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Trois modèles du psi

Trois modèles du psi

Tricksterandparanormal.jpgCet article est un extrait de l’ouvrage du chercheur George P. Hansen, The Trickster and the ParanormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}. L’auteur vulgarise avec brio quelques notions assez complexes issues des recherches en parapsychologie orientées vers la compréhension des processus en jeu. Dans cet extrait, il se concentre sur trois modèles américains, après avoir détaillé quelques fondamentaux des théories du psi dans un autre article disponible ici.


Georges Hansen, Trois modèles du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., The Trickster and the ParanormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}, Philadelphia : Xlibris Books, 2001, p.331-341.

Entre 1970 et 1980, trois importants développements théoriques ont été introduits en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. : la théorique quantique d’Evan Harris Walker, le modèle de conformation du comportement de Rex Stanford, et les concepts de labilité et d’inertie proposés par William Braud. Il y en eut d’autres durant la même période, mais ces trois-là furent parmi les plus influents. Ces modèles sont particulièrement valables parce que leurs inventeurs étaient impliqués dans la recherche en laboratoire de leur époque. Standford et Braud furent tout deux des expérimentateurs actifs, et Walker maintenait un contact étroit avec les chercheurs dans leurs laboratoires, et c’est pourquoi leurs modèles ont guidé de nombreuses recherches expérimentales. Le champ parapsychologique a longtemps été sous le coup de philosophes ou d’autres penseurs donnant des opinions, des idées et des spéculations ayant trop peu de points de contact avec les données expérimentales. Le travail de Walker, Stanford et Braud fut un changement rafraîchissant.

La théorique quantique d’Evan Harris Walker

Evan Harris Walker était un physicien qui a travaillé pour l’U.S. Army à Aberdeen Proving Grounds dans le Maryland. Ses premiers articles théoriques ont commencé à apparaître en 1970, et il en a publié plusieurs depuis à propos de modèles de la mécanique quantique (MQ), de la conscience et du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Son travail a incité les autres chercheurs à proposer des alternatives, mais sa théorie fut la plus développée, et elle stimula beaucoup de discussions et d’expérimentations. En plus de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., son travail entrait dans la rubrique des « théories observationnelles », qui ont généralement une relation directe ou tangentielle avec la MQ. Le label « théorie observationnelle » est utilisée à tort et à travers, et Walker préférait ne pas l’employer.
Depuis sa création, la MQ a produit des difficultés conceptuelles qui ont favorisé de nombreuses interprétations concurrentes. Elle viole le sens commun ; elle pose des paradoxes ; elle renverse les notions de cause et d’effet. Un premier coup d’œil suggère qu’elle pourrait être pertinente pour comprendre les notions de prémonition et de PK rétroactive. En outre, dans certaines interprétations de la MQ, la conscience joue un rôle, permettant une possible influence d’un observateur humain.
Depuis des décennies, des spéculations sur la MQ et le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sont apparues dans la littérature scientifique, philosophique et populaire. En 1956, le philosophe indien C.T.K. Chari publia un article intitulé « Physique quantique et parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. » dans le Journal of Parapsychology[[Chari, C.T.K. (1956). Quantum Physics and Parapsychology. Journal of Parapsychology, vol.20, pp. 166-183.]]. En 1960, l’éminent physicien Pascual Jordan commentait cette possible relation dans l’International Journal of Parapsychology[[Jordan, P. (1960). Parapsychological Implications of Research in Atomic Physics. International Journal of Parapsychology, 2(4), pp.5-16.]], et dans les années 70 des connexions furent largement popularisées dans des livres tels que Les racines du hasard (1972) d’Arthur Koestler.
Le développement scientifique significatif commença dans les années 70 par le travail théorique de Walker et d’Helmut Schmidt. Comme il a été rapporté plus haut, Schmidt fut un pionnier dans l’utilisation de Générateurs de Nombres Aléatoires (GNA) électroniques pour des tests psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. ; il proposa également des modèles théoriques. Walker se concentra sur les problèmes théoriques, et il produisit le corps de théorie le plus complet, avec des liens établis entre de nombreux domaines.
Dans la MQ, une controverse concerne ce qui cause le « collapse du vecteur d’état » ou, en d’autres mots, ce qui constitue « la mesure » ou « l’observation ». Bien que le concept de mesure soit un problème central, il n’est pas résolu de façon pleinement satisfaisante par les physiciens. Il y a plusieurs interprétations en compétition. Par exemple, certains suggèrent que la mesure est complète quand un appareil enregistre le résultat d’un processus quantique, mais tout le monde ne pense pas que ce soit suffisant. Certains avancent que quelque chose d’autre, peut-être la conscience humaine, est requis. Le sujet a été débattu durant des décennies, et Walker exposa le problème dans un long article, « La nature de la conscience », dans la revue Mathematical Biosciences en 1970, et l’année suivante il participa à un débat dans les pages de Physics Today à la suite de l’article « La conscience comme variable cachée ».

