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Eugène Osty

Eugène Osty

Médecin. Directeur de l’IMI de 1924 à 1938. Rédacteur en chef de la Revue MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie..


Eugène OstyC’est en 1909, alors qu’il était médecin dans le Berry, qu’il vécut une expérience cruciale qui allait changer le cours de sa vie : invité à une réunion au cours de laquelle une chiromancienne proposait des séances. Il fut étonné des détails précis et intimes qu’elle put « lire » dans les lignes de sa main ou de la main de ses amis.

La pertinence des informations données par d’autres voyants était telle qu’il en vint à entreprendre en 1910, une étude plus poussée sur la lucidité, ou faculté de connaissance paranormale dont faisait preuve ces sujets. A son retour de la guerre, Gustave Geley l’invita à rejoindre le Comité Directeur de l’IMI. et en 1921, il s’installa à Paris et collabora avec Richet, Flammarion, Bergson et Boirac.

La mort brutale de Geley, dont il était l’ami, sera ressentie très douloureusement par Osty. Charles Richet lui demande alors de succéder à son ami au poste de Directeur de l’IMI. Osty le restera jusqu’à sa mort en 1938. De 1924 à 1931, il abandonna son activité de médecin, pour se consacrer entièrement à l’IMI et à l’étude de sujets psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. très divers. Il organisa, anima et supervisa des expérimentations, notamment avec Jean Guzik, puis avec le médiumIndividu qui semble produire des phénomènes psi de façon particulièrement intense ou fiable. Le terme "médium" provient à l'origine de la doctrine du spiritisme, qui affirme que le médium est un intermédiaire avec les esprits des défunts. En parapsychologie, on préfère utiliser le terme de sujet psi (en anglais : Psychic). autrichien, Rudi Schneider. En outre, il instaura pendant des années, des séances de connaissance supranormale en public avec Pascal Fortuny et Jeanne Laplace.

Vers la fin des années 20, en collaboration avec son fils Marcel, ingénieur, il a réalisé un dispositif expérimental permettant d’objectiver l’existence d’une substance opaque aux infrarouges lors des productions physiques de ces médiums. En raison de sa rigueur et de son ouverture, Osty s’est résolument situé, tout au long de sa recherche en métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie., à distance des positions mystiques (qui considèrent les phénomènes paranormaux comme des manifestations divines) ou scientistes (qui récusent l’existence même de ces phénomènes). Il ouvrait ainsi une troisième voie, tenant pour objet de science les faits se manifestant dans notre sphère matérielle, en s’efforçant de les aborder dans un état d’esprit dégagé de tout préjugé d’ordre mystique ou scientifique.

Ouvrages :

 Lucidité et Intuition (1913)

 Le Sens de la Vie humaine (1919)

 La Connaissance supranormale (1925)

 Les Pouvoirs Inconnus de l’Esprit sur la Matière (1932)