Home
Hypnose et télépathie : Compte-rendu d’une expérience de l’IMI

Hypnose et télépathie : Compte-rendu d’une expérience de l’IMI

Nous vous présentons le compte-rendu d’une expérience de télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. sous hypnose réalisée dans le cadre des activités de recherche de l’IMI. Cette expérience tente de vérifier si l’état hypnotique favorise les capacités psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. (ici télépathiques) chez des sujets non particulièrement doués. Après une brève revue de littérature, Djohar Si Ahmed, Philippe Laurent et Mario Varvoglis présentent l’expérience et ses résultats.

COMPTE-RENDU D’UNE EXPERIENCE DE TELEPATHIE SOUS HYPNOSE

Djohar Si Ahmed, Philippe Laurent
et Mario Varvoglis


I. Introduction
a. Revue littéraire
b. Hypothèse de base

II. Méthode
a. Sujets
a1.Recrutement
a2.Constitution des binômes
b. Lieu d’expérimentation
c. Matériel utilisé
d. Logiciels
e. Déroulement de l’expérimentation
f. Phase de jugement

III. Résultats

IV. Discussion

V. Bibliographie

VI. Annexes
a. Programme de sélection pseudo aléatoire des cibles
b. Consignes données aux juges


COMPTE-RENDU D’UNE EXPERIENCE DE TELEPATHIE SOUS HYPNOSE.

Djohar Si Ahmed, Philippe Laurent
et Mario Varvoglis.

I. Introduction

a. Revue littéraire

L’hypnose et les phénomènes psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. ont de tout temps été liés. On peut en retrouver trace dans les premiers travaux de Mesmer dont le magnétisme permettait aux sujets en état « de crise », la mise entre parenthèses des sens externes au profit d’un « sens interne » grâce auquel les magnétisés pouvaient lire l’avenir ou percevoir le passé (Mesmer, A., 1776).

Ces capacités vont se décupler avec le somnambulisme de Puységur au cours duquel les sujets devenaient de véritables médecins pouvant lire à distance dans le corps des autres (hétéroscopie), poser des diagnostics et proposer une thérapie.

Aussi bien chez Mesmer, Puységur, ou Janet (1886), plusieurs types de phénomènes ont pu être observés au cours de l’état somnambulique ou plus tard hypnotique : communauté de sensations, auto et hétéroscopie, suggestion mentale à distance, etc.
Par la suite de nombreuses expériences ont été menées de par le monde, attestant de corrélations très significatives entre hypnose et télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue.. Depuis et avec l’avènement des laboratoires de recherche en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., ce lien entre l’état de conscience hypnose et l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. a été confirmé par de nombreux travaux.

Deux grands types d’expérience ont été envisagés pour étudier l’influence de l’hypnose sur les performances télépathiques : celles utilisant les réponses forcées (avec les cartes de Zener) et celles à réponses libres (visualisation d’une cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). choisie au hasard).
Les premières ont d’abord été menées par Rhine qui posait déjà la question de savoir si c’était l’hypnose qui améliorait les capacités psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. d’un sujet ou si c’était le fait de savoir que l’on pouvait obtenir de meilleurs résultats sous hypnose qui était à l’origine des réussites.
D’autres travaux précisèrent les choses. Ainsi une étude publiée par Grela en 1945, a comparé les performances entre 11 sujets hypnotisés (avec suggestions post-hypnotiques d’échec et à d’autres moments de réussite) et 10 sujets non hypnotisés. Les résultats obtenus s’écartaient du hasard de façon significative. Fahler (1957) puis Fahler et Cadoret (1958) ont montré à la suite de plusieurs études que les essais de clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. avec des cartes étaient nettement plus réussis sous hypnose qu’à l’état vigile. Nash et Durkin (1959) réalisèrent quant à eux, 300 essais avec des sujets à l’état vigile et 300 essais avec des sujets sous hypnose, sans mettre en évidence de différence significative.

En 1961, Davis a comparé les performances ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. de trois groupes de sujets : très hypnotisables, moyennement hypnotisables et non hypnotisables, en faisant varier les conditions avec ou sans suggestion de réussite, avec et sans suggestion post hypnotiques. Les résultats furent probants dans la mesure et le plus fort score fut obtenu par les sujets hypnotisés sans suggestion.

Les effets de l’hypnose et des suggestions post-hypnotiques sur le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. furent testés par de nombreux chercheurs avec différentes variantes expérimentales : soit l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. et le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. était hypnotisés (Casler, 1964) soit il était suggéré aux sujets sous hypnose (21) de se donner à eux-mêmes les suggestions susceptibles d’augmenter leurs capacités psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. (Casler, 1967).

