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Réponses à choix forcé et réponses libres

Réponses à choix forcé et réponses libres


Les expérimentateurs psi ont l’habitude de distinguer les expériences à choix forcé et les expériences à réponse libre. Ces deux types sont utilisés lors des tests. Si l’on compare les expériences sur le psi aux tests que l’on fait passer dans les universités, on peut dire qu’une expérience à choix forcé ressemble à un examen à choix multiples, et qu’une expérience à réponse libre est comparable à un examen qui nécessite la rédaction d’un texte de la part de l’étudiant.

Dans les expériences à choix forcé, les sujets sont placés devant un nombre déterminé de réponses possibles, dont l’une seulement correspond à la cible. Par exemple, avec les cartes de Zener, les sujets savent qu’il existe cinq symboles dans le jeu, et que la cible est l’un d’entre eux.

Dans les expériences à réponse libre, on ne demande pas au sujet de choisir parmi différentes réponses préétablies. Il s’ensuit que, pratiquement, tout ce qui se trouve dans l’univers peut correspondre à la cible.

Ainsi, dans une expérience au Stanford Research Institute, on a demandé à Uri Geller de reproduire le dessin tracé au moment même par un agent situé dans une autre pièce. La variété des objets que cet agent pouvait employer comme cible était donc pratiquement illimitée.

Le principal problème rencontré par les chercheurs, lors d’expériences à réponse libre, réside dans l’appréciation de la correspondance entre la cible et la divination du sujet.

Si, par exemple, la cible est un verre de limonade avec des glaçons, et que la réponse du sujet est une bouteille de soda froid, peut-on conclure que la divination est exacte ? Partiellement exacte ? Ou incorrecte ?

Des procédures extrêmement complexes ont été conçues pour estimer de tels résultats. Certaines, cependant, ne sont pas totalement sûres car elles reposent sur des appréciations humaines, hautement subjectives.

Dans le cas des tests à choix forcé, les résultats sont évidemment plus faciles à évaluer. Si l’on choisit l’un des cinq chiffres comme cible, et que le sujet opte pour un chiffre différent, il est absolument clair que son choix est faux.

Pourtant, même alors, si le sujet rate ses essais notablement plus souvent que ne le veut l’attente du hasard, les expérimentateurs peuvent être conduits à en conclure que ce choix inexact résulte, en fait, d’une manifestation de psi missing.

L’IMI remercie Guy Beney pour son aimable autorisation de publication de cet extrait de l’ouvrage "La recherche psi. Bilan de la Parapsychological Association", publié en 1983.

Mots clés associés à cet article : Parapsychologie expérimentale |