ici en passant, mérite un examen plus détaillé auquel nous avons l’intention de consacrer un autre travail.]]. Cependant on applique ensuite à cet objet apparemment aléatoire un ensemble de règles d’où découle finalement une interprétation ayant en principe valeur contraignante, c’est-à-dire décrivant des nécessités d’ordre psychologique ou symbolique pour le sujet concerné ou la question posée. Pour aboutir à cela, on a accordé des significations précises à chaque élément distinct, ainsi qu’à chaque type de relation possible entre éléments, de sorte que l’objet analysé se trouve finalement reconstruit par une interprétation progressant de proche en proche depuis la structure fine jusqu’à la synthèse globale, autrement dit il est étudié en tant qu’objet potentiellement unique en son genre, ce qui est un point de vue tout à fait différent de celui du statisticien qui s’intéresse au contraire à l’appartenance de l’objet étudié à une certaine catégorie générale d’objets comparables.

Prenons un exemple: il existe 4096 séries possibles de douze pile et face obtenus au hasard. Quel que soit le critère d’analyse employé, le statisticien distinguera essentiellement deux catégories parmi ces 4096 séries: celles qui comportent une anomalie de structure statistiquement significative par rapport aux prévisions de la loi du hasard (soit 205 séries, si l’on admet 5% pour seuil de signification), et les autres, à structure sensiblement aléatoire (soit 3991 séries). Pour plus de précision on distinguera éventuellement quatre classes de résultats au lieu de deux: très significatifs (p,< 1 pour mille), significatifs (p entre 1 pour cent et 1 pour mille), suggestifs (p entre 5%et 1%) et non significatifs (p>5 %); les nombres respectifs de séries dans ces différentes classes seraient 4, 37, 164 et 3891. Autrement dit, et même si on cherche encore à raffiner, du point de vue du statisticien seules quelques-unes des 4096 séries possibles peuvent apparaître comme étant particulièrement originales: par exemple les 4 de la première catégorie, ou les 4+37 des deux premières, mais certainement aucune des 3891 de la dernière catégorie. Or dans l’esprit de l’interprétation mantique chacune de ces 4096 séries est un cas à part; le caractère aléatoire ou non aléatoire de l’une ou l’autre est de ce point de vue une qualité tout à fait mineure correspondant à un critère de portée extrêmement limitée. Si l’on veut, le point de vue du statisticien est générique, celui des mantiques est spécifique. Cette double perspective sur un même objet – celle-là même qu’au paragraphe V nous supposions impossible – nous semble correspondre parfaitement à la situation objective particulière que nous cherchons à saisir au niveau de notre série psychocinétique d’éléments; et de même que le point de vue statistique sur cette série est efficace en ce qui concerne l’issue du conflit limité et banal entre l’intention psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et la conviction « chèvre », de même nous proposons d’admettre que le point de vue de l’interprétation mantique est pertinent en ce qui concerne cette donnée hautement spécifique et complexe qu’est la psyché du sujet auquel se rapporte l’action psychocinétique étudiée.

Nous savons donc maintenant ou nous pouvons chercher le reflet du fait psychique complexe qui préside à toute expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.: dans le résultat d’ensemble de cette expérience, reconstitué en détail à partir de sa structure fine c’est-à-dire considéré comme unique. Mais comment associer à une telle analyse les corrélats symboliques dont nous avons besoin pour bâtir notre image du résultat, c’est-à-dire quelles règles d’interprétation choisir ? Tournons-nous encore une fois vers les traditions. Dans le Yi King, les couples d’oppositions symboliques vieux-jeune et yin-yang sont associés de façon impérative et précise aux couples numériques 6-9 et 7-8; dans l’astrologie, des valeurs symboliques sont attribuées à des corps matériels gravitant autour du soleil – par exemple l’amour à la planète Vénus. Ces principes interprétatifs (et tous les autres) ont donc un caractère totalement arbitraire d’un point de vue rationaliste. Toutefois, on est obligé de constater que pour les utilisateurs de ces mantiques et en particulier pour les cultures qui les ont engendrées ou du moins largement accueillies, ils correspondent indéniablement à des évidences culturelles fortement imprimées dans chaque psychisme individuel : que le 9 ait le caractère du « vieux yang » et le 8 celui du « jeune yin » est une donnée traditionnelle qu’aucun client du Yi King ne songe à contester; que Vénus soit la planète de l’amour est une évidence non seulement pour l’astrologie, mais aussi pour toute la tradition panthéiste qui en est le contexte; et ainsi de suite. Par conséquent nous ne pouvons pas soutenir que les règles d’interprétation des mantiques sont totalement arbitraires, parce qu’en pratique elles appartiennent à un patrimoine collectif d’associations symboliques dont aucun individu particulier ne peut être rendu responsable et qui constituent bien au contraire pour lui l’équivalent de nécessités naturelles. Ainsi nous ne saurons jamais vraiment pourquoi les cerises sont rouges; mais même s’il s’agissait d’une mutation imposée aux cerisiers par quelque botaniste préhistorique, ce n’en serait pas moins aujourd’hui un fait de nature devant lequel ne pèse pas bien lourd l’idée qu’après tout elles auraient pu être jaunes ou bleues, et il n’y aurait donc guère de sens à qualifier ce rouge  »d’arbitraire ».

