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Hantise : comment réagir si cela vous arrive ?

Hantise : comment réagir si cela vous arrive ?

Chacun de nous est susceptible d’être confronté, à un moment ou à un autre de son existence, à des situations étranges, à des phénomènes qui semblent défier l’entendement, à des événements paraissant tellement impossibles qu’il devient difficile de faire encore confiance à ses sens.


(Ce texte est tiré de l’ouvrage de Pascale Catala, Apparitions et Hantises, paru aux Presses du Châtelet en 2004.)

Que doit-on faire quand nos yeux voient des êtres qui n’existent pas, quand nos oreilles entendent des bruits sans cause apparente, quand les objets ne semblent plus obéir aux lois de la pesanteur ? Comment affronter alors ces situations, qui peuvent sembler inquiétantes à certains ? Il n’y a encore malheureusement aucune réponse simple. Il subsiste dans ce domaine beaucoup d’incertitudes et de questionnements, et nul ne peut prétendre avoir trouvé LA clé du mystère. Tout au plus peut-on dispenser quelques mises en garde, élaborées par la réflexion sur des exemples vécus. L’étude scientifique de ces sujets depuis un siècle a permis d’accumuler des connaissances utiles pour prendre un peu de recul par rapport à ces faits incroyables et les aborder avec davantage de sérénité.

Hantises et poltergeists : qui appeler ?

Hormis les cas particuliers où une famille emménage dans une vieille demeure lugubre, ce qui peut contribuer à une préparation psychologique, les phénomènes surviennent de façon inopinée. La première réaction est donc la surprise. Puis on tente une action pratique : mettre de la mort-aux-rats dans le grenier si l’on entend des bruits, ranger le contenu d’une armoire si les portes de celle-ci se sont ouvertes sans raison et si les vêtements sont tombés à terre, rajouter un chauffage si des courants d’air glacés envahissent les couloirs, etc. Si les événements perturbateurs subsistent et s’amplifient, on commence à prendre peur. Enfin, devant les dégâts à répétition et les nuisances causées, on ressent une grande lassitude. Parfois, les agitations nocturnes troublent le sommeil, et l’on tombe malade. C’est alors que l’on décide de faire intervenir des personnes extérieures pour tenter de faire cesser les phénomènes.

En général, les curieux accourent de toutes parts : voisins, amis, famille, journalistes… Au début, il peut être rassurant de faire constater le caractère étrange des manifestations par des personnes extérieures à la famille. On y voit un moyen d’objectiver les phénomènes, de faire partager la perception des anomalies, de se rassurer sur le bon fonctionnement de ses propres sens, d’éloigner l’hypothèse des hallucinations.

Je conseillerai pour ma part de repousser au bout d’un moment les curieux s’ils arrivent en trop grand nombre, et surtout d’éviter au maximum les journalistes qui ne pourront qu’accroître la confusion. C’est souvent la médiatisation exagérée qui occasionne le plus de dommages aux victimes de poltergeists.

Les exorcistes

La question se pose alors, face à la situation d’urgence : qui appeler ? Naguère, c’était aux prêtres que l’on pensait tout d’abord. Il est effectivement quelquefois souhaitable, dans des milieux à forte croyance religieuse, de faire venir un homme de foi sur les lieux : prêtre catholique, rabbin, marabout, etc., correspondant au contexte culturel et ethnique du groupe. Les demandes d’exorcisme* sont encore aujourd’hui très courantes, et le nombre de prêtres catholiques qui ont la qualification d’exorcistes est très restreint. Ceux-ci sont assaillis d’innombrables appels à l’aide qu’ils ont le plus grand mal à satisfaire. Ces demandes consistent surtout en une attente d’intervention « magique », que les prêtres ne se sentent pas habilités à effectuer, car ils se sentent avant tout hommes de Dieu. Très instruits en psychologie et en sciences humaines en général, ils conçoivent surtout leur rôle comme celui d’un pédagogue chargé de rappeler aux chrétiens égarés le chemin de la foi. Ils sont donc très réticents quand on leur parle d’attaques de démons ou de Satan. Il est ainsi très rare qu’ils procèdent à un réel rituel d’exorcisme, et engagent plutôt les gens à la prière.

Pour toutes ces raisons, lorsque l’on tient vraiment à un exorcisme, on fait souvent appel à une personnalité locale, même si elle n’est pas dotée des qualifications nécessaires. L’ecclésiastique pourra alors prononcer un rituel censé faire cesser le phénomène gênant. Il apportera des « talismans », des médailles de saint Benoît, des flacons d’eau bénite, des crucifix, ou des icônes. Parfois, ces rituels auront un effet positif et les problèmes disparaîtront ou s’atténueront ; pour moi, cet effet est dû en grande partie à l’impact psychologique du rituel sur le groupe. Dans le cas contraire, ou si la famille n’est pas religieuse, il faudra se tourner vers d’autres intervenants. Et c’est là que s’annonce le danger.

