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Newsletter Février 2007 n°1

Newsletter Février 2007 n°1

I. LA PARAPSYCHOLOGIEEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. EN DEUIL
II. NOS CONSEILS DE LECTURE
III. NOUVEAUX ARTICLES

I. LA PARAPSYCHOLOGIE EN DEUIL

Ce mois de février commence par quelques tristes annonces : la mort d’Olivier Costa de Beauregard et de Ian Stevenson.

 Olivier Costa de Beauregard était un des membres de la Fondation Odier de Psycho-Physique et insistait sur l’intérêt pour la physique théorique des expériences de rétro-psycho-kinèse.

Il est décédé le 5 Février 2007 à l’âge de 95 ans. C’était un physicien français, Directeur de Recherche au CNRS, spécialement intéressé par la mécanique quantique où il fut l’élève de Louis de Broglie. A propos des phénomènes de corrélation entre particules ayant été soumises à une interaction (Cf. inégalités de Bell, paradoxe EPR, expérience d’Alain Aspect, intrication, etc.), il propose une interprétation alternative à celle de non localité énoncée par Bernard d’Espagnat. Il fit une place dans sa pensée aux phénomènes psiThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi., comme cela ressort de la lecture de deux de ses livres :
« La physique moderne et les pouvoirs de l’esprit » (Entretien avec M. Cazenave), Paris : Ed. Le Hameau, 1980.
« Le temps déployé », Paris : Ed. Du Rocher, 1988.

Le monde lui a consacré un article nécrologique :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3382,36-865165@51-865265,0.html

Vous pouvez également trouver un entretien d’Olivier Costa de Beauregard par Solange Collery à propos de l’expérience d’Alain Aspect.
http://auriol.free.fr/parapsychologie/Costa-de-Beauregard.htm

 Ian Stevenson était un psychiatre canadien-américain, pionnier de la recherche sur les personnes qui rapportent des vies antérieures.

Il est décédé le 8 février à l’âge de 88 ans. Depuis 1967, il dirigeait la Division of Personality Studies (DOPS) et le Département de psychiatrie de l’Université de Virginie. Il est célèbre pour avoir collecter méticuleusement les cas d’enfants du monde entier qui semblent rapporter des vies antérieures (spontanément, c’est-à-dire sans recourir à l’hypnose). On lui doit quelques 200 articles scientifiques et plusieurs ouvrages, dont trois ont été traduits en français :
« 20 cas suggérant le phénomène de réincarnation », Paris : Ed. Sand, 1985.
« Les enfants qui se souviennent de leurs vies antérieures: de la réincarnation », Paris : Ed. Sand, 1995.
« Réincarnation et biologie », Paris : Ed. Dervy, 2002.

Le Daily Telegraph lui a consacré un article nécrologique (en anglais) :
http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/02/12/db1201.xml

Sur le sujet des cas suggérant la réincarnation, son collègue Erlendur Haraldsson, professeur émérite de psychologie à l’Université d’Islande, viendra faire une conférence à l’IMI le 16 avril 2007.