En 1964, Honorton réalisa une étude ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. avec un groupe de six sujets constitué de chèvres et de moutons. L’hypnose s’avéra potentialisatrice aussi bien des réussites (moutons) que du psi-missing des chèvres. En 1966, il confirma ces résultats avec un groupe de 20 sujets.

Après ces expériences ayant utilisé des réponses à choix forcé (cartes de Zener notamment), d’autres expériences furent menées avec des tests ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. à réponse libre, notamment au Maïmonides Medical Center de New York avec l’étude de la télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. dans le rêve.
Krippner (1968) a comparé les résultats de 8 sujets hypnotisés et d’un groupe de 8 sujets témoins afin de mettre en évidence les éléments télépathiquement perçus apparaissant dans la rêverie hypnotique, la rêverie éveillée, au cours d’une sieste ou dans des rêves nocturnes.
Avec six sujets sélectionnés avec l’échelle de suggestibilité de Barber, Honorton et Stump (1969) suggéraient à des sujets sous hypnose qu’ils allaient faire un rêve dans lequel ils pourraient visualiser le contenu d’une enveloppe cachetée. Cette rêverie durait cinq minutes. Les cibles ont été perçues 13 fois au cours des 28 essais (p< .02).
D’autres expériences de clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. de cibles sous rêverie hypnotique menées par Glick et Kogen (1971) et Honorton (1972) confirmèrent par la suite ces résultats. En outre, on s’aperçut que les sujets ayant un haut niveau de suggestibilité (échelle de Barber) obtenaient des correspondances significatives entre les cibles et le contenu des rêveries hypnotiques (p. <04), alors qu'aucune différence notable ne se dégageait chez les sujets non hypnotisés.
Reprenant la méthode expérimentale de Honorton et Stump, Moreau et Rogez (1977) ont testé 12 couples (agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. et percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur.) de volontaires étudiants dont l’âge s’étalait entre 20 et 30 ans. Les couples étaient constitués de personnes se connaissant déjà ou de personnes se rencontrant pour la première fois. Aucune sélection n’a présidé à cette expérience : ni tests de suggestibilité, ni dons télépathiques.
Quarante séries de cinq cartes furent constituées et chaque couple participant à 6 ou 8 essais de télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue.. Une carte tirée au hasard par l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. était envoyée télépathiquement à un percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. resté dans une autre pièce avec l’hypnotiseur.
Le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur., à la fin de la séance, se voyait présenté le jeu de cinq cartes dont la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). avait été tirée. Il devait noter de 0 à 10 le degré de ressemblance entre les cinq cartes et sa rêverie.

Alors que la probabilité de reconnaître la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). parmi le pack de 5 cartes était de p=.0, 20, les percipients identifièrent la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). 22 fois (au lieu des 16 dus au hasard).
Bien que peu significatifs, les résultats de cette expérience sont toujours cohérents avec l’hypothèse d’une facilitation du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. par l’hypnose.

Au total il ressort de ces expériences comparant les performances psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. de sujets éveillés et de sujets hypnotisés, que l’induction et/ou les suggestions hypnotiques augmentent l’émergence du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi..
Depuis les expériences utilisant l’hypnose dans les études ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. se sont raréfiées au profit du GanzfeldLe Ganzfeld (terme allemand qui signifie "champ sensoriel uniforme") est un protocole d’induction d’état hypnagogique pour les expériences de télépathie. Le Ganzfeld est le protocole le plus utilisé actuellement en parapsychologie expérimentale. Il a été tout d'abord développé par Charles Honorton dans les années 1970.. Dès 1974, Charles HonortonCharles Honorton s’est intéressé très tôt à la parasychologie. Adolescent, il échangea avec Joseph Rhine, et étudiant, il passa ses mois d’été au Laboratoire de Parapsychologie de l’université de Duke en Caroline du Nord. Charles Honorton collabora avec Stanley Krippner et Montague Ullman au Maimonides Medical Center (Brooklyn, New York) lors des expériences de Reve Telepathique. Devenu directeur de la division de parapsychologie au Maimonides, il fonda en 1979 le Psychophysical Research Laboratories (PRL) à Princeton dans le New Jersey. Il est décédé en 1992 laissant derrière lui un nombre important de publications de parapsychologie, sa principale contribution en parapsychologie étant le développement du protocole Ganzfeld. opta pour ce dispositif moins lourd que celui utilisé par Ullman au Maïmonides’Hospital, en recourant à une technique de modification de l’état de conscience généré par le GanzfeldLe Ganzfeld (terme allemand qui signifie "champ sensoriel uniforme") est un protocole d’induction d’état hypnagogique pour les expériences de télépathie. Le Ganzfeld est le protocole le plus utilisé actuellement en parapsychologie expérimentale. Il a été tout d'abord développé par Charles Honorton dans les années 1970.. L’intérêt de ce nouveau dispositif explique l’absence ou la raréfaction de publication sur l’hypnose et l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement..