Walker remarquait que des processus quantiques pouvaient se produire dans le cerveau. Les synapses, les jonctions entre les neurones par lesquelles sont transmis les influx nerveux, incluent un interstice étroit entre les cellules appelé la fente synaptique. Walker calcula que la fente synaptique était suffisamment petite pour permettre aux électrons de la traverser via un tunnel quantique, un processus sujet à une incertitude quantique aléatoire[[Dans un article ultérieur, Walker révisa et étendit sa discussion des tunnels quantiques aux synapses. Cf. Walker, E.H. (1977). Quantum Mechanical Tunneling in Synaptic and Ephaptic Transmission. International Journal of Quantum Chemistry, 11, pp. 103-127.]]. Walker étendit ses idées, en estimant le nombre de synapses dans le cerveau, leurs taux de transmission, et le taux d’électrons passant dans les tunnels ; il quantifia les taux d’information pour l’inconscient, la conscience et également la volonté, dont il suggérait qu’elle était responsable du collapse du vecteur d’état. Il incorpora ainsi les processus cérébraux, la MQ et la conscience dans une formulation attirante.
Walker essaya d’appliquer ses idées au psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., et il soumit un article intitulé « Application de la théorie quantique de la conscience au problème des phénomènes psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. » lors du congrès de la Parapsychological AssociationLa Parapsychological Association (PA) est une organisation internationale constituée de scientifiques et d'universitaires qui étudient les phénomènes psi, comme la télépathie, la clairvoyance, la psychokinèse, la guérison psychique ou la précognition. La Parapsychological Association est reconnue comme une association scientifique à part entière, étant membre de l'AAAS depuis 1969. C'est le plus important organisme de recherche en parapsychologie. La plupart des parapsychologues sont membre de PA. elle permet de féderer l'ensemble des chercheurs travaillant dans le domaine de la parapsychologie et organise chaque année un congrès où sont publiées les recherches scientifiques des parapsychologues. Elle a pour objectif de promouvoir l'approche scientifique et objective des phénomènes psi et ses membres obeissent à une charte de déontologie. de 1972. Il proposa de considérer le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. comme causé par la volonté, le liant ainsi à sa théorie de la conscience et du collapse du vecteur d’état. Son modèle se focalisait sur les mesures de l’information, et il concevait à la fois l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. et la PK non pas comme des processus énergétiques, par lesquels de l’énergie est transmise, mais comme des processus informationnels.
En 1974, il présenta l’un de ses articles les plus intéressants, « Fondations de la paraphysique et des phénomènes parapsychologiques », au symposium de la Parapsychology Foundation sur la MQ. Dans cet article, Walker réanalyse les données de Haakon Forwald. Forwald était un ingénieur norvégien qui devint un citoyen naturalisé suédois et obtint plus de 500 brevets. Il a conduit des expériences sur la PK avec des cubes de différentes tailles et dans différents matériaux, afin d’étudier la part des paramètres physiques. Il commença en 1949, et ses articles apparurent dans les revues professionnelles à comité de lecture tout au long des années 50 et 60. Il collabora également avec de nombreux chercheurs de l’époque. Ses données étaient spécialement intéressantes parce qu’elles mesuraient quantitativement l’opération du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. en fonction de variables physiques.
L’équipement de Forwald lançait les cubes mécaniquement ; ils roulaient en bas d’une rampe et s’arrêtaient sur une surface plate où était imprimée une grille. Le sujet souhaitait que les cubes tombent plutôt sur un côté de la grille que sur l’autre, dépendamment du côté-cible désigné pour l’essai. On se réfère à cette procédure comme étant celle des « études du placement ». Après que les cubes se soient arrêtés, on mesurait leur distance par rapport à la ligne centrale et le côté où il se trouvait. Forwald découvrit que le matériel dont étaient faits les cubes affectait la déviation nette de la ligne centrale (en prenant en compte à la fois les succès et les échecs, c’est-à-dire sans prendre en compte le fait que le cube soit tombé du côté fixé comme cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). pour l’essai). Il présumait que l’influence psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. sur les cubes fluctuait selon les propriétés nucléaires des matériaux, et il développa quelques équations de forces mécaniques pour décrire les résultats.
Walker prit une perspective différente ; plutôt que d’analyser l’expérience selon les forces classiques, il utilisa la MQ. Le principe d’incertitude d’Heisenberg pose que la position d’une particule est connue plus précisément lorsque sa vitesse devient plus incertaine, et Walker calcula l’incertitude quantique pour les cubes. L’une des implications de ces calculs est que pour un nombre suffisant de rebonds, la position finale, c’est-à-dire la face du dessus, était en principe indéterminable. Cela veut dire que, même si on connaît la position initiale ainsi que toutes les forces agissant sur le dé, la face sur le dessus du dé dans sa position finale ne peut pas être calculée. Elle est, en principe, aléatoire. Cela permit à Walker d’étendre son modèle de la conscience en incorporant l’analyse des études de placement de Forwald. Walker calcula le nombre de déviations attendues par sa théorie et trouva une correspondance étonnamment bonne avec les données de Forwald.