Attention aux escrocs !

Il convient de rester très prudent quant à la personne que l’on appellera à l’aide. Il faut savoir que ce sont souvent des religieux défroqués ou marginaux qui proposent des exorcismes, et certains d’entre eux sont douteux.

Traditionnellement, surtout en milieu rural, on fait également appel pour résoudre ce genre de problèmes, à des magnétiseurs, des voyants, des guérisseurs, des sourciers, des désenvoûteurs, des médiums de toute sorte… Ce sont en général des personnes qui se prétendent « professionnels du paranormal » et quelquefois « sensibles aux esprits maléfiques ou aux mauvaises ondes ». Les médiums* détecteront peut-être dans la maison des lieux « chargés » où des drames se seraient déroulés. Des « ghostbusters »* professionnels proposeront peut-être de venir inspecter les lieux avec un appareillage spécial, censé également repousser efficacement les mauvaises influences. Je recommanderai à cet égard la plus extrême prudence, pour ne pas tomber aux mains d’escrocs qui n’hésiteront pas à profiter du désarroi des familles pour leur extorquer de grosses sommes d’argent. Il faut savoir qu’il n’existe à l’heure actuelle AUCUN appareil technique susceptible d’agir efficacement contre les hantises et poltergeists. Un technicien peut éventuellement vérifier, à l’aide de matériel standard, si le local n’est pas saturé d’ondes électromagnétiques, s’il y a eu des variations de température, d’hygrométrie, etc., expliquant des bruits. Mais personne ne peut prétendre avoir inventé un appareil à chasser les fantômes, ni à capter les « ondes psychiques néfastes ».

C’est pourquoi, à moins que le praticien ne soit une personne digne de confiance qui ne demande pas, ou très peu, de rémunération, comme par exemple un guérisseur local, il vaut mieux s’abstenir de recourir à ce genre de services. Des familles ont été ainsi délestées peu à peu de toutes leurs économies par des charlatans qui avaient réussi à établir une relation d’emprise. Ils les avaient persuadées qu’elles étaient envoûtées ou ensorcelées, à la merci d’un mauvais esprit très dangereux. Ils avaient prétendu que seuls des rituels secrets (connus d’eux seuls) permettraient de les protéger ou de les libérer, que ces rituels étaient si périlleux qu’ils ne pouvaient accepter de les effectuer qu’en échange de sommes d’argent de plus en plus importantes, etc. Insidieusement, les familles se sont laissées progressivement terroriser et ne voyaient plus d’autre issue que de payer.

Par ailleurs, certaines sectes peuvent également essayer de tirer profit de situations de vulnérabilité de familles désemparées devant le paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}. Vous pouvez être conviés par exemple à des réunions où l’on vous présentera des personnes qui auront « les mêmes problèmes que vous ». Soulagés de trouver des oreilles compréhensives, vous vous épancherez, donnant ainsi aux responsables de précieux renseignements, qu’ils réutiliseront à des fins de manipulation psychologique. Il vaut donc mieux se tenir à l’écart de tels groupements.

L’aide de la police

Il est toujours possible, si l’on ne craint pas les qu’en dira-t-on ou les sourires en coin, de porter plainte auprès de la police ou de la gendarmerie. Dans les campagnes, il n’est pas rare que les familles portent plainte contre un voisin qu’elles suspectent être responsable des troubles. Si l’on n’a pas de soupçons particuliers, il est recommandé de porter plainte contre X, afin de déclencher une enquête. Il peut arriver évidemment que l’on ne soit pas pris au sérieux étant donné le caractère souvent extravagant des faits observés. Dans ce cas l’intervention de la presse peut amener à une considération plus attentive des problèmes. L’action des policiers est alors précieuse : ils peuvent venir constater les événements de visu et dresser un procès verbal détaillé, ce qui fournira un document fiable pour la suite de l’étude et la résolution du cas. Ils pourront également effectuer des surveillances pour préserver la sécurité des personnes et des biens, ou surprendre des employés qui simuleraient des poltergeists en lançant des objets. Les ouvrages du Commandant de gendarmerie Tizané fournissent à ce propos de succulents exemples, quoique anciens.