b. Hypothèse de cette expérience

Nous avons conçu cette expérience dans le but de vérifier si l’état hypnotique favorise les capacités psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. (ici télépathiques) chez des sujets non particulièrement doués.
Plus précisément, il était prédit que nous obtiendrons des résultats statistiquement significatifs dans la perception extrasensorielle d’une cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). par des sujets sans capacité psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. avérée et chez lesquels on allait induire un état d’hypnose.

II. Méthode

a. Sujets

a1. Recrutement

Une annonce a été passée sur le site web de l’IMI. 62 personnes ont répondu à l’annonce de cette expérience, mais pour des raisons pratiques seules 44 personnes ont été reçues pour un premier entretien, avec l’un ou l’autre des expérimentateurs qui leur ont proposé :
• Un questionnaire écrit et non un entretien individuel (pour des raisons d’homogénéité du matériel obtenu par deux hypnotiseurs n’ayant pas forcément les mêmes habitudes de travail).
• Une version simplifiée du Myers-Briggs Type Indicator ou MBTI, questionnaire fondé sur la psychologie jungienne.
• Un test de suggestibilité : chute en arrière, chute en avant (éventuelle) catalepsie du bras et/ou poings fermés afin d’avoir une certaine idée de l’hypnotisabilité des participants.
• Une information sur l’hypnose.

31 sujets qui répondaient à nos critères de sélection ont accepté de participer à l’expérience proprement dite. Ces sujets venaient d’horizons assez divers (étudiants, salariés, retraités) et leur âge s’étalait entre 19 et 61 ans. Ils présentaient tous un intérêt plus ou moins prononcé pour la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et pour les travaux de l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. International.

a2. Constitution de binômes agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi./percipient.

Pour définir les binômes de chaque session de télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. le critère principal était la disponibilité des uns et des autres. Vu les difficultés de programmation de ces sessions, nous n’avons pas cherché à former des binômes de personnes se connaissant. Un seul binôme était constitué de personnes proches, 4 binômes par des personnes ayant participé pendant quelques années à un groupe de thérapie, et 10 binômes par des sujets se rencontrant pour la première fois le jour de l’expérience. Enfin, suite à un désistement de dernière minute un binôme a été formé par un sujet/percipient et un expérimentateur dans le rôle de l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi..

b. Lieu d’expérimentation

Pour des raisons de disposition des lieux, cette expérience s’est déroulée à l’ICLP, 15 rue Bargue, Paris 15ième dans deux bureaux, un pour le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. et un pour l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. ; ces bureaux sont séparés par 4 pièces, et approximativement 25 mètres de distance.

c. Matériel utilisé

Cibles : Les cibles, dans cette expérience, étaient constituées de 40 textes, d’une page dactylographiée chacun. Ces 40 textes étaient groupés en 10 grandes enveloppes (« packs ») chacun ainsi contenant 4 textes jugés comme étant aussi différents que possible les uns des autres. Les 4 textes de chaque pack étaient contenus dans des enveloppes individuelles.

Autres matériels :

 Un PDA Palm avec logiciel de tirage de nombres aléatoires.

 Un dictaphone Sony numérique (avec micro cravate) et un PC sur lequel sont stockés les enregistrements (fichiers WAV).

d. Logiciel

Les numéros d’enveloppe et de texte ont été sélectionnés par un programme de génération de nombres aléatoires fonctionnant sur un ordinateur de poche Palm. Ce programme utilise le générateur de nombres pseudo-aléatoires (PRNG) fourni en standard dans le langage de programmation (HB++) mais ajoute deux caractéristiques ayant pour but de garantir le caractère réellement aléatoire du tirage :

1. Le PRNG est initialisé au démarrage du programme par le compteur de temps de la machine (nombre de tics d’horloge en ms écoulés depuis minuit).
2. Les nombres sont générés de façon continue au sein d’une boucle de programme interrompue par l’utilisateur. Ainsi, plusieurs centaines de nombres sont générés avant que l’utilisateur actionne la commande d’affichage. Ce processus peut être assimilé au tirage d’une boule de loto dans un panier rotatif par action sur un levier (voir en annexe 1, le programme source).