Le travail de Walker attira une attention considérable, notamment celle de critiques. Dans le numéro de décembre 1984 du Journal of Parapsychology, il publia une longue réponse et expliqua un peu plus sa théorie. L’un des critiques était Martin Gardner, le parrain du mouvement sceptique, dont on parlera abondamment dans l’un des chapitres de ce livre. Dans un article de 1981, Gardner s’est opposé à l’utilisation par Walker des données de Forwald parce que Forwald servait souvent à la fois d’expérimentateur et de sujet[[Gardner, M. (1981). Parapsychology and Quantum Mechanics. In : Science and the ParanormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} : Probing the Existence of the Supernatural, édité par G.O. Abell & B. Singer, p.64 (pp.56-69, 366-370). New York : Charles Scribner’s Sons.]]. Walker répondit qu’il y avait eu des réplications des découvertes de Forwald, et que les données avaient été publiées avant qu’il ne développe sa théorie. Ainsi, il est peu probable que la concordance entre la théorie et les données soit dû à un biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). de la part de Forwald.
La critique de Gardner avait également ses failles, et il est possible qu’il n’ait pas très bien compris le débat entre les physiciens, comme Walker l’a illustré dans sa réponse. Par exemple, Gardner affirme que « dans la MQ, ce n’est pas l’observateur humain qui collapse le paquet d’ondes mais les instruments d’observation »[[Ibid, p.62. ]], un point qui est disputé par plusieurs prix Nobel. Dans une note de bas de page, il reconnaît que la position d’Eugène Wigner contredit la sienne, et Gardner semble ne pas avoir été au courant que Wigner pensait qu’il était possible que la conscience influence le monde physique, une idée que Gardner débat de façon véhémente dans son attaque de Walker[[Interview dans le numéro d’automne 1997 de Mathematical Intelligencer (p.39), « A Great Communicator of Mathematics and Other Games : A Conversation with Martin Gardner » par Istvan Hargittai, vol.19, pp. 36-40. Voir aussi : « Quantum Weirdness », par Martin Gardner, Discover, Octobre 1982, pp. 69-76.]]. Wigner avait émis cette idée dans un article de 1962, « Remarques sur la question du corps et de l’esprit », et il reçut le prix Nobel l’année suivante. Plus récemment, Gardner a de nouveau porté attention à la MQ, et critiqua un peu plus Wigner, en disant : « Je n’ai jamais apprécié son approche de la mécanique quantique… Selon le point de vue de Wigner, l’univers entier n’est pas ‘juste là’ avant que des humains ne l’observent. »[[Wigner, E.P. (1962). Remarks on the Mind-Body Question. In : The Scientist Speculates : An Anthology of Partly-Baked Ideas, édité par I.J. Good, A.J. Mayne & J. Maynard Smith, pp. 284-302. New York : Basic Books.]]
En tout cas, Gardner fut forcé d’admettre que si les suppositions de Walker se révélaient correctes, « un échafaudage existerait sur lequel bâtir une théorie de l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. et de la PK. »[[Gardner, M. (1981). Parapsychology and Quantum Mechanics.]] De plus, Gardner admit de mauvaise grâce que « la théorie de Walker rend également compte du fait embarrassant que les parapsychologues ont été incapables de détecter un effet PK sur une aiguille délicatement équilibrée… montrant que le sujet n’est pas un super-héros. »[[Ibid., p. 64.]] Provenant d’un tel débunker avoué, ces remarques peuvent seulement être vues comme un grand éloge.
En dépit du ton de Gardner typiquement condescendant et désobligeant, ses remarques mirent en avant des principes philosophiques sous-jacents et cruciaux. Même si Walker a largement réfuté Gardner, la critique de Gardner fut très utile pour son exposition, et plusieurs personnes m’ont dit avoir été plus impressionnées par la théorie de Walker après avoir lu la présentation que Gardner en avait faite.
