Imprimer cette page

Conférences et activités 2015-2016

lundi 5 octobre 2015. publié par, IMI
 
30 octobre 2015 Erlendur Haraldsson La médiumnité physique extraordinaire de Indridi Indridason Conférence
11 décembre 2015 Bertrand Méheust Jésus Thaumaturge Conférence
15 janvier 2016 Martin Aurell Morts vivants et revenants dans la société médiévale Conférence
16 février 2016 Renaud Evrard Charles Richet et l’affaire de la villa Carmen Conférence
18 mars 2016 Philippe Wallon Les coincidences, amorce d’une interprétation Conférence
1er avril 2016 Alexis Tournier Comprendre la voyance Conférence
27 mai 2016 Michel Vanbockestal Arc-Wattripont, vérité, scandale et désinformation Conférence

La médiumnité physique extraordinaire de Indridi Indridason

L’islandais Indridi Indridason est l’un des plus impressionnants médiums de tous les temps. Il a produit tous les effets observés chez les meilleurs médiums (D.D. Home, Eusapio Palladino, Franek Kluski) en seulement cinq ans de sa vie malheureusement trop courte. Cependant durant les décades qui ont suivi sa disparition prématurée, on l’a complètement oublié. Parmi les phénomènes les plus souvent observés, on peut citer les "voix directes" de personnes décédées : elles étaient très différentes les unes des autres (masculines, féminines, jeunes ou âgées), et elles étaient formellement reconnues par les participants de la séance car elles s’exprimaient à la façon typique du défunt. D’autres phénomènes fréquents incluaient la lévitation d’objets, la lévitation du médium lui-même, ou d’instruments de musique qui jouaient en tourbillonnant autour de la pièce de la séance. Cette présentation est issue du prochain ouvrage à paraitre d’ Erlendur Haraldsson, qui sera incontournable pour toute personne s’intéressant aux manifestations les plus importantes de la médiumnité physique.

Le conférencier
(JPEG) Erlendur Haraldsson est professeur émérite de psychologie à l’université d’Islande. Il a publié de nombreux articles dans des journaux scientifiques. Il est de plus l’auteur de plusieurs livres, certains publiés en plusieurs langues, dont un en français : Ce qu’ils ont vu... Au seuil de la mort. Paris : Club Loisirs, 1983. En 2012, il a publié The Departed among the living. An Investigative Study of Afterlife Encounters chez Haftad.






Jésus Thaumaturge

Enquête sur l’homme et ses miracles

A l’occasion de la sortie de son nouveau livre, Bertrand Méheust viendra présenter son approche parapsychologique des miracles de Jésus, au cours d’une conférence / signature.

Parmi les très nombreuses figures de Jésus, la plus évidente et la plus frappante, celle du thaumaturge réticent et miséricordieux, celle du guérisseur aux miracles, n’est plus abordée aujourd’hui qu’avec gêne, sous l’effet conjugué des interdits rationalistes et des orientations fidéistes. Tout se passe comme si les historiens contemporains s’interdisaient ainsi d’utiliser la principale source d’information dont ils disposent, à savoir que, précisément, Jésus fut un thaumaturge. Bertrand Méheust, en s’appuyant sur le corpus des sciences psychiques, s’emploie méthodiquement à explorer toute cette dimension négligée, en mettant de côté les déterminations de la théologie et les a priori de la raison dogmatique. Ni catéchisme confessionnel, ni plaidoyer rationaliste, cette enquête minutieuse et envoûtante nous replonge au coeur d’un mystère qui continue d’interroger notre temps. Du nouveau sur le cas Jésus ? Assurément.

Le conférencier
(JPEG) Professeur de philosophie et sociologue, membre du Comité Directeur de l’IMI, Bertrand Meheust s’est spécialisé dans l’étude scientifique des phénomènes parapsychologiques. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages (La Découverte, Les empêcheurs de penser en rond ... J’ai lu), parmi lesquels :
« Somnambulisme et médiumnité »
« Les miracles de l’esprit »
« 100 mots pour comprendre la voyance »
« Alexis Didier, un voyant prodigieux »
« La politique de l’oxymore »