e. Déroulement de l’expérimentation

• Le binôme agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi./percipient préalablement constitué (voir plus haut) est reçu par les expérimentateurs (A et P) ; les deux sujets font connaissance pendant quelques instants.
• On leur explique ensuite en quoi consiste l’expérience : le rôle de l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi., le rôle du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur., etc. Chaque sujet participera à deux sessions consécutives, comprenant chacune un essai d’envoi/réception ; chaque sujet est tour à tour agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. et percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..
• Les deux sujets sont placés dans leur espace respectif.
• Pour le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. un protocole d’induction hypnotique « standard » est utilisé avec suggestions d’ouverture de champ de conscience
• Pendant que l’expérimentateur P s’entretient avec le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. pour préparer la séance et commencer l’induction, l’expérimentateur A propose à l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. en une séance de relaxation.
• Ensuite, de façon synchronisée (c’est-à-dire par convention, un quart d’heure après le début de l’expérience), l’expérimentateur A tire à l’aide du système aléatoire sur Palm, un numéro de pack et un numéro de texte-cible. Il présente ce texte à l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. en état de relaxation. Ce dernier lit, s’imprègne de ce texte et l’envoie mentalement au percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..
• Dans l’autre pièce, l’expérimentateur P demande au percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur., en état hypnotique, de verbaliser sensations, images et scénarios. Le tout est enregistré. Cette phase de « réception » dure environs 20 minutes, selon l’importance de la verbalisation du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..
• Une fois le récit sous hypnose et les éventuels ajouts post-hypnotiques enregistrés agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi., percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. et expérimentateurs se retrouvent dans la salle d’attente, où le texte-cible est révélé. Les deux participants échangent leurs impressions de l’expérience et leurs associations à la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.)..
• Puis, deuxième session avec les mêmes sujets, mais inversion des rôles : le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. devient agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. et l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi. devient percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..

f. Phase de jugement

Trois juges extérieurs ont reçu un CD-ROM contenant les récits numérotés pour chaque session, ainsi qu’une photocopie de textes-cibles rangés selon les packs établis. La consigne donnée consistait à trouver parmi les 4 cibles d’une session, celle qui correspondait le plus au récit du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. (voir Annexe b : consignes). Les notations de chaque juge ont été envoyées à un analyste extérieur, qui a également reçu de la part des expérimentateurs le numéro de cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). qui a été réellement choisi par le PRNG du Palm au début de la session.

III. Résultats

Le tableau ci-dessous présente le numéro de la session, le numéro du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur., son profil MBTI, ainsi que le pack et les cibles pour cette session. Une session (celle qui concerne le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. No 5) a été écartée, à cause d’une possible fuite d’information lors d’une discussion avec un des juges. Aussi, les analyses ont été appliquées sur 30 sessions.

Tableau_resultats1.jpg

Le tableau ci-dessous reproduit le résultat des évaluations par les juges aveugles. Un
succès (valeur 1) est noté quand le juge a deviné le texte cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). parmi les 4 proposés dans l’enveloppe.

Tableau_resultats2.jpg

Le nombre total de succès correspond exactement à ce que laisserait espérer le hasard seul :
• P (succès) = 0,25 (1 texte à deviner parmi 4).
• Nb juges = 3.
• Nb essais = 30.
• P (succès) × Nb juges × Nb essais = 22,5.

Le résultat de l’expérience, au niveau global, est donc non significatif (ce que confirme l’analyse par la loi binomiale).

Pour information, nous présentons également les profils MBTI des 6 binômes ayant obtenu les meilleurs scores (c’est-à-dire pour lesquels les juges ont voté majoritairement pour le texte-cible tiré) :

Tableau_Agent-Percipient-2.jpg

IV. Discussion

Dans cette expérimentation, l’analyse statistique montre qu’il n’y a eu aucune relation significative entre les verbalisations des sujets et le texte cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.).. L’hypnose ne susciterait-elle pas d’effet psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. ? La littérature expérimentale, citée plus haut, révèle pourtant de nombreux résultats significatifs dans des expérimentations comparables ; il serait donc intéressant de mettre à jour quelques éléments d’analyse qui pourraient expliquer le peu de résultats obtenus ici.

