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Newsletter Juin 2010

Newsletter Juin 2010

I. INSCRIPTIONS POUR LA JOURNEE FRANCOPHONE DU CONGRES DU 22 JUILLET
II. ACTIVITES DE L’A-IMI
III. APPEL A CONTRIBUTIONS – BULLETIN METAPSYCHIQUE N°7
IV. EN BREF

I. INSCRIPTIONS POUR LA JOURNEE FRANCOPHONE DU CONGRES DU 22 JUILLET

L’IMI est heureux d’accueillir le 53e Congrès annuel de la Parapsychological AssociationLa Parapsychological Association (PA) est une organisation internationale constituée de scientifiques et d'universitaires qui étudient les phénomènes psi, comme la télépathie, la clairvoyance, la psychokinèse, la guérison psychique ou la précognition. La Parapsychological Association est reconnue comme une association scientifique à part entière, étant membre de l'AAAS depuis 1969. C'est le plus important organisme de recherche en parapsychologie. La plupart des parapsychologues sont membre de PA. elle permet de féderer l'ensemble des chercheurs travaillant dans le domaine de la parapsychologie et organise chaque année un congrès où sont publiées les recherches scientifiques des parapsychologues. Elle a pour objectif de promouvoir l'approche scientifique et objective des phénomènes psi et ses membres obeissent à une charte de déontologie. (PA), du 23 au 25 juillet, à Paris. Le congrès sera précédé, le 22 juillet, par une journée en langue française, avec des interventions non-techniques et accessibles au public général. Les sujets abordés lors des exposés et des tables rondes couvriront un large éventail de thèmes : l’histoire de la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. (en particulier en France), les questions de recherche, de philosophie et d’épistémologie, et les applications.
Le programme du 22 juillet n’est pas complètement finalisé mais les intervenants prévus comprennent des membres de l’IMI et du GEIMI (Mario Varvoglis, Djohar si Ahmed, Paul-Louis Rabeyron, Bertrand Meheust, Peter Bancel, Thomas Rabeyron) et plusieurs invités, venus de France (Michel Cazenave, Pierre Janin, Yves Lignon, Jean-Pierre Jourdan) et d’ailleurs (Roger Nelson, Dick BiermanDick Bierman est enseignant à l'Université d’Amsterdam et à l'Université d’Utrecht. Il suggère qu’en vue d’étudier les phénomènes psi, nous pourrions avoir à proposer de nouveaux modèles théoriques intermédiaires entre la conscience et la réalité physique objective. Après un doctorat en Physique Expérimentale, il s’est investi dans le domaine de la recherche en Intelligence Artificielle, et plus spécialement dans les systèmes d’ Intelligent Tutoring. Ces recherches l’ont mené à l’étude des états modifiés de conscience, en particulier ceux ayant trait au sommeil. Il a également étudié l’importance des processus affectifs dans l’apprentissage individuel, ce qui l’a conduit à s’intéresser aux facteurs émotionnels inconscients et à leur rôle dans la prise de décision. Son travail sur le Pressentiment, c’est à dire l’activation anormale de centres d’excitation physiologiques précédant des évènements chargés émotionnellement, a trouvé un champ d’application en adéquation avec ses autre domaines de recherche. Dick Bierman est aussi fortement impliqué dans les expériences qui visent à comprendre les éventuelles relations entre la physique quantique et la conscience., Eva Lobach, Stefan Schmidt – dont les interventions seront traduites de l’anglais). Le programme inclut plusieurs périodes de discussions ouvertes et se finit par une réception informelle pour tous les présents.
La Journée Francophone aura lieu à l’Enclos Rey le jeudi 22 juillet de 8h50 à 19h30 ; la réception en soirée se tiendra de 19h30 à 20h30. L’inscription pour la Journée Francophone inclut l’entrée, les pauses-cafés, la réception en soirée et un livret avec les résumés de toutes les présentations. Les tarifs varient selon les affiliations avec des réductions pour les membres de l’A-IMI, de la PA, mais aussi de l’INREES, d’IRIS-PA, du Club de Budapest, pour les étudiants, etc.
Pour vous inscrire, vous pouvez :

 soit utiliser un paiement en ligne sécurisé via PayPal sur cette page

 soit télécharger et renvoyer le formulaire d’inscription (PDF) accompagné de votre chèque et de vos justificatifs

Dépêchez-vous ! Les prix vont évoluer si vous vous inscrivez après le 22 juin.