Transposons maintenant ces considérations au niveau de notre moderne expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. : pour trouver les règles d’interprétation que nous cherchons, il nous faudra donc nous laisser guider par ces faits de nature que sont les associations symboliques actuellement en vigueur dans la psyché individuelle, qu’elles nous aient été léguées par une quelconque tradition à laquelle nous adhérons encore suffisamment, qu’elles soient nouvelles et propres au contexte spécial au XXême siècle industrialisé, ou qu’enfin elles appartiennent au noyau collectif largement indépendant des temps et des lieux, intimement lié à la nature humaine, sur lequel par exemple la psychologie de Jung attire tout spécialement notre attention. Il nous faudra ensuite prouver l’efficacité des règles d’interprétation que nous aurons proposées, en imaginant et en conduisant les vérifications expérimentales nécessaires. L’ensemble de ce travail équivaut à celui qui a été fait pour les tests projectifs ordinaires; on mesure donc l’ampleur de la tâche; il ne s’agit en somme de rien moins que d’inventer une mantique moderne.

Il nous semble assez évident qu’à titre d’introduction l’étude approfondie d’une ou plusieurs mantiques traditionnelles serait de nature à éclairer le chercheur sur le travail qui l’attend et les résultats à en espérer. Cette étude préalable devra bien sûr comporter elle aussi un volet de vérifications expérimentales, propre à mettre en évidence le degré de pertinence ou de non-pertinence, face à la psyché moderne, des valeurs symboliques impliquées dans les mantiques en question. Etant donné l’importance de l’enjeu – le hasard et la psyché sont-ils nécessairement liés, comme l’implique le postulat Formule_Janin_projection.jpg il nous paraît nécessaire d’accorder toute l’attention voulue à cette phase préliminaire de l’exploration, en dépit du préjugé défavorable qui s’attache de nos jours à l’ensemble des arts divinatoires. A notre sens, si le langage symbolique est aujourd’hui associé à un certain nombre de pratiques douteuses, c’est en bonne partie parce que les milieux dits  »sérieux » ont par trop dédaigné, justement, de le prendre au sérieux. Dans son propre domaine d’activités la psychologie des profondeurs combat comme elle le peut cette négligence. Ce que nous proposons ici est un plan d’action qui devrait permettre à bien d’autres qu’à des thérapeutes spécialisés de reconquérir méthodiquement les terres perdues – celles des mantiques traditionnelles, ancêtres de la moderne expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. – en vue de s’aventurer ensuite avec une chance raisonnable de succès à travers les terres vierges dans lesquelles, depuis longtemps déjà mais sans bien s’en être rendu compte, la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. classique s’est installée en avant-poste.

