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Newsletter Septembre 2011

Newsletter Septembre 2011

I. PROGRAMME DES ACTIVITES DE LA RENTREE
II. APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE BULLETIN METAPSYCHIQUE N-11
III. EN BREF

I. PROGRAMME DES ACTIVITES DE LA RENTREE

De nombreuses conférences et journées d’étude vous attendent dès la rentrée, avec plusieurs intervenants étrangers venant du Brésil, du Canada ou encore de l’Angleterre.

 16 septembre, à l’IMI : Conférence de Sofie Lachapelle (Canada) sur « Science et Magie au Théâtre Robert-Houdin ».

 28 octobre, au Forum 104 : Conférence traduite du Dr Alexander Moreira-Almeida (Brésil), sur « Explorer les frontières de la relation entre le corps et l’esprit ».

 29 octobre, à l’IMI : Journée d’étude avec Pascale Catala, Renaud Evrard, Christine Hardy, Véronique Liard et François Neddam sur « l’approche jungienne et la parapsychologie ».

 17 novembre, dans une salle à préciser : Conférence de Rupert Sheldrake sur « L’évolution de la télépathie ».

 18 novembre, à l’IMI : Workshop de Sonia Barkallah sur « Expériences de Mort Imminente et Médias. Est-ce vraiment une question de tabou ? »

 9 décembre, à l’IMI : Conférence de François Mabille autour de son cours sur « Religions, spiritualité et métapsychique ».

 10 décembre, à l’IMI : Journée d’étude animée par Eric Philippe et Annie Diot pour faire « l’expérience du Remote Viewing ».

Vous pouvez découvrir le programme complet sur notre site, et y réservez votre place pour les Journées d’étude.

Voici les informations concernant les conférences et journée d’étude du mois d’octobre.

Vendredi 28 octobre

Explorer les frontières de la relation entre le corps et l’esprit, par le Dr Alexander Moreira-Almeida

Les débats sur la relation entre le corps et l’esprit engendrent des controverses depuis des siècles. Toutefois, ces débats se basent habituellement sur une gamme étroite de phénomènes et souffrent souvent de plusieurs biaisPrésence de patterns ou de défauts particuliers pouvant introduire une modification arbitraire des résultats et faussant ainsi leur validité (ex : un dé non équilibré ayant tendance à faire sortir souvent le même chiffre). théoriques et méthodologiques. Ainsi, beaucoup de chercheurs considèrent le cerveau comme un ordinateur, et ils essayent d’expliquer la conscience comme une émergence à un seuil critique – quoique non spécifié – de complexité computationnelle entre les neurones.
Lors de cette conférence, nous discuterons plusieurs des thèmes du livre Frontiers of Mind-Brain Relationship (édité par Moreira-Almeida & Santos chez Springer, 2011) qui milite contre une analyse purement physique de la conscience et propose une approche psychobiologique équilibrée. Notre exposé couvrira des aspects de la philosophie de l’esprit et des sciences, ainsi que des études empiriques sur des phénomènes mentaux apparemment spirituels comme les expériences de mort imminente, la médiumnité et les souvenirs de vies antérieures. Il fera valoir qu’en appliquant rigoureusement et avec une certaine ouverture d’esprit les méthodes de recherches contemporaines sur ce genre d’expériences humaines, on constate un grand besoin d’élargir et de diversifier la base empirique de laquelle nous déduisons notre compréhension du problème des relations corps-esprit.

Le conférencier
Alexander_Moreira-Almeida.jpgDr Alexander Moreira-Almeida (MD, PhD) fut formé en psychiatrie et en thérapie cognitivo-comportementale à l’Institut de Psychiatrie de l’Université de São Paulo, au Brésil, où il obtint également un doctorat en Sciences de la santé avec une thèse sur la santé mentale des médiums spirites. Il fut post-doctorant en religion et santé à l’Université de Duke, aux Etats-Unis, avant de devenir Professeur de psychiatrie à l’école de médecine de l’Université Fédérale de Juiz de For (UFJF). Il est également le fondateur et directeur du Centre de Recherche sur la Spiritualité et la Santé, au Brésil (www.ufjf.br/nupes-eng) et le coordinateur des études de niveau Master à l’UFJF. Ses principaux objets de recherche sont les études empiriques des expériences spirituelles ainsi que la méthodologie et l’épistémologie de ce champ de recherche. Ses publications sont disponibles sur www.hoje.org.br/elsh.

Informations pratiques : Cette conférence aura lieu le vendredi 28 octobre 2011 de 19h30 à 21h30, à la salle Olivier du Forum 104, 104 rue de Vaugirard, Paris 6e.
Métros : Montparnasse, Duroc ou St-Placide.
Tarifs : tarif normal : 15 € ; membres A-IMI : 12 € (sur présentation de la carte).
Réservations : secretariat@metapsychique.org


Samedi 29 octobre

Journée d’étude sur l’approche jungienne et la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., par Pascale Catala, Renaud Evrard, Christine Hardy, Véronique Liard, François Neddam et Manijeh Nouri-Ortega

Approche jungienne et parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire.