Par ailleurs, la remarque de Gardner à propos de l’aiguille délicatement équilibrée conduit au problème de la macro-PK, un sujet que j’ai plutôt négligé dans ce chapitre. Presque touts les recherches parapsychologiques formelles se concentrent sur des expériences basées sur les statistiques (c’est-à-dire incorporant une source de hasard, comme dans la divination de cartes dans les tests d’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. et les études PK avec des dés). Le lecteur doit se demander comment ces expériences et ces théories artificielles s’appliquent aux phénomènes de poltergeistEnsemble de phénomènes semblant inexplicables, survenant spontanément au sein d'un groupe restreint, et comportant des déplacements inattendus d'objets, des bruits sans cause apparente, des lueurs, des perturbations électriques, etc. Généralement de courte durée, concernant un groupe social restreint, le poltergeist semble souvent se centrer autour d'un adolescent. Contrairement aux hantises, les apparitions y sont rares. ou à d’autres effets macro-PK, comme les lévitations de tables. Richard Mattuck, un physicien de l’Université de Copenhague, étendit la théorie de Walker dans ce but. En 1976, il présenta un article : « Théorie de la psychokinèseCapacité à influencer mentalement un objet, un processus ou un système sans l’utilisation de mécanismes ou d’énergies connues. On distingue la bio-psychokinèse , la micro-psychokinèse et la macro-psychokinèse . en tant que fluctuations aléatoires : le modèle du bruit thermique », et il collabora par la suite avec Walker sur quelques améliorations. Ils suggérèrent que l’esprit pouvait réorganiser l’énergie déjà disponible dans l’environnement, par exemple les mouvements aléatoires des molécules dus à la chaleur. Dans leur modèle, la conscience humaine impose une cohérence (un ordre ou une information) sur le bruit aléatoire. L’énergie utile en est le produit. Le modèle de Walker et Mattuck autorise seulement la lévitation d’un objet d’environ 10 grammes, mais ils indiquèrent une façon pour que des forces plus importantes puissent être impliquées, dans des révisions ultérieures de la théorie[[Mattuck, R.D. (1977). Random Fluctuation Theory of Psychokinesis : Thermal Noise Model. In : Research in Parapsychology 1976 : Abstracts and Papers from the Nineteenth Annual Convention of the Parapsychological AssociationLa Parapsychological Association (PA) est une organisation internationale constituée de scientifiques et d'universitaires qui étudient les phénomènes psi, comme la télépathie, la clairvoyance, la psychokinèse, la guérison psychique ou la précognition. La Parapsychological Association est reconnue comme une association scientifique à part entière, étant membre de l'AAAS depuis 1969. C'est le plus important organisme de recherche en parapsychologie. La plupart des parapsychologues sont membre de PA. elle permet de féderer l'ensemble des chercheurs travaillant dans le domaine de la parapsychologie et organise chaque année un congrès où sont publiées les recherches scientifiques des parapsychologues. Elle a pour objectif de promouvoir l'approche scientifique et objective des phénomènes psi et ses membres obeissent à une charte de déontologie., 1976 édité par J.D. Morris, W.G. Roll, & R.L. Morris, pp.191-195. Metuchen, NJ : Scarecrow Press. Mattuck, R.D. (1979). Thermal Noise Theory of Psychokinesis : Modified Walker Model with Pulsed Information Rate. Psychoenergetic systems, 3, 301-325. Mattuck, R.D., & Walker, E.H. (1979). The Action of Consciousness on Matter : A Quantum Mechanical Theory of Psychokinesis. In : The Iceland Papers : Select Papers on Experimental and Theoretical Research on the Physics of Consciousness : Frontiers of Physics Conference Reykjavik, Iceland November 1977 édité par A. Puharich, pp. 111-159. Amherst, WI : Essentia Research Associates.]].
Il y a une autre incompatibilité entre la macro-PK et les autres types de psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Au contraire de l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. et de la PK détectées par les statistiques, la macro-PK apparaît être très limitée par la distance. Dans à peu près tous les cas, la personne supposée être responsable de l’événement se trouve à quelques mètres de lui.
Les phénomènes de macro-PK ont reçu peu d’attention des laboratoires de recherche, qui les regardent avec suspicion du fait de leur fréquente association avec la fraude. Il y a très peu de données quantitatives sur la macro-PK, et peu de théories l’expliquant ; la plupart ne considère que les effets statistiques. Le travail de Kenneth Batcheldor en est une exception. Ce psychologue britannique a passé des décennies à étudier la macro-PK dans des situations similaires à des séances spirites. Il a réuni des groupes pour tenir des sessions afin de produire de la macro-PK. Ils interprètent les phénomènes produits lors de ces séances non pas comme causés par des esprits de défunts, mais plutôt par les inconscients des participants. Batcheldor est mort en 1988, et en 1994 Patric V. Giesler compila et édita ses notes discutant ses idées théoriques. Certaines des questions saillantes incluaient l’ambiguïté, l’indétermination et l’élusivité. Les idées proposées sont congruentes, et même renforcent, les perspectives théoriques discutées dans ce livre[[En plus de Batcheldor, K.J. (1994). Notes on the Elusiveness Problem in Relation to a Radical View of Paranormality. (Compilé, édité et avec une préface et des notes de Patric V. Giesler). Journal of the American Society for Psychical Research, 88, 90-116 ; voir : Batcheldor, K.J. (1984). Contributions to the Theory of PK Induction from Sitter-Group Work. Journal of the American Society for Psychical Research, 78, 105-122.]].