IX. CONCLUSION

Du point de vue élevé que nous avons progressivement atteint au fur et à mesure des réflexions qui précèdent, nous embrassons maintenant d’un seul regard un vaste panorama de phénomènes : d’abord ceux dont nous sommes partis, les perturbations apportées par tout observateur à la grandeur observée au niveau submicroscopique ; puis tous ceux, à l’échelle ordinaire, qui font déjà l’objet d’une recherche en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., qu’ils soient provoqués ou spontanés ; puis d’autres, pas encore mis en évidence mais facilement accessibles aux méthodes d’investigation classiques : les psychocinèses transtemporelles ; et enfin, la vaste trame sous-jaçente aux uns comme aux autres, ainsi d’ailleurs qu’à toute activité psychologique, trame suggérée ici et là par des observations indépendantes mais jamais explicitement reconnue comme phénomène normal et régulier: la dérive symbolique des significations. Nous entendons par là, rappelons-le, que tout contenu psychique conscient ou inconscient subit au contact des contenus voisins une déformation ou une transformation, qui tendent à ne conserver des significations du premier que le ou les noyaux symboliques s’accordant avec celles des seconds. Non seulement la dérive symbolique (qui inclut, rappelons-le, les effets de la conviction « chèvre ») permet de rendre compte de l’imprévisibilité et de la parcimonie des effets psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. en général, mais elle montre en quoi la paranormalité reflète, comme toutes les autres activités humaines, des réalités simplement psychologiques; et du même coup elle nous permet de comprendre à la fois que les mantiques sont en fait les formes archaïques de la psychologie, et que les résultats de l’expérience psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. moderne devrait normalement se prêter à une interprétation symbolique. De la physique des particules élémentaires aux arts divinatoires, la perspective ainsi découverte, qui contient en particulier le domaine exploré jusqu’ici par la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. classique, déborde donc largement celui-ci.

Le pivot de cette vision synthétique des choses est l’idée qu’il y a dans l’univers des indéterminations essentielles et que la psyché y est partie prenante; ou si l’on veut que la psyché s’insère dans l’univers parce qu‘il contient des indéterminations essentielles. C’est ce qu’exprime le postulat de base Formule_Janin_projection.jpg, ou principe de l’efficacité du fait psychique. Pris sous un autre angle, cela signifie encore que la psyché en soi possède réalité et efficacité. On notera que ce principe n’a pas été démontré dans ce qui précède: il est le fruit d’une induction issue d’un certain nombre de considérations théoriques (l’éventualité de l’existence d’indéterminations essentielles), et de constatations empiriques qui semblent s’y rapporter. Il a donc essentiellement valeur heuristique, il est une clef de déchiffrage possible et non un raisonnement justificatif, il n’est pas fait pour expliquer un mécanisme mais pour éclairer la perspective dans laquelle ce mécanisme a peut-être été construit. Nous ne voyons pas et ne verrons sans doute jamais comment une simple intention subjective peut concrètement influencer dans son sens la chute des dés ou les images que nous nous formons d’un objet caché. L’existence d’effets psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. transtemporels et surtout le caractère symbolique de nombre de ces effets ôtent pratiquement toute pertinence, si jamais elles en ont eu aucune, aux explications de type physique avancées ici et là pour tenter de rendre compte des phénomènes paranormaux. En admettant Formule_Janin_projection.jpg nous renonçons délibérément à toute rationalisation de cet ordre, exactement comme en admettant le principe newtonien de l’attraction universelle nous avons renoncé à comprendre comment deux corps matériels peuvent agir l’un sur l’autre sans aucun intermédiaire matériel : nous avons simplement constaté qu’il en était ainsi partout où nous en tentions l’expérience, et cette constatation est devenue un postulat de base précisément parce qu’elle ne pouvait se réduire à rien d’autre. Poursuivant ce parallèle jusqu’au bout, nous disons ceci : de même qu’un corps matériel agit sans intermédiaire matériel sur un autre corps, du seul fait que (et dans la mesure où) celui-ci est lui aussi pourvu d’une masse, de même la psyché agit sans intermédiaire sur le cosmos du seul fait que (et dans la mesure où) celui-ci est comme elle porteur de contenus symboliques. Nous estimons, en d’autres termes, que nous ne pouvons pas rendre compte de la totalité de la réalité sans faire intervenir une dimension nouvelle, entièrement originale, irréductible aux autres et aussi nécessaire qu’elles : la dimension psychique (ou symbolique).