Les fraudes

Dans les dossiers sur lesquels ils enquêtaient, les parapsychologues ont souvent découvert que des sujets simulaient les poltergeists en provoquant eux-mêmes les dégâts (en cassant des objets ou les renversant, en lançant des pierres, etc.). Alan Gauld a relevé des « fraudes » dans 12% des cas, et Hans Bender dans 26%, et ceci même dans les cas où on avait pu mettre en évidence par ailleurs des événements paranormaux. Il convient donc de rester très prudent et d’adopter une attitude nuancée : ce n’est pas parce qu’un sujet « fraude »* ou simule, qu’il s’agit obligatoirement d’un faux poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares.. Tizané faisait remarquer que les gendarmes prenaient souvent un sujet en flagrant délit, et décrétaient que l’affaire était résolue, alors qu’il n’en était rien, certains phénomènes restant totalement inexpliqués. Cette simulation peut s’expliquer d’un point de vue psychologique : le sujet est soulagé lorsqu’il arrive des événements, et d’un certain côté il est heureux que l’on s’intéresse à lui. Quand plus rien ne se passe, il est tenté d’agir lui-même physiquement pour combler le vide et retrouver une situation où son angoisse peut trouver un exutoire. Quelquefois, ces gestes des sujets ne sont pas vraiment conscients.