1. Dans cette expérimentation préliminaire, nous avons choisi des participants plus au moins « au hasard », c’est-à-dire non particulièrement « doués » au niveau psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., et peu ou pas familiers de l’expérience hypnotique. Dans une future expérimentation hypnose/télépathie il serait intéressant d’avoir des critères de sélection prenant davantage en compte les capacités psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. des sujets. Toutefois ce choix « au hasard » des participants était en fait voulu : l’idée étant de trouver, sur la base de résultats empiriques, des sujets doués avec lesquels poursuivre ensuite une série de sessions hypnose/télépathie.

2. Dans une grande majorité d’expérimentations réussies en télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue., qu’elles soient associées à l’hypnose, au GanzfeldLe Ganzfeld (terme allemand qui signifie "champ sensoriel uniforme") est un protocole d’induction d’état hypnagogique pour les expériences de télépathie. Le Ganzfeld est le protocole le plus utilisé actuellement en parapsychologie expérimentale. Il a été tout d'abord développé par Charles Honorton dans les années 1970. ou aux rêves, les participants jouant le rôle d’émetteur et de récepteurPôle réceptif dans un échange télépathique ; celui qui reçoit l’information ; opposé à émetteur ou agent. ont généralement des liens amicaux ou familiaux. De plus, les quelques expérimentations explorant explicitement le facteur « lien émetteur-récepteur » montrent la supériorité des résultats quand ce lien est fort. Aussi, il est probable que notre choix – fondé sur des raisons pratiques – de travailler avec des participants ne se connaissant pas du tout, a eu un impact sur les résultats de l’expérimentation.

3. La grande majorité d’expériences psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sont fondées sur des cibles visuelles : dessins, images et photos, clips vidéo, etc. Dans l’expérimentation présente, nous avons choisi d’innover, en introduisant des cibles constituées par des textes courts, lus et « envoyés » mentalement par l’agentDans les cas spontanés, la personne vivant l’événement dont le récepteur va recevoir l’information ; dans les expérimentations de télépathie, l’émetteur ; dans la psychokinèse :le sujet, considéré comme source du psi.. Peut-être que cette façon de procéder n’aurait pas créé un état favorable à la « transmission » de la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.).. Une alternative intéressante serait d’utiliser des textes cibles enregistrés préalablement (par exemple, par un acteur) et écoutés (plutôt que lus mentalement) par l’émetteur.

4. La phase de jugement, permettant d’analyser les résultats de manière quantitative, était assurée par des juges extérieurs, et non par les percipients eux-mêmes. Nous avons choisi cette approche pour minimiser le risque d’une « contamination précognitive » (l’exposition du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. aux 4 textes à la fin de la session contaminerait la « réception » du texte-cible pendant la session). Mais en cherchant à éviter ce problème, nous en avons peut-être introduit un autre, plus important. En effet, lors des sessions, les réactions positives des percipients à la lecture des textes cibles « reçus» incitent à penser qu’il y avait bien plus de correspondances qualitativement intéressantes que ce qui est suggéré par les résultats quantitatifs des juges. Peut-être qu’en passant par les évaluations des juges aveugles (qui se basent sur les verbalisations transcrites de percipients) nous avons fini par nous priver d’éléments télépathiques qui étaient « perçus » par les récepteurs, mais qui n’ont pas été verbalisés ? Si oui, dans l’avenir il sera préférable de suivre l’approche habituelle d’évaluation dans laquelle le percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur. lui-même, à son réveil, note les 4 options, s’appuyant sur son « feeling » global (éléments verbalisés ainsi que non verbalisés).