Les implications d’une telle conception élargie de la réalité sont naturellement immenses, tant pour la science que pour la philosophie, et certainement, à terme, pour la vie quotidienne des hommes. Il est donc particulièrement important qu’elle soit susceptible de vérification expérimentale. A l’actif de celle-ci on peut compter déjà tout l’acquis de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. classique. Dans les domaines nouveaux que nous avons définis, nous suggérons de commencer l’exploration par les points suivants:

1/ Existence de la finalité[[Au moment d’envoyer cet article à l’impression nous apprenons (correspondance personnelle) que plusieurs expériences d’un principe identique à celui que nous indiquons ici ont été tentées et réussies, par Helmut Schmidt, de l’Institut de parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. de Durham (USA).]] : expérience de psychocinèse dans le passé. Exemple: une série de lancers de dés est faite par une machine, les résultats en sont enregistrés, mais personne n’en prend connaissance. Plus tard – quelques minutes, quelques jours, quelques mois – un sujet s’efforce d’influencer ces lancers de dés dans le sens qu’il choisit à ce moment-là; par exemple, il souhaitera obtenir un excès de 2. On se reportera alors à l’enregistrement resté jusque-là caché et on comptera le nombre des 2 obtenus; conformément aux remarques du paragraphe III, si ce nombre excède significativement les prévisions statistiques, la simple clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. ne suffira pas à l’expliquer: Elle expliquerait bien, en effet, que le sujet ait pu connaître la tendance moyenne d’une série non quelconque de résultats encore non dévoilés, mais justement pas que cette série soit non quelconque bien qu’étant d’origine aléatoire. Cependant, dira-t-on, s’agit-il vraiment de psychocinèse dans le passé? N’est-ce pas l’expérimentateur lui-même qui, inconsciemment, influence les dés en fonction de sa prémonition (inconsciente elle aussi) du futur souhait du sujet, ou bien même qui simultanément influence les dés et oriente le futur souhait du sujet? Cette seconde éventualité, qui revient en somme à supposer que le sujet est passif tout en croyant être actif, pourra être rendue fortement improbable si, par exemple, un expérimentateur habituellement incapable de psychocinèse obtient des résultats positifs avec un sujet habituellement doué, et négatifs avec des sujets quelconques; d’autres précautions de ce type devront aussi être imaginées. Quant à la première éventualité (prémonition suivie de psychocinèse), dès lors qu’elle accorde une valeur déterminante au souhait du sujet, tout comme l’interprétation la plus simple (psychocinèse dans le passé) elle implique la subordination d’un évènement à un évènement postérieur, autrement dit un enchaînement final quelles qu’en soient les modalités concrètes. Dans ce genre d’essais, surtout ceux qui ouvriront la voie, toutes les précautions devront être prises pour réduire au maximum les effets de la conviction « chèvre » de l’expérimentateur et du sujet, certainement beaucoup plus virulente compte tenu du pas à sauter (admettre la finalité) que s’il s’agissait d’essais de psychocinèse ordinaire. Toutes les dispositions propres à aveugler partiellement ou complètement les intéressés sur le but réel de l’expérience, ou bien, au contraire, à susciter chez eux un assentiment suffisant quant à la légitimité de ce but, seront les bienvenues.