L’inscription à la partie anglophone du congrès PA, également ouverte à tous, qui se tiendra du 23 au 25 juillet, peut se faire directement sur cette page (en anglais)

II. ACTIVITES DE L’A-IMI

1) Plus d’infos sur le 7ème et dernier SEMINAIRE EVEIL DE L’INTUITION ET DES CAPACITES PSI LATENTES animé par Christine Hardy, qui aura lieu le week-end du 5 et 6 juin. Il portera sur « la Psychothérapie selon la grille des champs sémantiques » et en voici un programme détaillé.

— – Réservations auprès de contact@a-imi.org
Toutes les informations sur :
http://www.metapsychique.org/Seminaires-A-IMI-Eveil-de-l.html

2) Derniers grands rendez-vous de la saison (avant le congrès PA !), le vendredi 11 et le samedi 12 juin promettent de grandes rencontres savantes et conviviales.

Le vendredi 11 juin à 19h30 aura lieu le WORKSHOP de Jean-Pierre Rospars sur « Les OVNIS : fausse piste ou enjeu scientifique ? »

Présentation :
Voilà plus de 60 ans que l’on parle d’ovnis. Le sujet refait surface de temps à autre et à chaque fois se pose la question : y a-t-il quelque chose de sérieux là-dessous ? Je vais aborder cette question sans a priori, non pour lui donner une réponse péremptoire mais, plus modestement, pour tenter de la mieux poser. Je prendrai d’abord comme exemple une enquête personnelle pour illustrer concrètement la manière dont le problème se présente et les conclusions provisoires auxquelles on peut légitimement parvenir. J’élargirai ensuite le point de vue pour tenter de dégager les conditions d’une étude scientifique du sujet et préciser les objections et obstacles auxquels cette étude se heurte.

L’intervenant :
Jean-Pierre Rospars, docteur ès sciences en neurobiologie, directeur de recherches, est l’auteur de 70 articles parus dans des journaux professionnels (tels que Journal of Neuroscience, PLoS Computational Biology etc.) et de nombreuses communications dans des congrès internationaux. Ses travaux en neurobiologie s’inscrivent dans une recherche plus large sur l’évolution de la vie et de la pensée. Il est membre de la Société Française d’Exobiologie. De 1977 à 1983, il a été collaborateur du groupe d’étude des phénomènes aérospatiaux non-identifiés du CNES, pour lequel il a réalisé plusieurs études, et depuis 2006 il est membre du Collège d’Experts du GEIPAN. En 2007, il a résumé quelques-unes de ses idées sur l’étude des ovnis dans un article, paru dans la revue belge Inforespace, intitulé « Un échec de la science ? ».

Informations pratiques :
Ce workshop aura lieu le vendredi 11 juin 2010, de 19h30 à 21h30 au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, 75010 Paris.
Métros : Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : tarif normal : 9€ ; membres d’A-IMI : 6 € (sur présentation de la carte).
Réservations : Pas de réservation

Le samedi 12 juin se tiendra l’ASSEMBLEE GENERALE ordinaire de l’A-IMI à 15h30, accompagnée d’un pot de l’amitié. Tous les membres de l’A-IMI y sont conviés. Ce rendez-vous sera précédé (dès 13h30) d’une CONFERENCE EXCEPTIONNELLE ET GRATUITE.

III. APPEL A CONTRIBUTIONS – BULLETIN METAPSYCHIQUE N°7

Le Bulletin Métapsychique accueille vos contributions -> Lire les Recommandations aux auteurs (PDF).