Pour lire un article au sujet de cette conférence cliquez ici






Morts vivants et revenants dans la société médiévale

Dans toute société traditionnelle, le vivant et le mort se mêlent inextricablement. L’espérance de vie est courte, et la mort rôde. Les revenants sont partout. Proches de la terre et de sa végétation, les populations à majorité paysannes dépendent étroitement de la régularité du cycle annuel de la maturation des fruits, de leur disparition hivernale et de la reverdie printanière. Le mythe d’Orphée tentant de ramener Eurydice des enfers raconte ce retour de la végétation, toujours recommencé. Au Moyen Age, il se perpétue dans le rapt de Guenièvre et de sa libération par Arthur. Aussi archétypal est le voyage d’Orphée avec les Argonautes, tout comme l’imrama celtique, la navigation vers les îles fortunées de l’Au-delà, leurs fées et leurs talismans. Les morts de la mesnie Hellequin correspondent à la croyance païenne en une troupe innombrable d’esprits aériens qui se rue sur terre autour de la Toussaint et du 1er mai, fêtes du début de l’hiver et de l’été. Bruyante, tumultueuse, turbulente, frénétique et chaotique, cette horde sauvage se livre, à cheval ou à pied, à une chasse impitoyable. Les clercs qui la décrivent au XIIe siècle la disent composée de « mauvais esprits », c’est-à-dire des âmes en peine, purgeant leurs péchés dans leur course effrénée, voire de Satan lui-même et ses satellites. Cette « diabolisation » montre que la frontière entre le vivant et le mort, entre l’ici bas et l’Au-delà, ne disparaît pas avec la christianisation. Elle s’active même avec les histoires de revenants qui retournent du purgatoire pour exposer aux leurs la doctrine chrétienne. Jamais les vivants et les « morts » n’ont été aussi proches que dans la civilisation médiévale.

Le conférencier
© Claude Pauquet
© Claude Pauquet  (JPEG) Martin Aurell est Professeur d’histoire médiévale à l’Université de Poitiers, membre senior de l’Institut universitaire de France entre 2002 et 2012, Directeur de publication des Cahiers de civilisation médiévale, auteur de très nombreux articles ou ouvrages...
Bibliographie complète ici
Notice Wikipedia










Entre légende noire et légende dorée : Charles Richet et l’affaire de la villa Carmen

Présentation par l’auteur : Au mois d’août 1905, le futur prix Nobel de physiologie Charles Richet se rend à Alger afin d’étudier certains phénomènes qui défraient la chronique depuis quelques temps. Arrivé sur les lieux, il met en place certains contrôles pour pouvoir écarter l’hypothèse de la fraude et assiste à plusieurs matérialisations de ce qu’il appelle ectoplasme, une substance dynamique émanant d’une jeune médium. Les clichés qu’il obtient sont diffusés dans la presse et l’affaire vire rapidement au scandale. Quel mouche a piqué ce savant qui vient ainsi cautionner des phénomènes que l’on sait impossibles et donc frauduleux ? L’opinion se déchire et les collègues de Richet sont contraints de se prononcer sur son cas. Le professeur de psychologie Pascal Le Maléfan (2004) a déjà décrit comment ce scandale a précipité le divorce entre la communauté scientifique et la discipline récemment baptisée métapsychique. Ce moment charnière est à l’image de l’histoire de la parapsychologie en France, telle que je l’ai abordée dans mon livre La légende de l’esprit : enquête sur 150 ans de parapsychologie (paru chez Trajectoire). Le souvenir qui nous en reste oscille entre une légende noire où ce grand savant s’est couvert de ridicule, et une légende dorée dans laquelle les parapsychologues passent pour des héros incompris. A partir de documents méconnus, et d’une approche symétrique de l’histoire des sciences, je me propose de restituer le contexte précédant l’arrivée de Richet, de rassembler un éventail de points de vue sur les événements de 1905 et de corriger certaines des affirmations erronées qui sont passées à la postérité... même chez les métapsychistes !

Le conférencier
Renaud Evrard Greenwich (JPEG) Renaud Evrard est docteur en psychologie, maître de conférences à l’Université de Lorraine. Il a co-fondé le Centre d’Information, de Recherche et de Consultation sur les Expériences Exceptionnelles. Sa thèse, qui portait sur les personnes qui vivent des expériences interprétées comme paranormales (Folie et Paranormal, PUR, 2014), l’a conduit à se documenter sur les relations entre la psychologie et la parapsychologie depuis le XIXe siècle. Grâce à la consultation d’archives spécialisées (dont celles de l’IMI) et de nombreuses rencontres, il expose dix ans de recherches historiques amateurs au travers de ce nouvel ouvrage.






Les coïncidences, amorce d’une interprétation

Les coïncidences ont été définies par Carl Jung comme un fait lié à une pensée par le moyen d’une signification (la « synchronicité »). Mais les coïncidences ne sont pas envisageables dans le monde « objectif » des sciences. Or, celui-ci semble être une illusion, reposant sur un biais de méthode, la neutralité de l’observateur. Dans une démarche originale, Philippe Wallon, en prenant la coïncidence comme une observation, a « détricoté » la vision habituelle du monde, en utilisant des modèles connus, très anciens comme le primum movens d’Aristote, ou récents (espace de Hilbert, fractales...). Selon Philippe Wallon, les solutions apportées par la physique n’ont pas été appliquées à notre vie ; nous n’avons pas évolué depuis Lucy, et probablement régressé : nous avons été coupés de nos racines. Avec cet exposé, accessible à tous, il proposera sa vision personnelle d’une singulière convergence entre les sciences et la spiritualité, jusqu’au bouddhisme zen.

