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Rocco Santoliquido

Rocco Santoliquido

Médecin, professeur, conseiller d’Etat d’Italie, représentant des Croix-Rouges à la Société des Nations, fondateur et premier Président de l’IMI, de 1919 à 1929, puis Président honoraire jusqu’à sa mort.


Rocco SantoliquidoIl devint à la suite d’un concours, directeur de l’administration au Ministère de l’Intérieur d’Italie, puis Directeur général de la Santé publique.

Sa carrière médicale fut très marquée par la prise de conscience du faible pouvoir de l’action médicamenteuse sur les maladies épidémiques, dont la tuberculose. Il centra toute son énergie sur l’étude et l’application des mesures prophylactiques de ces grandes maladies. Grâce à des mesures judicieuses et une action extrêmement efficace, il réussit à enrayer la malaria de certaines régions d’Italie.

Ces mesures prophylactiques eurent un retentissement international par l’intermédiaire de la ligue de la Société des Croix-Rouges dont il fut le Conseiller technique jusqu’à sa mort. C’est à cette époque, en 1912 qu’il s’établit à Paris en tant que membre de diverses commissions et sociétés, toutes dépendant de la Santé publique.

C’est en 1906 cependant, que ses premiers intérêts métapsychiques se révélèrent à la faveur d’une expérience de « table parlante » d’abord rejetée puis adoptée par lui. Il obtint, en répétant ces expériences régulièrement, des informations par le truchement de cette table, qui l’amusèrent puis le fascinèrent.

Quelques années plus tard, à Paris, il a fait par « hasard » la rencontre du Dr Gustave Geley, qui devint son secrétaire. Le chemin et les intérêts métapsychiques, nés dans des circonstances tout à fait différentes chez l’un comme chez l’autre, se rejoignirent alors dans de longues discussions, entre deux tâches. Ce fut au cours de ces conversations que naquit l’idée d’un laboratoire de recherche sur le sujet, projet qui a pu se réaliser grâce à la rencontre toute aussi « fortuite » d’un homme riche, généreux et passionné de métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. : Jean Meyer.

Le projet de ce laboratoire se précisa jusqu’à aboutir en 1919 à la création de l’IMI dont Santoliquido fut le premier Président, Jean Meyer le fondateur et Geley le premier directeur.

Grâce à sa profession médicale, à sa réputation internationale d’hygiéniste, au poste qu’il occupait à la Société des Nations, Rocco Santoliquido, permit sans doute le rayonnement de l’IMI. Sa rigueur, son enthousiasme mais aussi son humilité le firent toujours œuvrer pour la recherche métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie.. Il venait de créer à Genève, un centre international de recherche en parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., lorsqu’il mourut en novembre 1930.

Ouvrage :

 Observation d’un cas de médiumnité intellectuelle (Ed. Jean Meyer).