Afin d’encourager leur participation, les auteurs qui se sentent inspirés par une thématique donnée peuvent envoyer leur proposition d’article ou de chronique sous la forme d’un résumé structuré d’environ 300 mots pour un article et 100 mots pour une chronique à bulletinmetapsychique@a-imi.org. Ce seront le rédacteur en chef et le rédacteur en chef adjoint qui évalueront l’intérêt de la contribution par rapport à la thématique en cours et solliciteront un article complet.
Les auteurs sont aussi encouragés à soumettre spontanément leurs contributions en dehors d’une thématique sollicitée, afin de faire connaitre leurs travaux de recherche ou ceux d’autres chercheurs.

N°7 : Paradynamique et soucoupisme : les apparitions de soucoupes volantes
(Deadline : 3 octobre 2010 ; Publication prévue : Novembre 2010)
Paradynamique, un terme au charme désuet employé par le regretté René Hardy, et qui permettra de souligner l’influence exercée par ce membre de l’IMI sur le petit monde de la soucoupe. Quels liens pourrait-il y avoir entre les apparitions, les disparitions ou les matérialisations rapportées dans le domaine du paranormalLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} et les phénomènes observés dans le champ de l’ufologie ? Tout se passe comme si ces phénomènes étaient susceptibles de s’affranchir de nos catégories habituelles d’espace, de temps et de mouvement. Ils peuvent échapper, semble-t-il, aux lois de la propagation en fonction de la distance, à celles de la chronologie et à celles de la gravitation normale… Plus révoltant encore, ils semblent se dérober intelligemment devant ceux qui veulent s’en faire les observateurs objectifs.
Le soucoupisme est un autre élément de cette réflexion : comment un phénomène réel s’alimente de l’imaginaire individuel et collectif au point d’être à la fois objet de science et mythe vivant ? Comment des témoins deviennent des acteurs de la paranormalisation ou de la soucoupisation de leurs expériences ?
Penser les soucoupes volantes dans le cadre plus large des expériences exceptionnelles d’apparitionManifestation perceptible de personnes (vivantes ou décédées), animaux, entités ou objets dans un lieu donné, alors que leur présence en ce lieu est impossible physiquement. L'apparition diffère de la simple "vision" dans le sens où elle a une certaine reconnaissance sociale et s'insère dans un contexte culturel précis (religieux, folklorique, spirite, ou autre). serait, dans le cadre de ce numéro du Bulletin MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie., une tentative non-réductionniste de croiser des savoirs. Car, depuis longtemps, parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. et ufologie se développent côte à côte avec des acteurs communs. Mais qu’est-ce qui les rapproche ? Et qu’est-ce qui les sépare ?

Pour les propositions de contributions, voir ici

IV. EN BREF

 L’IMI dans ENQUETES EXTRAORDINAIRES sur M6. Plusieurs membres de l’IMI sont intervenus pour apporter un point de vue scientifique à cette nouvelle émission, en particulier dans l’enquête sur « le sixième sens » qui sera diffusée le 17 juin à 23h05.
http://www.metapsychique.org/+L-IMI-dans-Enquetes+.html

 Le membre de l’IMI Bertrand Méheust se retrouve au cœur d’un documentaire et d’un livre, « AUTHORS OF THE IMPOSSIBLE », par l’historien des religions Jeffrey J. Kripal.
http://www.metapsychique.org/+Bertrand-Meheust-auteur-de-l+.html

 2010 est l’année du centenaire de la naissance du célèbre médium spirite brésilien CHICO XAVIER