V. BIBLIOGRAPHIE

BARBER T.X.
1969- Hypnosis: a scientific approach, New-York, Van Nostrand-Reinhold,
CASLER L.
1962- The improvement of clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. scores by means of hypnotic suggestion, Journal of Parapsychology.
1964 – The effects of hypnosis on GESP, Journal of Parapsychology, 28..
CHERTOK L.
1965- L’hypnose, Paris, Payot.
DINGWALL E.J.
1967-1968- Abnormal hypnotic phenomena- A survey of nineteenth-century cases, (4 Vol.) London – Churchill.
FAHLER J.
1957- ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. card tests with and without hypnosis », Journal of Parapsychology, 21.
FAHLER J. et CADONET R.
1968- ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. card tests with college student with and without hypnosis, Journal of Parapsychology, 22
FAHLER J., OSIS K
1966- Checking for awareness of hits in a precognition, experiment with hypnotized subjects, Journal of the American Society for Psychical Research, 60.
GRELA J.J.
1945- Effects on ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. scoring of hypnotically induced attitudes, Journal of Parapsychology, 9.
HONORTON C.
1964- Separation of high and low-scoring ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. subjects through hypnotic preparation, Journal of Parapsychology, 28.
1966- A further separation of high and low-scoring ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. subjects through hypnotic preparation, Journal of Parapsychology, 30.
1969- A combination of techniques for the separation of high and low-scoring ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. subjects: Experiments with hypnotic and waking-imagination instructions, Journal of the American Society for Psychical Research, 63.
1972- Significant factors in hypnotically induced clairvoyanceConnaissance d’objets ou d’événements à distance sans l’intermédiaire des sens. dreams, Journal of the American Society for Psychical Research, 66.
1974- « ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. and Altered States of Consciousness » In: BELOFF J.; New Direction in Parapsychology; London, Elek.
HONORTON C et KRIPPNER S.
1969- « Hypnosis and ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. performance. A review of the experimental literature », Journal of the American Society for Psychical Research, 63.
HONORTON C. et STUMP J.P.
1969- A preliminary study of hypnotically-induced clairvoyant dreams, Journal of the American Society for Psychical Research, 63.
MOREAU C.
1977- Hypnose et ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., Revue de parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. N° 5.
1977- Phénomènes télépathiques dans l’imagerie mentale, L’Evolution Psychiatrique, Vol 42, N°2
RAGER G.R.
1973- Hypnose, Sophrologie et Médecine, Paris, Fayard.

RHINE J.B.
1946- Hypnotic suggestion in P.K. tests, Journal of Parapsychology.
TART C.
1972- Altered States of Consciousness, New-York: Anchor books.
ULLMAN M., KRIPPNER S, VAUGHAN A.
1973- Dream Telepathy, trad. La télépathieLa télépathie désigne un échange d’informations entre deux personnes n’impliquant aucune interaction sensorielle ou énergétique connue. dans le rêve, Tchou, 1977.
VAN de CASTLE R.L.
1969- The facilitation of ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. through hypnosis, American Journal of Clinical Hypnosis, 12.
VASSILIEV L.L.,
1963- La suggestion à distance, Paris, Vigot frères.


VI. Annexes

Annexe a

Programme source (HB++) de sélection des cibles

Private Sub Form_Load()
randomize (0)
nbenv=10
nbtxt=4
Field1.Text=CStr(nbenv)
Field2.Text=CStr(nbtxt)
Running=False
End Sub
Private Sub Button1_Click ()
dim i as Integer, e as Integer, t as Integer
if not running then
running=True
fin=False
Field5.Text= » en cours… »
do
e=CInt(rnd()*nbenv+1)
t=CInt(rnd()*nbtxt+1)
i=i+1
loop until DoEvents or fin or i>=32000
Field3.Text=CStr(e)
Field4.Text=CStr(t)
fin=False
running=False
Field5.Text=CStr(i) &  » tirages »
end if
End Sub

Private Sub Button2_Click()
fin=True
End Sub

Private Sub Field1_Change()
nbenv=CInt(Field1.Text)
End Sub

Private Sub Field2_Change()
nbenv=CInt(Field2.Text)
End Sub

Annexe b

Consignes données aux juges

1) Ecouter une première fois le fichier son d’un sujet
2) Ouvrir l’enveloppe correspondante (celle dont le numéro se trouve face au sujet) et lire rapidement les 4 textes qu’elle contient.
3) Réécouter plus attentivement le fichier son et trouver le maximum de correspondances entre le récit du sujet et chaque texte ( 1-2-3- et 4) : Chercher ce qui dans le discours du sujet apparaît le plus pertinent, mais aussi les mots, les expressions, etc., identiques ou très proches de ce qui est contenu dans tel ou tel texte.
4) En fonction de ce qui précède, donc des correspondances relevées entre le récit et chacun des textes, attribuer (comme au GanzfeldLe Ganzfeld (terme allemand qui signifie "champ sensoriel uniforme") est un protocole d’induction d’état hypnagogique pour les expériences de télépathie. Le Ganzfeld est le protocole le plus utilisé actuellement en parapsychologie expérimentale. Il a été tout d'abord développé par Charles Honorton dans les années 1970.) une note de 1 (le moins de correspondances) à 100 (le plus de correspondances) pour chacun des textes.
5) Renvoyer ensuite aux expérimentateurs vos résultats, avec : le numéro du sujet, le numéro de l’enveloppe, le numéro de chaque texte et la note donnée en face de chaque numéro de texte.