L’appel aux parapsychologues

Est-il envisageable d’appeler des parapsychologues* à la rescousse ? La réponse à cette question dépend du niveau de détresse des victimes. Si la situation n’est pas trop catastrophique, l’ambiance ne tournant pas à l’épouvante et les protagonistes n’étant pas complètement épuisés, l’appel à des parapsychologues est approprié. Si au contraire le niveau d’angoisse est tel qu’il faut en urgence faire cesser les phénomènes, mieux vaut faire venir immédiatement un psychologue* spécialisé ou un psychiatre. En effet, les parapsychologues ont pour but d’étudier les phénomènes. Ils ont donc intérêt à ce que les incidents durent et se reproduisent. Ils essaieront de les objectiver au maximum, c’est à dire de les photographier, les filmer, enregistrer les bruits et les variables physiques, etc. Ceci risque de prendre du temps, et quelquefois la famille ou l’entourage aura du mal à supporter que les choses ne se calment pas. Ce travail peut également impliquer la présence d’une personne extérieure au sein du foyer. Il n’est pas évident de tolérer une situation où l’on fait quelque peu figure de cobayes ! Néanmoins, si vous avez la possibilité de signaler votre problème de hantisePhénomènes paranormaux visuels et auditifs liés à un lieu, généralement chargé d'histoire. Les phénomènes peuvent être objectifs et/ou subjectifs et comprennent souvent des apparitions de "fantômes". ou de poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares., cela contribuera à faire avancer la recherche dans ce domaine.
Cependant, les parapsychologues sont généralement des chercheurs avertis des différents aspects de ces problèmes, avec en particulier une formation en psychologie. Ils sont donc susceptibles d’aider à faire cesser les manifestations. Il faut néanmoins préciser que le terme de parapsychologueCe terme revêt de nos jours un double sens. Utilisé pour désigner les chercheurs de formation scientifique et universitaire qui étudient les phénomènes paranormaux dans le cadre de la parapsychologie scientifique, il renvoie aussi aux praticiens de l'occulte et du paranormal (voyants, médiums, magnétiseurs, etc.). On pourrait souhaiter que la première acception évoquée l'emporte dans le vocabulaire courant pour ainsi éviter toute confusion. L'ambiguïté du terme est volontiers entretenue par les critiques et détracteurs de la parapsychologie scientifique. Ceux-ci tentent ainsi, par un pernicieux effet d'amalgame maintenant une certaine confusion sémantique, de reléguer des recherches se voulant rationnelles sur ces questions en dehors du champ de la science. Des praticiens du paranormal peuvent avoir tendance, eux aussi, à entretenir cette ambiguïté. En se prétendant parapsychologues, ils espèrent sans doute, par la référence scientifique qu'ils s'attribuent, renforcer auprès de leurs clients l'image de professions en manque de reconnaissance sociale. De plus, le peu d'approfondissement que des enquêtes médiatiques trop souvent en mal de sensationnel consacrent à ce type de questions contribue à laisser perdurer la confusion, là où il faudrait au contraire faire preuve de discernement et de prudence. Que pouvons-nous dire des parapsychologues relevant du premier sens envisagé et que nous voudrions privilégier ici? D'origines universitaires variées, les chercheurs amenés à réfléchir aux questions parapsychologiques se recrutent aussi bien parmi des spécialistes des sciences dites humaines (psychologues, ethnologues, sociologues, etc.) que parmi des spécialistes des sciences dites exactes (mathématiciens, physiciens, biologistes, etc.). Des philosophes, des médecins et des ingénieurs se retrouvent également impliqués dans ce domaine de recherche. Seuls quelques laboratoires dans le monde emploient des chercheurs en parapsychologie à temps plein. Compte tenu du peu de place que l'institution scientifique accorde encore à la parapsychologie, la plupart des chercheurs n'y consacrent qu'une partie de leur temps, exerçant par ailleurs des fonctions en lien avec leur formation d'origine. Les premiers grands noms de la parapsychologie furent les pionniers de recherches qualifiées alors de psychiques , ou bien encore de métapsychiques. Parmi les plus connus, on pourrait citer le philosophe américain William James (1842-1910), tenant du pragmatisme, le physicien anglais William Crookes (1829-1919), rendu par ailleurs célèbre par la découverte du thallium, et le Français Charles Richet (1850-1935), prix Nobel de médecine en 1913. Deux psychologues américains ont ensuite particulièrement marqué l'histoire de la parapsychologie durant la seconde moitié du XXème siècle. Joseph Banks Rhine (1925-1980) est considéré comme le père de la parapsychologie quantitative car il a systématisé le traitement statistique des phénomènes paranormaux observés en laboratoire. Plus près de nous, Charles Honorton, en introduisant la technique du ganzfeld et en appliquant les techniques de méta-analyses aux données parapsychologiques, a permis de faire avancer le débat entre partisans et opposants de la parapsychologie. En France, c'est essentiellement autour de l'Institut métapsychique international, fondé en 1919, que se sont regroupés les principaux intellectuels interessés par ces questions. On citera, pour mémoire, les docteurs Gustave Geley (1865-1924) et Eugène Osty (1874-1938) ou bien encore les ingénieurs René Warcollier (1881-1962) et Henri Marcotte (1920-1987). Le spécialiste d'éthologie animale Rémy Chauvin, membre de l'Académie des sciences, est certainement, à l'heure actuelle, le scientifique le plus connu du grand public qui ait ouvertement déclaré son intérêt pour la parapsychologie, par le biais notamment d'expériences réalisées avec des animaux. Ce sont en fait de très nombreux chercheurs (qu'il faudrait certainement compter en milliers), issus de mondes scientifiques et intellectuels très divers, qui se sont passionnés pour la parapsychologie depuis plus d'un siècle, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, comme dans l'ex-URSS ou d'autres pays du monde. Dans son ouvrage "Somnambulisme et médiumnité" et plus particulièrement dans le tome II intitulé "Le Choc des sciences psychiques", le philosophe et sociologue Bertrand Meheust, reprenant l'histoire des débuts de la métapsychique, tente de comprendre les origines de l'incroyable entreprise d'occultation qui a pesé et qui pèse encore sur les travaux de plusieurs générations de parapsychologues. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} n’est pas reconnu et qu’il n’existe pas encore de diplôme officiel. Aussi faut-il prendre garde à la façon dont on choisit l’intervenant.
En Allemagne, il existe une institution officielle, financée par l’état, le WGFPWissenschaftliche Gesellschaft zur Forderung der Parapsychologie (WGFP). Organisme allemand financé par l'Etat et chargé de recenser les événements Psi, d'accueillir le public, et d'effectuer des recherches en parapsychologie.*, qui possède un service d’accueil (un bureau de consultations) pour les phénomènes paranormaux. Cet institut reçoit en moyenne un appel tous les quatre mois concernant des cas de poltergeists, ce qui montre que ce phénomène n’est pas aussi rare qu’il n’y paraît, mais c’est à comparer à un total de quelques 3000 demandes annuelles adressées au bureau concernant des expériences « inhabituelles » ou supposées paranormales. Un documentaire a été diffusé sur ARTE à propos des activités de ce bureau : « Geister sind auch nur Menschen » (Les esprits, des gens comme vous et moi), de Volker Anding, ZDF 2000. Un autre organisme allemand, l’IGPPInstitut für Grenzgebiete der Psychologie und Psychohygiene (IGPP) : Organisme fondé en 1950 par H. Bender et situé à Freiburg, en Allemagne. Grâce notamment à un apport important de fonds privés, il est actuellement le plus grand centre de recherches parapsychologiques en Europe. Il possède un service d'accueil du public assuré par des psychologues., possède également un service de consultations avec plusieurs psychologues. En Grande Bretagne, plusieurs départements universitaires étudient la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et enquêtent parfois sur les fantômes. On peut citer par exemple l’Université de Hertfordshire ou celle d’Edimbourg.