Le conférencier
(JPEG) Philippe Wallon est psychiatre et chercheur, d’abord à l’INSERM puis à présent sous l’égide du Laboratoire du Pr. Tijus (Université Paris 8). Il a également monté une société (Seldage) éditeur du logiciel « Elian » qui extrait des éléments diagnostiques à partir de l’analyse dynamique de tracés (dessins, tests psychologiques). Il a publié 25 ouvrages (Albin Michel, Le Rocher, l’Archipel ...), parmi lesquels :
« Expliquer le paranormal »
« Guérir l’âme et le corps, au-delà des médecines habituelles »
« Tout est psy, sortez de la déprime, des angoisses et des conflits »
« Apparitions à Lourdes, (Sbalchiero P.) »
« Le paranormal, (col. Que sais-je ? n° 3424) »


Comprendre la voyance

Présentation par l’auteur :
Que se passe-t-il de l’autre côté de la table de consultation, dans la tête et dans l’esprit du voyant qui réalise une consultation ? La voyance est une capacité de la conscience permettant d’obtenir de l’information, indépendamment de l’espace et du temps. Qu’en sait-on vraiment et surtout comment fonctionne-t-elle dès lors qu’on la met en oeuvre dans une consultation ? Comment cela se déroule-t-il ? Que voit vraiment un voyant ? Comment le devient-on ? Avec quel statut ?

Le conférencier
Alexis Tournier (JPEG) Alexis Tournier quitte les études de sciences à l’âge de 21 ans pour exercer le métier de voyant. Curieuse vocation, qui l’amènera à s’interroger sur le sens de la consultation et sur le fonctionnement de cette étonnante capacité de perception. Il vit et consulte à Lyon, anime des formations sur le thème des arts divinatoires et de l’intuition. Il est l’auteur de quatre ouvrages : Le Tarot vous parle, L’oracle de Belline vous parle, Les taches d’encre vous parlent, Comprendre la voyance.











Arc-Wattripont, vérité, scandale et désinformation

Présentation par le conférencier :

Arc-Wattripont est le nom d’une petite localité belge qui défraya la chronique en 1993. Lorsque le propriétaire, un vieux routier retraité, fait appel aux services de secours en raison de phénomènes de type « hantise », les gendarmes arrivent sur les lieux et devront rapidement se rendre à l’évidence qu’il se passe là des choses « extraordinaires » ! De renforts en renforts, c’est un ensemble d’une quinzaine de gendarmes et de policiers, dont des gradés, un inspecteur et un commissaire, qui seront les témoins privilégiés d’un spectacle hallucinant qui se moque bien de leur présence. Un personnage, le fiancé de la fille cadette des propriétaires, est considéré comme l’épicentre des phénomènes car les objets, qui se déplacent en contradiction flagrante avec les lois de la physique, semblent se diriger vers lui. Le jeune homme sombre ensuite dans des crises délirantes, évoque des communications télépathiques avec la Vierge, si bien qu’un évêque se porte candidat à l’exorcisme. Dès lors, la maréchaussée se retire, le Parquet du procureur du roi et la hiérarchie décrètent le black-out, un voile de mystère tombe sur ce cas si spectaculaire. Pendant plus de vingt ans, le Parquet refusera obstinément l’accès à un enregistrement vidéo réalisé par les gendarmes, lequel - dit-on - aurait immortalisé des phénomènes surprenants. En 2010, une équipe télévisée tourne l’affaire en dérision et la présente comme une vaste supercherie, incluant les écrits de Mr Vanbockestal sur le sujet. Le CERPI rouvre le cold case et se lance alors dans ce qui constituera sans nul doute sa plus formidable enquête. Celle-ci réhabilitera son crédit et celui de son président en démontrant l’authenticité des phénomènes et le scandale de la désinformation qui a été proposée à toute la francophonie. Il apportera aussi une hypothèse solide quant à la nature des faits. Pourtant, de nouveaux éléments permettent actuellement de suivre une autre piste, peut-être encore plus incroyable.

Le conférencier
(JPEG) Michel Vanbockestal est né en 1958, à Bruxelles. Après un baccalauréat scientifique, il suit une formation en criminologie et devient détective privé. En 1979, il fonde le GESO (Groupe d’Étude des Sciences Occultes) avec un camarade de classe. L’association connait des hauts et des bas jusqu’à ce que l’avènement d’Internet lui permette de prendre son envol. En 1992, M. Vanbockestal abandonne sa profession de détective et met ses connaissances en technique d’enquêtes au service du groupement, lequel résout et démystifie de nombreuses énigmes. Le GESO change alors de nom et devient le CERPI. En 2010, ce dernier a acquis ses premières lettres de noblesse et M. Vanbockestal, devenu son Président, sort le livre « Les Phénomènes Inexpliqués en Belgique » (Ed. Jourdan). Survient alors la fameuse affaire d’Arc-Wattripont dans laquelle le groupement rencontre une adversité si virulente qu’elle manque de peu de le détruire. Dans une rocambolesque volte-face, il se relève pourtant et dévoile une scandaleuse manœuvre de désinformation dans son second livre : « Le poltergeist d’Arc-Wattripont, vérité, scandale et désinformation ». (Ed. Le Temps Présent).
>