II. NOS CONSEILS DE LECTURE

Dans une volonté de vous aider à mieux vous informer, l’Institut MétapsychiqueLe mot métapsychique fut suggéré pour la première fois par M.W. Lutoslawski dans un écrit polonais : Wyklady Jagiellonskie, à Cracovie en 1902, pour désigner des notions assez différentes de celles de Charles Richet. En effet, lorsque celui-ci, dans son adresse présidentielle à la Society for Psychical Research, en 1905, présenta ce mot, il fut, dit-il, unanimement accepté. Qu’entendait-il par métapsychique ? De même qu’Aristote avait intitulé son chapitre sur les grandes lois de la nature qui dépassent les choses physiques : meta ta fusica, métaphysique, de même il nomma métapsychique la science qui, dépassant les choses de la psychologie classique, étudie des faits qui "paraissent dus à des forces intelligentes inconnues", humaines ou non humaines, "en comprenant dans ces intelligences inconnues les étonnants phénomènes intellectuels de nos inconsciences". Bref, la métapsychique est, dit-il : "La seule science qui etudie des forces intelligentes". D’où résulte logiquement sa distinction entre la métapsychique objective qui "mentionne, classe, analyse certains phénomènes extérieurs perceptibles à nos sens, mécaniques, physiques ou chimiques, qui ne relèvent pas des forces actuellement connues et qui paraissent avoir un caractère intelligent", et la métapsychique subjective qui étudie des phénomènes psychiques non matériels tels que la lucidité, cette mystérieuse faculté de connaissance qu’il attribue à une sensibilité dont la nature nous échappe et qu’il propose d’appeler cryptesthésie. Ces deux aspects, objectif qui étudie des forces et subjectif qui étudie des phénomènes psychiques, se retrouvent dans la définition générale que Charles Richet donne de la métapsychique : "La science qui a pour objet des phénomènes, mécaniques ou psychologiques, dus à des forces qui semblent intelligentes ou à des puissances inconnues latentes dans l’intelligence humaine ". Aujourd'hui le terme de métapsychique est a peu près synonyme de celui de parapsychologie. International vous propose une sélection d’une centaine d’ouvrages, principalement en français, qui traitent avec rigueur des questions parapsychologiques. Cette liste indicative peut servir à ceux qui débutent leurs lectures dans ce domaine, comme à ceux qui veulent progresser sur certaines questions en confrontant leurs opinions à celles d’autrui. D’une manière générale, l’IMI vous invite à vous documenter le plus possible, même s’il n’est pas toujours évident de s’orienter dans la production éditoriale ou dans les bibliothèques. Le meilleur y côtoie le pire. Car, idée fausse répandue, ce n’est pas parce que c’est édité que c’est sérieux, loin s’en faut.
Précision importante : ne cherchez pas « le » livre qui « fait la preuve » de ce qui vous occupe, ou l’auteur qui « va démontrer que », qui « va leur faire comprendre, à tous ». Il n’existe pas de tel livre, pas plus dans ce domaine que dans aucun autre. Cherchez les livres qui permettent de faire le point, l’auteur qui offre une hypothèse intéressante, documentée et sérieuse.
Les membres du comité directeur de l’IMI, qui ont tous beaucoup lu et souvent écrit sur tous ces sujets, espèrent que ces quelques titres vous seront utiles.
http://www.metapsychique.org/Bibliographie-conseillee.html
Bonnes lectures !

III. NOUVEAUX ARTICLES

Parmi les nouveaux articles mis en ligne récemment :