Le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. apparaît être essentiellement indépendant de l’espace et du temps, mais si des personnes dans le futur peuvent influencer le passé (par précognitionLa précognition est la connaissance d’un événement futur qui ne pourrait être ni prédit ni inféré par des moyens normaux. ou PK rétroactive), comment pouvons-nous savoir si une expérience est véritablement achevée ? Si une étude est conduite et publiée, est-ce que quelqu’un peut ensuite lire les résultats et les modifier ? C’est en quelques mots le problème de la divergence. C’est fondamentalement un problème de frontières et de limites, un de ceux qui ne se rencontrent pas dans la science classique. Le terme de divergence a été introduit par Helmut Schmidt dans un article de 1975, « Vers une théorie mathématique du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. »[[Schmidt, H. (1975). Toward a Mathematical Theory of PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Journal of the American Society for Psychical Research, 69, 301-319. ]]. Schmidt emprunta le terme à un problème de divergence analogue dans l’électrodynamique quantique[[Schmidt, H. (1984). Comparison of a Teleological Model with a Quantum Collapse Model of PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Journal of Parapsychology, 48, 261-276. Voir p. 263.]].
Plusieurs chercheurs ont proposé des idées pour limiter la divergence. Certains ont suggéré que seul le premier observateur causait un effet psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. (par exemple, le sujet regardant un dispositif avec des lumières contrôlées par un GNA dans un test de PK), mais d’autres admirent que des contributions décroissantes provenaient des observateurs successifs. Walker argua que ces suggestions étaient simplement ad hoc et ne tenait pas compte de l’indépendance du temps et de l’espace. Il s’expliqua là-dessus dans le Journal of Research in PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. Phenomena (1977), avançant que non seulement les sujets mais aussi les expérimentateurs et les observateurs ultérieurs jouaient potentiellement des rôles. Il indiqua que n’importe quel résultat obtenu dans une expérience incorpore les effets des futurs observateurs, que l’expérimentateur ait peu ou pas de contrôle sur eux. Il conclut que, si c’était bien un problème, il n’était pas tellement grave[[Walker, E.H. (1977). Comparison of Some Theoretical Predictions of Schmidt’s Mathematical Theory and Walker’s Quantum Mechanical Theory of PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Journal of Research in PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. Phenomena, 2 (1), 54-70.]].
La question de la divergence fait ressortir deux domaines problématiques : la définition de l’observation, et l’aspect social du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Puisque la définition de « l’observation » n’est pas incluse dans le formalisme de la MQ, elle reste problématique et surtout dans son rapport à la conscience. Avec la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., de nombreuses expériences explorent la notion d’observation en faisant varier la quantité d’information disponible pour l’observateur, en utilisant de multiples observateurs, ou en comparant l’homme et l’animal en tant qu’observateurs. Ce furent quelques tentatives pour voir, et le problème reste encore très ouvert à la spéculation théorique.
Dans la théorie de Walker, observer un événement (c’est-à-dire prendre conscience de lui) collapse la fonction d’onde, et c’est là que la PK peut opérer. Dans sa formulation, la conscience est essentiellement équivalente à la prise de conscience, même s’il admet qu’il ne l’a pas encore complètement définie, et que le concept requiert de plus amples développements. Une objection au modèle de Walker est que le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. apparaît souvent agir inconsciemment. Néanmoins la conscience semble impliquée d’une manière ou d’une autre, et elle peut jouer un rôle important, peut-être dans quelque limitation ou restriction du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Dans un certain sens, devenir complètement conscient d’un objet ou d’un événement le stabilise, dans l’esprit. Si l’événement fait l’objet d’une discussion, d’un portrait artistique, d’un écrit, il devient plus « ferme ». De telles représentations viennent porter attention à l’objet ou à l’événement ; la prise de conscience de celui-ci est augmentée. C’est à travers la représentation que les autres personnes peuvent apprendre ce qu’est cet objet ou cet événement.
Si la prise de conscience est requise dans l’opération du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., cela active quelques connexions théoriques intéressantes. Etre conscient de quelque chose implique de le distinguer de l’arrière-plan, de faire une distinction. Devenir conscient comporte l’idée de la construction d’une représentation mentale ; une partie des processus cérébraux porteurs de l’information est allouée à la tâche. De sorte que le problème de la « représentation » peut être lié à la théorie de Walker. Dans presque toutes les sciences, la représentation ne pose pas problème ; les questions fondamentales qu’elle pose sont ignorées. A l’inverse, le problème est central en sémiotique et dans la théorie littéraire, et dans le jargon de la sémiotique, la théorie de Walker établit une connexion entre un signifiant et un signifié.
Le second point mis en avant par la divergence est que le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. a un aspect social : de multiples personnes peuvent affecter un événement paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)}. Dans la formulation de Walker, l’acte d’observer collapse la fonction d’onde, et c’est là que la PK opère. Quand plus d’une personne observe un événement (que ce soit dans le présent ou le futur), il y a un effet collectif du fait de l’indépendance du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. au temps et à l’espace. Signaler un événement à d’autres fait de ces personnes des observateurs, liés à lui.
