-  L’institut -  80 ans d’histoire -  Les grands moments de la métapsychique à l’IMI

Rudi Schneider

Rudi Schneider

Par l’équipe de l’IMI

Pour le jeune autrichien Rudi Schneider, tout a commencé par des expériences menées à Munich, en 1919, par le baron von Schrenck-Notzing sur son frère aîné Willy, alors âgé de 16 ans.

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Rudi Schneider

Peu après Rudi se met à manifester les mêmes facultés médiumniques que son aîné, ce qui suggère le caractère souvent familial, voire héréditaire, de ces capacités médiumniques. Ce jeune sujet présente un trait de caractère intéressant : loin de rechigner au contrôle comme le font certains médiums, il le sollicite. Désireux de démontrer ses dons et sa bonne foi, il se prête sans discuter à toutes les exigences des expérimentateurs, et en redemande même. En 1930 le chercheur britannique Harry Price, qui est en même temps un prestidigitateur renommé, fait une expérimentation avec Rudi dans le laboratoire de la SPR. La même année, à L’Institut métapsychique, le docteur Osty fait mettre au point par des techniciens un système de surveillance utilisant un faisceau d’infrarouges, qui a pour but d’exclure toute manipulation frauduleuse, et d’obtenir des photographies automatiques des télékinésies déclenchées à proximité du médium. Une fois de plus, on obtient des phénomènes de télékinésie et des manifestations ectoplasmiques dans des conditions qui rendent vertigineusement difficile, pour ne pas dire inconcevable, l’hypothèse de la fraude, à moins - ce que personne n’a jamais osé faire - de suspecter de collusion les expérimentateurs. Nous renvoyons sur ce point sur l’ouvrage d’Osty, où tous les détails techniques de ces expériences sont donnés ( Eugène et Marcel Osty, Les Pouvoirs de l’esprit sur la matière, Paris, 1932).

Si l’on doute, aujourd’hui encore, de ces phénomènes, ce n’est pas tant, on le voit, que les garanties nécessaires n’auraient pas été mises en œuvre du point de vue expérimental : les chercheurs de l’Institut métapsychique sont allés sur ce point aussi loin que possible. C’est plutôt parce qu’aujourd’hui on ne peut plus les étudier, faute de médiums capables de les produire. Ce qui laisse toujours place au doute, et conduit certains à se demander si, malgré toutes les précautions qui furent prises, quelque chose, une faille, un artefact, ne se serait pas glissé dans les expériences. Tout se passe comme si nous avions affaire, avec ces phénomènes d’ectoplasmie, à un ordre de la nature qui ne se montrerait de façon visible que chez quelques personnages d’exception, pour des raisons qui demeurent largement inconnues, et dont la manifestation capricieuse serait largement tributaire des ambiances affectives et culturelles.


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