1. Articles généraux

 La Parapsychology Foundation propose un Blog d’introduction à la parapsychologieEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. qui donne également accès à un certain nombre de références disponibles en ligne. Voici la traduction du troisième billet de ce blog rédigé par le parapsychologueCe terme revêt de nos jours un double sens. Utilisé pour désigner les chercheurs de formation scientifique et universitaire qui étudient les phénomènes paranormaux dans le cadre de la parapsychologie scientifique, il renvoie aussi aux praticiens de l'occulte et du paranormal (voyants, médiums, magnétiseurs, etc.). On pourrait souhaiter que la première acception évoquée l'emporte dans le vocabulaire courant pour ainsi éviter toute confusion. L'ambiguïté du terme est volontiers entretenue par les critiques et détracteurs de la parapsychologie scientifique. Ceux-ci tentent ainsi, par un pernicieux effet d'amalgame maintenant une certaine confusion sémantique, de reléguer des recherches se voulant rationnelles sur ces questions en dehors du champ de la science. Des praticiens du paranormal peuvent avoir tendance, eux aussi, à entretenir cette ambiguïté. En se prétendant parapsychologues, ils espèrent sans doute, par la référence scientifique qu'ils s'attribuent, renforcer auprès de leurs clients l'image de professions en manque de reconnaissance sociale. De plus, le peu d'approfondissement que des enquêtes médiatiques trop souvent en mal de sensationnel consacrent à ce type de questions contribue à laisser perdurer la confusion, là où il faudrait au contraire faire preuve de discernement et de prudence. Que pouvons-nous dire des parapsychologues relevant du premier sens envisagé et que nous voudrions privilégier ici? D'origines universitaires variées, les chercheurs amenés à réfléchir aux questions parapsychologiques se recrutent aussi bien parmi des spécialistes des sciences dites humaines (psychologues, ethnologues, sociologues, etc.) que parmi des spécialistes des sciences dites exactes (mathématiciens, physiciens, biologistes, etc.). Des philosophes, des médecins et des ingénieurs se retrouvent également impliqués dans ce domaine de recherche. Seuls quelques laboratoires dans le monde emploient des chercheurs en parapsychologie à temps plein. Compte tenu du peu de place que l'institution scientifique accorde encore à la parapsychologie, la plupart des chercheurs n'y consacrent qu'une partie de leur temps, exerçant par ailleurs des fonctions en lien avec leur formation d'origine. Les premiers grands noms de la parapsychologie furent les pionniers de recherches qualifiées alors de psychiques , ou bien encore de métapsychiques. Parmi les plus connus, on pourrait citer le philosophe américain William James (1842-1910), tenant du pragmatisme, le physicien anglais William Crookes (1829-1919), rendu par ailleurs célèbre par la découverte du thallium, et le Français Charles Richet (1850-1935), prix Nobel de médecine en 1913. Deux psychologues américains ont ensuite particulièrement marqué l'histoire de la parapsychologie durant la seconde moitié du XXème siècle. Joseph Banks Rhine (1925-1980) est considéré comme le père de la parapsychologie quantitative car il a systématisé le traitement statistique des phénomènes paranormaux observés en laboratoire. Plus près de nous, Charles Honorton, en introduisant la technique du ganzfeld et en appliquant les techniques de méta-analyses aux données parapsychologiques, a permis de faire avancer le débat entre partisans et opposants de la parapsychologie. En France, c'est essentiellement autour de l'Institut métapsychique international, fondé en 1919, que se sont regroupés les principaux intellectuels interessés par ces questions. On citera, pour mémoire, les docteurs Gustave Geley (1865-1924) et Eugène Osty (1874-1938) ou bien encore les ingénieurs René Warcollier (1881-1962) et Henri Marcotte (1920-1987). Le spécialiste d'éthologie animale Rémy Chauvin, membre de l'Académie des sciences, est certainement, à l'heure actuelle, le scientifique le plus connu du grand public qui ait ouvertement déclaré son intérêt pour la parapsychologie, par le biais notamment d'expériences réalisées avec des animaux. Ce sont en fait de très nombreux chercheurs (qu'il faudrait certainement compter en milliers), issus de mondes scientifiques et intellectuels très divers, qui se sont passionnés pour la parapsychologie depuis plus d'un siècle, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, comme dans l'ex-URSS ou d'autres pays du monde. Dans son ouvrage "Somnambulisme et médiumnité" et plus particulièrement dans le tome II intitulé "Le Choc des sciences psychiques", le philosophe et sociologue Bertrand Meheust, reprenant l'histoire des débuts de la métapsychique, tente de comprendre les origines de l'incroyable entreprise d'occultation qui a pesé et qui pèse encore sur les travaux de plusieurs générations de parapsychologues. {Par Paul-Louis Rabeyron (extrait du dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétien, rédigé sous la direction de Patrick Sbalchiero, Fayard, 2000)} Carlos S. Alvarado, intitulé « SE METTRE AU TRAVAIL EN PARAPSYCHOLOGIEEtude rationnelle et pluridisciplinaire des faits semblant inexplicables dans l'état actuel de nos connaissances, et mettant en jeu directement le psychisme et son interaction avec l'environnement. C’est en 1889 que l’Allemand Max DESSOIR proposa les termes de parapsychologie pour "caractériser toute une région frontière encore inconnue qui sépare les états psychologiques habituels des états pathologiques", et de paraphysique pour désigner des phénomènes objectifs qui paraissent échapper aux lois de la physique classique. On parle plus spécifiquement de parapsychologie expérimentale pour désigner la parapsychologie dans le cadre du laboratoire. ». La traduction des billets suivants sera progressivement mise en ligne sur le site de l’IMI.
http://www.metapsychique.org/Se-mettre-au-travail-en.html

2. Articles en sciences humaines

 Un extrait du livre de Bertrand Méheust, 100 mots pour comprendre la voyance, donne le point de vue de WILLIAM JAMES sur les phénomènes paranormaux.
http://www.metapsychique.org/William-James-et-la-metapsychique.html

3. Articles sur la recherche expérimentale :

 Un autre article extrait du CD-ROM « PSIThouless et Wiesner ont introduit en 1942 l’expression "Phénomène psi" (et non "psy"), de la lettre grecque Psi, qui se voulait un terme neutre simplement destiné à désigner le "facteur inconnu" dans les expériences de parapsychologie, en opposition avec les communications sensori-motrices habituelles. On utilise ainsi le terme psi comme signifiant de façon générale une communication anormale avec l’environnement (perceptions extra-sensorielles ou psychokinèse). On utilise fréquemment en parapsychologie les expressions de sujet psi, de perceptions psi et de phénomènes psi. EXPLORER » discute les EXPERIENCES AVEC UN GRAND SENSITIF : LASLING HARIBANCE.
http://www.metapsychique.org/Lasling-Haribance-Experience-avec.html

Bonnes lectures à tous,