Je n’ai pas connaissance d’un seul chercheur discutant la divergence explicitement en termes de facteurs sociaux, alors qu’elle suggère certaines connexions entre la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et d’autres disciplines. Quand des groupes sont impliqués, les représentations sont faites collectivement, rappelant la notion de « représentations collectives » de Durkheim. Dans l’activité sociale, plusieurs niveaux de consensus et de cohérence sont requis, et la conscience peut également être vue comme une fonction collective, un processus social. Walker n’a pas élaboré ces implications de la divergence autant qu’il aurait pu, mais il a fait quelques propositions provocantes sur le consensus requis pour « les lois fondamentales de la nature »[[Ibid, p. 64.]].
Le thème de la divergence stimula la spéculation à propos du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Par exemple, des effets psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. forts pourraient opérer de telle façon à ce que relativement peu de personnes en prennent connaissance. S’ils deviennent trop connus, leur nature ferait qu’ils seraient facilement rejetés. Ils ne pourraient paraître qu’entourés par la fraude, ou reportés seulement par ceux qui ont une réputation de crédulité. De façon similaire, ceci expliquerait pourquoi le secret et l’ambiguïté constitue l’environnement de nombreux groupes engagés dans des pratiques occultes. De telles spéculations peuvent être multipliées sans fin, et c’est pourquoi il sera préférable d’établir clairement les limites du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi..
La théorie de Walker était véritablement innovante ; c’était une déviation radicale par rapport aux théories antérieures. Il n’y avait rien de comparable en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. avant son arrivée. Comme tous les travaux importants et innovants, des révisions ont été faites et le seront encore, et des élaborations sont requises. La théorie reste controversée auprès des parapsychologues, et peut-être sera-t-elle au final pleinement rejetée. Toutefois, Walker aura produit plusieurs contributions exceptionnelles. Le plus important est peut-être qu’il a formellement introduit l’aléatoire et l’incertain dans les théories du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Il noua sa théorie aux processus physiques (comme la chute de dés ou l’activité cérébrale) d’une manière jamais accomplie auparavant, et il s’est considérablement appliqué à lier sa théorie avec les données quantitatives.
Enfin, Walker s’exprima directement sur certains des aspects les plus problématiques du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., dont son indépendance à l’espace, au temps, à la complexité de la tâche. La théorie du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. qui s’imposera devra forcément s’accommoder de ces aspects.

La conformation du comportement de Rex Stanford

La théorie de Walker provenait de la physique, et ne fut pas immédiatement bien comprise dans les autres champs du savoir. Certaines de ses idées générales furent discutées par les parapsychologues, et une poignée de chercheurs ont commencé à les formuler en termes audibles pour des non-physiciens. L’un de ceux-ci fut le psychologue Rex Stanford, que j’ai présenté précédemment.
Dans les années 1970, Stanford a commencé à repenser les difficultés conceptuelles si épineuses du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Il interrogea les modèles traditionnels que plusieurs parapsychologues adoptaient implicitement, où l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. est conçue comme quelque chose qui se transmet, et la PK comme une capacité d’agir sur l’environnement. Le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. était généralement assimilé à un processus psychologique ou biologique (tel que la perception) impliquant une sorte de transmission (par la lumière, le son). Les conceptions traditionnelles font généralement référence à des modèles de transmission, de communication ou de psycho-biologie. Parfois cela est explicite dans leur théorisation du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., mais la plupart du temps ce n’est pas le cas[[Stanford, R.G. (1977). Are Parapsychologists Paradigmless in Psiland ? In : The Philosophy of Parapsychology Proceedings of an International Conference Held in Copenhagen, Denmark August 25-27, 1976 édité par B. Shapin & L. Coly, pp. 1-16. New York : Parapsychology Foundation. Voir aussi : Stanford, R.G. (1978). Toward Reinterpreting PsiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. Events. Journal of the American Society for Psychical Researh, 72, 197-214.]].
Stanford proposa un modèle qu’il nomma « conformation du comportement ». Il s’efforça de simplifier et clarifier les composants essentiels des processus psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et les regarda d’un œil neuf, en mettant de côté les préconceptions usuelles. Son modèle fut formulé de façon abstraite ; il comportait deux parties : un système prédisposé et un Générateur d’Evénement Aléatoire (GEA). Par « système prédisposé », Stanford entendait un organisme qui avait un besoin ou une disposition (on peut présumer que son usage du terme « disposition » était plus compréhensible que celui de « besoin » car il incluait le versant négatif des humeurs, sentiments et attentes des humains). Par « Générateur d’Evénement Aléatoire », Stanford faisait référence à des systèmes comme celui discuté par Walker. Les processus aléatoires de Stanford étaient de ceux qui pouvaient affecter le système prédisposé, même de façon très indirecte. Le modèle de la conformation du comportement se passait de l’idée d’une émission et d’une réception d’une information. Il postulait simplement que le processus aléatoire affectait un événement en accord avec le système prédisposé. Le modèle ne spécifie pas comme cela arrive, mais dit seulement que cela arrive ; c’est ainsi que l’univers est construit.