Pionnier de la psychologie des profondeurs, le psychiatre suisse Carl Gustav Jung est mort le 6 juin 1961, voici 50 ans. En mal de reconnaissance en France, ses travaux font l’objet de nombreuses analyses partout dans le monde. Son intérêt pour les phénomènes paranormaux – et d’abord pour les expériences dites « transpersonnelles » dont il témoigne par exemple dans Ma Vie (Jung, 1961) – n’est pas partout un signe d’irrationalité et de mysticisme trouble qui rendraient rédhibitoires l’étude de son œuvre.

Jung.jpgPourtant, rares sont les chercheurs se revendiquant de sa pensée qui prolongent ses études des synchronicités (coïncidences significatives), des liens entre psychologie des profondeurs et physique quantique, du Yi King, des constellations astrologiques, des apparitions d’OVNI, etc. La réciproque n’est pas vraie : de nombreux parapsychologues sont conduits vers les réflexions de Jung qui proposa, notamment dans sa collaboration avec le physicien et prix Nobel Wolfgang Pauli, des pistes théoriques pour comprendre les phénomènes dits psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi.. Le dialogue entre Jung et Pauli est même devenu la référence pour les études « psycho-physiques » des relations – riches d’anomalies – entre l’esprit et la matière (Atmanspacher & Primas, 1995).
Nous avons voulu consacrer une journée d’étude pour explorer l’échange possible entre les conceptions jungiennes et les recherches parapsychologiques. Peut-on expliquer les expériences vécues comme paranormales en des termes jungiens ? Les hypothèses de Jung sur la synchronicité peuvent-elles être testées, comme l’affirme le parapsychologueCe terme revêt de nos jours un double sens. Utilisé pour désigner les chercheurs de formation scientifique et universitaire qui étudient les phénomènes paranormaux dans le cadre de la parapsychologie scientifique, il renvoie aussi aux praticiens de l'occulte et du paranormal (voyants, médiums, magnétiseurs, etc.). On pourrait souhaiter que la première acception évoquée l'emporte dans le vocabulaire courant pour ainsi éviter toute confusion. L'ambiguïté du terme est volontiers entretenue par les critiques et détracteurs de la parapsychologie scientifique. Ceux-ci tentent ainsi, par un pernicieux effet d'amalgame maintenant une certaine confusion sémantique, de reléguer des recherches se voulant rationnelles sur ces questions en dehors du champ de la science. Des praticiens du paranormal peuvent avoir tendance, eux aussi, à entretenir cette ambiguïté. En se prétendant parapsychologues, ils espèrent sans doute, par la référence scientifique qu'ils s'attribuent, renforcer auprès de leurs clients l'image de professions en manque de reconnaissance sociale. De plus, le peu d'approfondissement que des enquêtes médiatiques trop souvent en mal de sensationnel consacrent à ce type de questions contribue à laisser perdurer la confusion, là où il faudrait au contraire faire preuve de discernement et de prudence. Que pouvons-nous dire des parapsychologues relevant du premier sens envisagé et que nous voudrions privilégier ici? D'origines universitaires variées, les chercheurs amenés à réfléchir aux questions parapsychologiques se recrutent aussi bien parmi des spécialistes des sciences dites humaines (psychologues, ethnologues, sociologues, etc.) que parmi des spécialistes des sciences dites exactes (mathématiciens, physiciens, biologistes, etc.). Des philosophes, des médecins et des ingénieurs se retrouvent également impliqués dans ce domaine de recherche. Seuls quelques laboratoires dans le monde emploient des chercheurs en parapsychologie à temps plein. Compte tenu du peu de place que l'institution scientifique accorde encore à la parapsychologie, la plupart des chercheurs n'y consacrent qu'une partie de leur temps, exerçant par ailleurs des fonctions en lien avec leur formation d'origine. Les premiers grands noms de la parapsychologie furent les pionniers de recherches qualifiées alors de psychiques , ou bien encore de métapsychiques. Parmi les plus connus, on pourrait citer le philosophe américain William James (1842-1910), tenant du pragmatisme, le physicien anglais William Crookes (1829-1919), rendu par ailleurs célèbre par la découverte du thallium, et le Français Charles Richet (1850-1935), prix Nobel de médecine en 1913. Deux psychologues américains ont ensuite particulièrement marqué l'histoire de la parapsychologie durant la seconde moitié du XXème siècle. Joseph Banks Rhine (1925-1980) est considéré comme le père de la parapsychologie quantitative car il a systématisé le traitement statistique des phénomènes paranormaux observés en laboratoire. Plus près de nous, Charles Honorton, en introduisant la technique du ganzfeld et en appliquant les techniques de méta-analyses aux données parapsychologiques, a permis de faire avancer le débat entre partisans et opposants de la parapsychologie. En France, c'est essentiellement autour de l'Institut métapsychique international, fondé en 1919, que se sont regroupés les principaux intellectuels interessés par ces questions. On citera, pour mémoire, les docteurs Gustave Geley (1865-1924) et Eugène Osty (1874-1938) ou bien encore les ingénieurs René Warcollier (1881-1962) et Henri Marcotte (1920-1987). Le spécialiste d'éthologie animale Rémy Chauvin, membre de l'Académie des sciences, est certainement, à l'heure actuelle, le scientifique le plus connu du grand public qui ait ouvertement déclaré son intérêt pour la parapsychologie, par le biais notamment d'expériences réalisées avec des animaux. Ce sont en fait de très nombreux chercheurs (qu'il faudrait certainement compter en milliers), issus de mondes scientifiques et intellectuels très divers, qui se sont passionnés pour la parapsychologie depuis plus d'un siècle, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, comme dans l'ex-URSS ou d'autres pays du monde. Dans son ouvrage "Somnambulisme et médiumnité" et plus particulièrement dans le tome II intitulé "Le Choc des sciences psychiques", le philosophe et sociologue Bertrand Meheust, reprenant l'histoire des débuts de la métapsychique, tente de comprendre les origines de l'incroyable entreprise d'occultation qui a pesé et qui pèse encore sur les travaux de plusieurs générations de parapsychologues. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} australien Lance Storm (2008) ? Qu’est-ce que l’approche jungienne peut nous apprendre sur notre rapport personnel et culturel aux témoignages d’anomalies ?