2/ Existence de corrélats symboliques de la psyché individuelle dans le monde objectif : essais portant sur les arts divinatoires. Une expérience simple serait la suivante: on applique une mantique traditionnelle à deux sujets différents A et B, soit à propos d’une même question personnelle précise à laquelle A et B ont des réponses dissemblables (et que l’on peut poser entre autres au Yi King, aux tarots, à la géomancie, à l’astrologie), soit sous l’angle plus large d’une analyse globale du caractère (que dit pouvoir faire l’astrologie par exemple). On obtient ainsi deux protocoles X et Y que l’on présentera de façon anonyme: ils ne porteront aucun indice extérieur permettant de les assigner à A ou B. On s’adressera ensuite à un ou plusieurs juges qui connaissent bien A et B, ou bien qui possèdent sur eux d’autres couples de protocoles psycho-biographiques A’ et B’ provenant de sources non divinatoires : descriptions faites par A et B eux-mêmes, ou par des amis communs, ou réponses à des questionnaires suffisamment détaillés, ou résultats de tests psychologiques divers, etc. On demandera alors aux juges d’assortir X et Y à A (ou A’) et B (ou B’). Un calcul simple montre que si un tel essai réussit 7 fois de suite, le degré de signification statistiqueUn résultat est dit généralement significatif lorsqu’il n’y a pas plus de 5 chances sur 100 que ce même résultat ait été produit par les fluctuations du hasard ; ce qui correspond à une probabilité p de 5 % soit p = 0,05 (on utilise aussi parfois un seuil de significativité à 1 % soit p = 0,01). qui s’attache à la réussite globale est meilleur que 1% . L’écueil majeur de ce genre d’expérience réside dans notre profond manque,de familiarisation avec le langage symbolique, ou si l’on veut dans le large hiatus qui prévaut à notre époque entre l’approche dite scientifique et l’approche dite symbolique. Le spécialiste des mantiques qu’on voudra mettre à contribution, ou le juge qui devra lire les protocoles « divinatoires » X et Y, ou les deux, devront donc faire preuve d’une ouverture d’esprit peu commune de nos jours. Rappelons-nous aussi que du strict point de vue technique, la compétence requise dans chaque mantique concernée équivaut à la maîtrise d’un test projectif, laquelle suppose elle-même une culture psychologique qui ne s’improvise pas – ce que l’on ne peut vraisemblablement attendre ni du premier occultiste, ni du premier scientifique venus. Autrement dit, même la toute première preuve empirique de l’existence de corrélats symboliques objectifs de la psyché (dans les nombres de tiges du Yi King, dans l’agencement des cartes du tarot, dans le caractère pair ou impair des points « jetés » par lé géomancien, dans les positions planétaires de l’astrologie) ne pourra être donnée qu’au prix d’une expérimentation particulièrement prudente et exigeante. Notons d’autre part que la réussite de ce genre d’essais implique, comme nous l’avons indiqué plus haut, que les associations symboliques traditionnelles soient encore suffisamment valables pour la psyché moderne : il y a donc là une incertitude au départ. Mais si l’expérience réussit on aura fait d’une pierre deux coups : cette éventualité vaut bien qu’on prenne un risque.

Notons enfin que si les réflexions des paragraphes VII et VIII sont conformes à la réalité, c’est l’ensemble de la psyché, et non pas seulement ses composantes de surface, qui intervient dans les essais tels que celui que nous proposons ici; leur taux de réussite devrait donc, en vertu de Formule_Janin_projection.jpg être égal à 100% en principe; nous nous attendons en tout cas à ce qu’il soit nettement supérieur à celui des expériences parapsychologiques ordinaires. C’est de toutes façons d’après ce critère qu’on devra pouvoir juger que l’expérimentation sur les réalités symboliques a vraiment un objet mieux choisi que celle sur les seules intentions psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. conscientes de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. classique.