Le modèle de Stanford ne requiert pas une intention consciente d’utiliser le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., et il subsume le concept de synchronicité, c’est-à-dire de coïncidence significative. Stanford donna l’exemple d’une personne oubliant de changer de métro sur le chemin pour se rendre chez des amis. Du fait de cette perte de mémoire, la personne rencontra exactement les personnes qu’il planifiait de visiter. S’il avait été alerté et qu’il avait changé de métro, il aurait pu complètement rater ses amis. Ici, l’usager de métro avait le but (c’est-à-dire la disposition) de rencontrer ses amis. Des contingences variées firent que le résultat se conforma à son but.
Le modèle de la conformation du comportement de Stanford ne fut pas aussi développé que celui de Walker, et il fut critiqué, parfois de façon tout à fait justifiée, pour son manque de valeur prédictive. Mais ce qui manque ici, il le compense là avec sa clarté et sa simplicité. Il fut formulé dans des termes plus agréables aux psychologues et adaptés plus facilement pour leur test. Cela stimula des expériences qui autrement n’auraient pas été conduites, comme celles de Gruber, décrite précédemment. Le modèle de Stanford aida à insister sur ces nouvelles idées qu’étaient la nature orientée-vers-un-but du psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. et le rôle fondamental du hasard.

La labilité et l’inertie par William Braud

William G. Braud est un psychologue qui fut un des expérimentateurs les plus prédominants en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. dans les années 70 et 80. Durant la plus grande part de cette période, il travaillait à la Mind Science Foundation de San Antonio, au Texas, avec Helmut Schmidt. Braud publia plusieurs expériences innovantes et réussies. Il fut le premier à publier une étude d’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. en ganzfeldLe Ganzfeld (terme allemand qui signifie "champ sensoriel uniforme") est un protocole d’induction d’état hypnagogique pour les expériences de télépathie. Le Ganzfeld est le protocole le plus utilisé actuellement en parapsychologie expérimentale. Il a été tout d'abord développé par Charles Honorton dans les années 1970., même si on lui reconnaît rarement ce mérite[[Voir : Braud, W.G. (1982). The Time Sequence of Psi-Ganzfeld Experimentation (Letter to the editor). Journal of the American Society for Psychical Research, vol. 76, pp.194-195.]]. Braud était connu pour sa rigueur méthodologique. J’ai eu la chance d’être dans le comité de lecture de plusieurs de ses articles, et il était difficile de trouver beaucoup à en redire. Il entreprit son travail théorique avec une très bonne base empirique et de l’expérience (comme Victor Turner en anthropologie). Bref, il ne partit pas à partir d’un grand schéma philosophique.
Parce que Braud était connu comme un expérimentateur exemplaire, ses intuitions conceptuelles ont été largement négligées. Ses contributions les plus importantes traitent de la « labilité » et de « l’inertie ». La labilité est la capacité à être prêt au changement, « l’aise avec laquelle un système peut passer d’un état à un autre, la quantité de ‘variabilité libre’ dans le système »[[Braud, 1981, p.1.]]. L’inertie est son opposé : la tendance à résister au changement. Le modèle de Braud propose que la magnitude de l’effet PK devrait être directement relié à la quantité de labilité dans le système cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.)., et la probabilité d’un événement ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. devrait être proportionnelle à la quantité de labilité dans le cerveau ou l’esprit du percipientPersonne qui perçoit les pensées et les images transmises par télépathie. On utilise aussi parfois l'expression d'émetteur..
Braud a puisé dans les théorisations de Walker et Stanford, et a souligné explicitement leurs mérites. Son premier article sur le sujet s’intitulait d’ailleurs « Labilité et inertie dans la conformation du comportement », incorporant ainsi la formulation de Stanford[[Braud, W.G. (1980). Lability and Inertia in Conformance Behavior. Journal of the American Society for Psychical Research, 74, 297-318. Voir aussi : Braud, W.G. (1981). Lability and Inertia in Psychic Functioning. In : B. Shapin & L. Coly (Eds.). Concepts and Theories of Parapsychology : Proceedings of an International Conference Held in New York, New York December 6, 1980, (pp. 1-28). New York : Parapsychology Foundation.]].
Braud comprenait la labilité comme directement en lien avec le hasard, qui était central à la fois aux modèles de Walker et de Stanford. Il expliquait comment plusieurs systèmes et processus pouvaient être décrits en termes de labilité et d’inertie, et il présenta plusieurs évidences indiquant que le psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. a plus d’influence sur des systèmes labiles par rapport à des systèmes inertiels. Le concept a une application très large, y compris dans des domaines pas tout de suite évidents. L’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. dans les états de conscience modifiés en est un exemple. La méditation, la relaxation progressive, l’hypnose et les autres états modifiés ont montré qu’ils facilitaient l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. dans le laboratoire. Ils sont caractérisés par le fait de se focaliser vers l’intérieur, en diminuant l’attention portée sur les environnements extérieurs, physiques et sociaux. Les mondes physiques et sociaux ont une stabilité et une capacité à structurer et organiser l’attention d’une personne. Par contraste, dans le rêve ou la méditation, l’esprit peut rapidement sauter d’une idée à l’autre. Il y a moins de séquences cognitives dans ces états, et donc moins de structure. L’imagerie est labile ; elle change rapidement.