Références :

Atmanspacher, H., & Primas, H. (1995). Der Pauli-Jung Dialog und seine Bedeutung für die moderne Wissenschaft. Heidelberg : Springer.
Jung, C.G. (1961). Ma vie. Souvenirs, rêves et pensées. Paris : Gallimard.
Storm, L. (éd., 2009). Synchronicity. Multiple Perspectives on Meaningful Coincidence. Pari Publishing.

Christine Hardy propose une journée de séminaire sur « L’imagination active : méthode jungienne de travail sur soi » le dimanche 30 octobre. Un tarif préférentiel de 60€ est proposé à ceux qui ont suivi cette Journée d’étude. Informations et inscriptions sur cette page

II. APPEL A CONTRIBUTIONS POUR LE BULLETIN METAPSYCHIQUE N°11

Vous pouvez contribuer au Bulletin MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. N°11 en envoyant, avant le 8 janvier 2012 (pour une parution en mars), un article ou une chronique à bulletinmetapsychique@a-imi.org . Ces contributions ne doivent pas nécessairement épouser le thème de ce numéro, présenté ci-dessous.

Voir sans les yeux : entre surréalisme et métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie.

Mouvement éphémère mais qui ne cesse de questionner, le surréalisme français a partie liée avec la métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie.. Aspect souvent ignoré des commentateurs officiels qui méconnaissent généralement l’impact de l’étude scientifique des phénomènes dits paranormaux en France au début du XXe siècle. André Breton n’a-t-il pas avoué ses sources métapsychiques, notamment Myers, Flournoy, Richet et Sudre ? N’a-t-il pas invité les membres de l’IMI à collaborer à certains de ses travaux dans les années 1950 ? Ne s’est-il pas exposé à une voyance publique de Pascal Forthuny, quittant les locaux de l’IMI emmené par les forces de l’ordre, tant celle-ci l’avait troublé ?
Le rapport entre ces deux mouvements reste une énigme. Avec le renouveau de l’intérêt pour les rapports entre les arts et l’étrange, cette énigme mérite d’être ré-examinée. Peut-on comprendre la science exploratoire du mouvement du « réalisme fantastique », à partir des années 1960, comme une approche surréaliste du savoir ? Aux endroits où métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. et surréalisme se sont croisés, a-t-on appris quelque chose d’inédit sur le fonctionnement du psychisme humain, ses automatismes, sa fonction mythopoïétique, sa relation au hasard objectif ?
Ce numéro sera aussi l’occasion de revisiter des auteurs ayant contribué à ces deux domaines, telle qu’Yvonnes Duplessis, docteur ès lettres pour une thèse sur le surréalisme abordant la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire., auteur de nombreux livres sur cette question (dont un Que sais-je ?), et dont les recherches expérimentales portent sur la perception des couleurs, notamment leur perception sans le secours des yeux ! Voir sans les yeux, un thème surréaliste et métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. par excellence !

III. EN BREF

 L’IMI apparaît dans le second numéro de la revue Horizons Fantastiques, un nouveau magazine sur les mondes de l’imaginaire, dans une rubrique d’enquête sur le fantastique dans la réalité (pp. 74-75).

 Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg organise une exposition, à partir du 8 octobre, intitulée : « L’Europe des Esprits : la fascination pour l’occulte, 1750-1950 » qui abordera la métapsychique à travers plusieurs œuvres. Plus d’infos ici.

 L’IMI propose une bourse à destination des étudiants de 1000€ pour un travail en lien avec la métapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie.. Encore quelques jours pour candidater (date limite : 15 septembre 2011).

N’hésitez pas à transmettre ces informations autour de vous.