 LIVRES SUR LE PARANORMALLe champ des phénomènes susceptibles de relever de la paranormalité est plus ou moins étendu suivant l'idée même que l'on se fait de ce qui est censé être normal ou pas. Une fois éliminé ce qui relève de l' « anormal » et qui renverrait plutôt au dérèglement, voire au pathologique, il reste un domaine assez vaste de phénomènes ou d'expériences étranges, difficilement explicables, qualifiés bien souvent de paranormaux. Les limites de ce corpus de phénomènes sont destinées à être floues puisqu'elles dépendent étroitement de l'idée qu'à une époque et dans une culture données on se fait du «normal », de l'« explicable» et du «possible ». Prenons un premier exemple, bien connu des historiens des sciences. On a longtemps considéré que les météorites n'existaient pas, puisque des «pierres ne pouvaient pas tomber du ciel ». Pourtant de nombreux témoignages rendaient compte de leur existence, avant que la science classique ne les reconnaisse. Ces « pierres » semblent paranormales pour qui ne dispose pas des concepts adéquats permettant de les accepter en tant qu'objets «dignes de science ». Un deuxième exemple aidera à comprendre le relativisme indispensable dès que l'on tente d'appréhender culturellement la paranormalité. Dans les sociétés traditionnelles africaines, il est très classique de considérer qu'à l'aide de pratiques sorcières un sort ait pu être jeté, faisant ainsi une ou plusieurs victimes. L'idée de l'influence occulte à distance ne pose alors pas problème et fait partie des faits possibles, repérés comme causes envisageables du mal et du malheur. L'action sorcière est donc exclue d'une logique paranormale stricto sensu puisque complètement intégrée dans les croyances populaires. Il est d'ailleurs intéressant de noter que, pour bon nombre de nos contemporains vivant en Europe occidentale, cette conviction est encore très présente. Une fois posé ce nécessaire relativisme, il semble que l'on puisse dégager à notre époque quatre manières dominantes d'aborder le concept de paranormal: « sceptique », «fourre-tout », «parapsychologique» et « holistique ». Pour les sceptiques, le paranormal n'existe pas en tant que tel. Il renvoie à d'autres catégories. Le paranormal n'est qu'apparent. Il peut s'agir en fait d'illusions, de trucages consciemment organisés ou de perceptions inconscientes dont d'éventuels témoins ont été victimes en toute bonne foi. Dans cette optique, des faits inexpliqués peuvent bien être reconnus, surtout s'ils sont reproductibles, mais ils doivent trouver leur place au sein d'interrogations portées logiquement par la science. Les tenants de cette manière d'envisager les choses sont souvent qualifiés de «scientistes», tant ils semblent attachés à une vision du réel correspondant exclusivement aux données les plus classiques et reconnues de la science. Leurs références privilégiées se trouvent du côté d'une épistémologie se définissant comme «cartésienne» ou «rationaliste ». Ce qui n'est pas sans poser question. En effet, en choisissant de délimiter d'une façon plus ou moins arbitraire des objets d'étude considérés comme rationnels et d'autres qui, ne l'étant pas, ne méritent pas que l'on s'y attarde, il n'est pas dit que l'on choisisse le camp de la raison. Le risque encouru est de se débarrasser d'un certain nombre de phénomènes gênants au prix d'une amputation d'un réel que l'on peut supposer toujours plus complexe que l'idée que l'on peut s'en faire. En France, Henri Broch est sans doute le représentant le plus connu de ce courant de pensée s'appuyant sur la « zététique », se voulant « science du doute ». À l'apparent opposé de l'approche précédente, le paranormal est parfois envisagé comme un gigantesque fourre-tout, où tout «mystère» est traité sur un pied d'égalité et dans une logique du « tout existe et tout est ton », sans réflexion épistémolologique sur le niveau de réalité susceptibles d'être mis en jeu suivant les «faits » invoqués. Se côtoient, pêle-mêle, les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, la cryptozoologie (étude des animaux rares et mystérieux), l'ufologie et, d'une façon plus large, tout phénomène réputé extraordinaire, inexplicable ou mystérieux: triangle des Bermudes, archéologie sacrée, civilisations disparues, ésotérisme, occultisme, sociétés secrètes, etc. Dans ce cadre, où dominent l'amalgame et l'hétérogénéité, les