Le concept de Braud subsume également la recherche sur « les comportements d’évitement conduisant à des biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). de réponse ». Dans les tests de divination de cartes, les sujets ont tendance à nommer certains symboles plus que d’autres. Ces symboles préférés constituent des biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). de réponse ; les nominations (réponses) sont biaisées (les symboles ne sont pas nommés avec une fréquence équivalente). Quand un sujet nomme un symbole auquel il fait appel de façon relativement peu fréquente (c’est-à-dire lorsqu’il évite le biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). de réponse), la divination sera probablement plus juste que pour les symboles nommés plus souvent. Ainsi, lorsqu’un sujet casse son habitude de réponse (c’est-à-dire la structure usuelle), l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. est plus à même de se manifester.
La nouveauté facilite également l’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement.. La nouveauté est, par définition, un changement dans un patternStructure, régularité ou systématicité apparaissant dans un ensemble de données. antérieur. Dans plusieurs des expériences d’ESPPerception extrasensorielle ; connaissance d’un événement extérieur sans l’intervention des sens connus, ou parfois comportement répondant à cet événement. avec des cartes et des études de PK avec des dés, la première partie de la session montre un score particulièrement élevé. Encore une fois, le début d’une session est une cassure par rapport à ce qui pu arriver auparavant. Si l’expérience continue, elle devient moins nouvelle et plus routinière, et les scores déclinent de façon caractéristique. Ainsi, les périodes de transition produisent de meilleurs scores que les conditions plus routinières.
Braud mena plusieurs expériences additionnelles afin de tester son modèle. Il mit en place une étude de PK avec deux cibles différentes : une flamme d’une bougie, et une lampe électrique avec un interrupteur. Un petit ventilateur était placé près de la flamme, causant son vacillement. La lampe électrique donnait une illumination plus stable. Le tout était placé sous le contrôle d’une cellule photo-électrique et un dispositif de mesure digitale affichait les variations de luminosité. Les sujets et l’expérimentateur étaient dans une autre pièce avec les dispositifs d’enregistrement bien visibles. Durant des périodes sélectionnées aléatoirement, on demandait aux sujets d’augmenter l’activité de la flamme ou de la lumière électrique, et dans d’autres périodes de la réduire. Grâce aux conditions différentes, une performance pouvait être évaluée statistiquement. L’analyse montra que les sujets influençaient la flamme de la bougie (la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). labile) mais pas la lampe électrique (la cibleDans l’ESP, l’objet ou l’événement que le récepteur cherche à deviner (cartes-cible, image-cible, sites-cible) ; dans la PK, l’objet, le processus ou le système que le sujet cherche à influencer (système-cible : souris, GNA, dés, etc.). inertielle).
Braud utilisait fréquemment des organismes biologiques dans ses expériences de PK (cellules, petits animaux, humains). Selon lui, ils devraient être plus particulièrement appropriés du fait de leur variabilité et imprédictibilité naturelles. Les systèmes inanimés sont généralement moins labiles. Ses expériences avec des organismes en tant que cibles de PK furent plutôt couronnées de succès[[Pour une synthèse de certaines d’entre elles, Schlitz, M. & Braud, W.G. (1997). Distant Intentionality and Healing : Assessing the Evidence. Alternative Therapies, 3(6), Novembre, 62-73.]].
Le concept de Braud permettait de comprendre de nombreuses choses. Il intégrait et étendait les travaux de Walker et Stanford. Braud montra la valeur générale de ces idées et expliqua où elles s’appliquaient. Il discutait de systèmes physiques et biologiques mais ne porta pas l’idée à des niveaux plus élevés, comme pour de petits groupes de personnes, des sociétés et des cultures au sens large. Eux aussi montrent les mêmes caractéristiques.
Le modèle de Braud guida beaucoup ma pensée depuis que je suis devenu un professionnel actif en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.. Ses deux articles m’ont permis de voir les possibilités théoriques inhérentes du concept d’anti-structure de Victor Turner. « L’anti-structure » tout comme la « labilité » font référence à l’instabilité et à la transition, et elles suggèrent un lien au psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. De plus, le travail de Braud dépend de celui de Walker, qui se focalise sur l’information plutôt que sur l’énergie, la force ou le pouvoir. De la même manière, la conception d’Edmund Leach à propos de l’anthropologie structurale était également formulée en termes d’information. Le langage commun exprimant ces idées montre clairement que ces champs différenciés partagent des patterns similaires.