Il est clair qu’au delà de ces premiers essais, la vérification d’ensemble appelée par le principe Formule_Janin_projection.jpg constitue une entreprise énorme, et cela en particulier parce qu’elle exige la maîtrise du dialogue avec des réalités symboliques. Mais le but à atteindre nous semble justifier d’avance l’effort nécessaire: conformément à l’intuition qui sans doute a poussé plus d’un parapsychologueCe terme revêt de nos jours un double sens. Utilisé pour désigner les chercheurs de formation scientifique et universitaire qui étudient les phénomènes paranormaux dans le cadre de la parapsychologie scientifique, il renvoie aussi aux praticiens de l'occulte et du paranormal (voyants, médiums, magnétiseurs, etc.). On pourrait souhaiter que la première acception évoquée l'emporte dans le vocabulaire courant pour ainsi éviter toute confusion. L'ambiguïté du terme est volontiers entretenue par les critiques et détracteurs de la parapsychologie scientifique. Ceux-ci tentent ainsi, par un pernicieux effet d'amalgame maintenant une certaine confusion sémantique, de reléguer des recherches se voulant rationnelles sur ces questions en dehors du champ de la science. Des praticiens du paranormal peuvent avoir tendance, eux aussi, à entretenir cette ambiguïté. En se prétendant parapsychologues, ils espèrent sans doute, par la référence scientifique qu'ils s'attribuent, renforcer auprès de leurs clients l'image de professions en manque de reconnaissance sociale. De plus, le peu d'approfondissement que des enquêtes médiatiques trop souvent en mal de sensationnel consacrent à ce type de questions contribue à laisser perdurer la confusion, là où il faudrait au contraire faire preuve de discernement et de prudence. Que pouvons-nous dire des parapsychologues relevant du premier sens envisagé et que nous voudrions privilégier ici? D'origines universitaires variées, les chercheurs amenés à réfléchir aux questions parapsychologiques se recrutent aussi bien parmi des spécialistes des sciences dites humaines (psychologues, ethnologues, sociologues, etc.) que parmi des spécialistes des sciences dites exactes (mathématiciens, physiciens, biologistes, etc.). Des philosophes, des médecins et des ingénieurs se retrouvent également impliqués dans ce domaine de recherche. Seuls quelques laboratoires dans le monde emploient des chercheurs en parapsychologie à temps plein. Compte tenu du peu de place que l'institution scientifique accorde encore à la parapsychologie, la plupart des chercheurs n'y consacrent qu'une partie de leur temps, exerçant par ailleurs des fonctions en lien avec leur formation d'origine. Les premiers grands noms de la parapsychologie furent les pionniers de recherches qualifiées alors de psychiques , ou bien encore de métapsychiques. Parmi les plus connus, on pourrait citer le philosophe américain William James (1842-1910), tenant du pragmatisme, le physicien anglais William Crookes (1829-1919), rendu par ailleurs célèbre par la découverte du thallium, et le Français Charles Richet (1850-1935), prix Nobel de médecine en 1913. Deux psychologues américains ont ensuite particulièrement marqué l'histoire de la parapsychologie durant la seconde moitié du XXème siècle. Joseph Banks Rhine (1925-1980) est considéré comme le père de la parapsychologie quantitative car il a systématisé le traitement statistique des phénomènes paranormaux observés en laboratoire. Plus près de nous, Charles Honorton, en introduisant la technique du ganzfeld et en appliquant les techniques de méta-analyses aux données parapsychologiques, a permis de faire avancer le débat entre partisans et opposants de la parapsychologie. En France, c'est essentiellement autour de l'Institut métapsychique international, fondé en 1919, que se sont regroupés les principaux intellectuels interessés par ces questions. On citera, pour mémoire, les docteurs Gustave Geley (1865-1924) et Eugène Osty (1874-1938) ou bien encore les ingénieurs René Warcollier (1881-1962) et Henri Marcotte (1920-1987). Le spécialiste d'éthologie animale Rémy Chauvin, membre de l'Académie des sciences, est certainement, à l'heure actuelle, le scientifique le plus connu du grand public qui ait ouvertement déclaré son intérêt pour la parapsychologie, par le biais notamment d'expériences réalisées avec des animaux. Ce sont en fait de très nombreux chercheurs (qu'il faudrait certainement compter en milliers), issus de mondes scientifiques et intellectuels très divers, qui se sont passionnés pour la parapsychologie depuis plus d'un siècle, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, comme dans l'ex-URSS ou d'autres pays du monde. Dans son ouvrage "Somnambulisme et médiumnité" et plus particulièrement dans le tome II intitulé "Le Choc des sciences psychiques", le philosophe et sociologue Bertrand Meheust, reprenant l'histoire des débuts de la métapsychique, tente de comprendre les origines de l'incroyable entreprise d'occultation qui a pesé et qui pèse encore sur les travaux de plusieurs générations de parapsychologues. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} vers son métier, ce but n’est pas vraiment, au fond, de savoir si on trouvera un jour comment remplacer le téléphone par la télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. et les caprices de la fortune par la concentration de nos volontés; il est d’apprendre à découvrir en quoi, par delà les impatiences et les incertitudes de la vie quotidienne, et même si beaucoup d’entre nous ont depuis longtemps cessé d’y croire, nous sommes dans la pensée comme dans l’action les partenaires nécessaires du cosmos. Dans les pages qui précèdent, nous avons proposé et illustré la position de principe nouvelle qui constitue à notre avis le fil d’Ariane de cette découverte, et dont l’ensemble de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. classique est déjà une importante illustration; puis nous avons suggéré en suivant ce fil quelques premiers pas en avant dans les vastes domaines encore à explorer. Le reste du travail, le plus gros, est à faire.