Il n’existe pas d’institution équivalente en France à l’heure actuelle, mais on pourra toujours s’adresser à l’IMI pour obtenir des coordonnées de spécialistes. L’un de ses membres, Djohar Si Ahmed, psychanalyste, est intervenue régulièrement dans des affaires de poltergeists et elle a relaté quelques-uns uns de ces événements passionnants dans son ouvrage « ParapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et psychanalyse ».

Vous pouvez vous adresser également à des associations comme ONDES ou Sixième Sens, qui recueillent des témoignages. Malheureusement, ici comme dans d’autres domaines du paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}, le refus de reconnaissance sociale et institutionnelle, et de prise en compte des problèmes, conduit à la prolifération de charlatans qui occupent le devant de la scène alors que le travail scientifique est méconnu ou déprécié.

Faut-il déménager ?

Certaines familles choisissent la fuite et décident de quitter leur lieu de résidence. Si un déménagement peut résoudre le problème, pourquoi pas ?
On constate souvent que certains lieux mettent la plupart des visiteurs mal à l’aise. Bien qu’il soit difficile d’en analyser les causes, il n’en reste pas moins que certaines ambiances sont désagréables. On peut incriminer la disposition des lieux ou leur histoire, ou encore l’humidité… Dans ce cas, pourquoi s’obstiner à habiter un endroit inhospitalier ?
Les Américains, plus pragmatiques que nous, ont été jusqu’à adopter un texte de loi dans l’Etat du Connecticut, sur les « biens immobiliers psychologiquement chargés ». Toutes les agences immobilières et les vendeurs de maison sont tenus de révéler à leurs acheteurs potentiels le « passé psychique » de leur demeures. Des personnes sensibles peuvent être affectées par la pensée que leur maison a été la scène d’un drame. Aussi, ne serait-ce que pour des raisons psychologiques, il vaut mieux dans ce cas qu’elles s’abstiennent d’habiter cet endroit. Tout le monde n’a pas forcément envie d’affronter une maison hantée, bien que certains intrépides les recherchent au contraire.
En ce qui concerne les poltergeists, en théorie centrés sur un individu, le problème est censé suivre la famille même si elle déménage. Aussi une telle décision ne doit-elle être prise qu’après avoir mûrement réfléchi. Il arrive que les phénomènes se reproduisent dans la nouvelle habitation au bout de quelques mois, quelquefois avec une intensité accrue.
Dans la pratique, il n’est pas toujours aisé de différencier hantisePhénomènes paranormaux visuels et auditifs liés à un lieu, généralement chargé d'histoire. Les phénomènes peuvent être objectifs et/ou subjectifs et comprennent souvent des apparitions de "fantômes". et poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares., et de savoir à quel point le lieu est un facteur déterminant. Il existe même des cas de poltergeists où un déménagement a semblé bénéfique. Tout changement dans la vie de la famille, dans l’ambiance de la communauté, est susceptible de provoquer une réorganisation de la dynamique psychique* du groupe, et donc de mettre fin aux dégâts. En effet, le poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares. ne semble se perpétuer que grâce à un système en équilibre complexe, fragile.
Il est donc utile de solliciter les conseils de spécialistes avant de prendre l’initiative de changer de domicile.

L’efficacité de la suggestion

Certains parapsychologues comme par exemple Tony Cornell, ont réussi à faire cesser les phénomènes en assurant avec conviction qu’ils ne se reproduiraient plus [Cornell, 2002]. Cette méthode relève de la suggestion, car il s’agit de convaincre entièrement les victimes que la fin de leurs soucis est proche. Ainsi, Cornell cite plusieurs cas où il a tenté d’impressionner et de suggestionner la maisonnée, semble-t-il avec un certain succès. Une histoire curieuse est celle d’un bureau d’une petite entreprise des Midlands où, en 1986, il avait conseillé à la directrice de cacher, à l’insu de tous, des crucifix sous les bureaux ou derrière les tableaux des murs. Cette technique s’est révélée efficace puisque les poltergeists ont cessé ! A noter que c’est aussi par suggestion que les charlatans et divers escrocs réussissent quelquefois à résoudre le problème, mais, dans ce cas, après avoir délesté les victimes de toutes leurs économies.

La méthode de la suggestion a ses limites : dans un autre cas datant de 1967 (dans un village du Norfolk), les phénomènes sont réapparus quelques mois après l’intervention de Cornell. On peut supposer que les problèmes de départ à l’origine du poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares. n’ayant pas été résolus, les troubles se sont fait sentir de nouveau, sous une forme ou sous une autre.