phénomènes étudiés sont accueillis au milieu d'un ensemble baroque qui pèche indiscutablement par son manque d'unité, du moins vu sous un épistémologique. En revanche, en terme sociologique on pourrrait reconnaître une certaine pertinence de recoupement. En effet, le même statut parascientifique réservé à l'ensemble des phénomènes concernés (puisque dans l'optique scientiste évoquée précédemment « rien n'existe et rien n'est bon »). De plus, des travaux sociologiques ont bien montré la proximité des représentations et croyances que l'adhésion à plusieurs de ces phénomènes implique. Très souvent, le terme « paranormal» est employé de façon plus restrictive pour désigner les phénomènes dits paranormaux étudiés par les parapsychologues, regroupant essentiellement les phénomènes de perception extrasensorielle (ESP : télépathie, clairvoyance, précognition) et les phénomènes de type physique (psychokinèse). L'approche parapsychologique tente d'établir des liens entre les expériences réalisées en laboratoire ayant permis d'asseoir les catégories précédentes et un certain nombre de phénomènes du «paranormal spontané ». La question pertinente pour les chercheurs en parapsychologie consiste à se demander si, devant des faits ou des témoignages non ordinaires, on ne se trouve pas en présence de phénomènes paranormaux observés in vivo. La lévitation n'est-elle pas pas à rattacher à une forme particulière de macropsychokinèse ? Dans la pratique des voyants peut-on repérer des compétences paranormales correspondant à des phénomènes de type ESP? Les parapsychologues restent ouverts mais prudents devant des faits s'éloignant de leurs objets d'études et des interprétations se détachant trop d'une pensée authentiquement rationnelle ce qui les différencie des approches différentes. La dernière manière d'envisager le paranormal peut être considérée comme une variante de la précédente mais s'en différenciant suffisamment pour en être démarquée. Reconnaissant les mêmes phénomènes que les parapsychologues « classiques » mais préocuppés par une théorisation globale et donc à prétention holistique, à défaut d'être définitive, certains chercheurs s'éloignent de l'expérimentation de laboratoire et de la question de la preuve. Ils considèrent cette dernière comme définitivement acquise ou pensent qu'elle n'est pas pertinente épistémologiquement. Ils se tournent alors préférentiellement vers les données tirées de l'expérience subjective pour tenter diverses synthèses à coloration psychologique, philosophique, voire religieuse, suivant les auteurs. Ainsi Philippe Wallon tente de théoriser à travers le concept des «niveaux du mental », un élargissement de l'inconscient associée à des éléments : la philosophie orientale. François Favre privilégie quant à lui le concept d'« intentionnalité» comme moteur de l'émergence du paranormal. D'autres auteurs, à la sensibilité proche du mouvement New Age, n'hésitent pas à associer d'une façon syncrétique plus ou moins rigoureuse des considérations scientifiques (la physique quantique est très souvent convoquée pour la circonstance), philosophiques et spirituelles intégrant des éléments paranormaux. Pour terminer, il paraît utile de tenter de rapprocher le paranormal, concept complexe et polysémique, de certaines catégories théologiques. Le paranormal est trop souvent associé au sumaturel, comme il peut l'être au contraire au diabolique. C'est sans doute à la méconnaissance des travaux parapsychologiques, tout autant dans les milieux ethnologiques, psychanalytiques que théologiques, que l'on doit ce type de confusions et d'amalgames, parfois lourds de fâcheuses conséquences (notamment dans le cadre de certaines prises en charge thérapeutiques, d'accompagnements spirituels ou de pratiques d'exorcismes). Ne serait-il pas plus judicieux de considérer les phénomènes dits paranormaux comme relevant d'un « naturel non ordinaire », voire de la catégorie du «préternaturel»? Il n'est pas question de clore ici un débat qui mérite mieux que la place académique limitée qui lui est aujourd'hui accordée. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} A BAS PRIX : cédés par l’IMI ou bradés par l’Observatoire des Parasciences. Une bonne occasion de ne pas lire n’importe quoi sur la plage !
http://www.metapsychique.org/+Livres-sur-le-paranormal-a-bas,204+.html

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