-  Activités de l’IMI -  Conférences et congrès

Programme 2007/2008 des conférences

Programme 2007/2008 des conférences


Les conférences de cette année 2007/2008 seront progressivement annoncées.


-  Vendredi 19 octobre, La nouvelle physique de l’esprit, par Emmanuel Ransford
-  Vendredi 30 novembre, La parapsychologie clinique, par Djohar Si Ahmed
-  Jeudi 20 décembre à 19h, Histoire des poltergeists, par Claude Lecouteux
-  Vendredi 11 janvier à 19h30, Charles Richet et la naissance de la métapsychique : le désir de science face à l’occulte, par Dr. Pierrette Estingoy
-  Vendredi 1 février, Comment vivre et penser la voyance aujourd’hui, par Maud Kristen
-  Vendredi 7 mars, Madame Camille, voyante, l’affaire Cadiou et l’"Ecole de Nancy", par Marcel Turbiaux
-  Vendredi 25 avril, James, Bergson, et les modèles alternatifs de la relation du "mental" et du "cérébral", par Thomas Landrez
-  Vendredi 16 mai, Science-fiction et soucoupes volantes : trente ans après, par Bertrand Méheust
-  Vendredi 27 juin, La « sortie du corps » est-elle uniquement du ressort de la parapsychologie ?, par Pascal LeMaléfan


Vendredi 19 octobre, La Nouvelle Physique de l’Esprit, par Emmanuel Ransford

L’IMI est heureux d’accueillir le physicien Emmanuel Ransford, auteur de La nouvelle physique de l’esprit : une nouvelle science de la matière, ouvrage paru au printemps 2007 aux éditions du Temps présent, collection "Champ Limite". Sa conférence portera sur une interprétation de la physique quantique fondée sur la notion de psychomatière. Cette nouvelle approche de la physique permettrait notamment, selon Emmanuel Ransford, de mieux comprendre le cerveau conscient et d’offrir un début d’explication à certains phénomènes dits "paranormaux". L’exposé sera accessible à un public large et non spécialisé.


Vendredi 30 novembre, La parapsychologie clinique, par Djohar Si Ahmed

Docteur en psychologie et psychanalyste, Djohar Si Ahmed est membre du Comité Directeur de l’IMI, auteur de Comment penser le paranormal, Psychanalyse et Champs Limites de la Psyché », Ed. L’Harmattan, 2006. Considérant les expériences "paranormales" comme une donnée de la vie psychique, Djohar Si Ahmed présentera cet aspect insolite et pourtant fondamental de l’existence à travers différents exemples cliniques : télépathies, prémonitions et psychokinèses survenant dans la vie quotidienne, en psychothérapie dans le cadre analytique ou encore de façon provoquée lors des « Groupes d’Entraînement à la Télépathie ». Djohar Si Ahmed exposera également les développements actuels de la parapsychologie clinique après le récent symposium international auquel elle a participé et qui réunissait des experts de nombreux pays sur ce thème de recherche.


Jeudi 20 décembre à 19h, Histoire des poltergeists, par Claude Lecouteux

Professeur de littérature et de civilisation médiévales à la Sorbonne et auteur de plus de trente ouvrages sur les légendes, les mythologies, le légendaire de la mort et les créatures du folklore fantastique, Claude Lecouteux revient à la rentrée 2007 avec son nouvel essai "La maison hantée : Histoire des poltergeists" chez Imago. Dernier volet de son enquête aux frontières du réel, l’anthropologue s’attaque à l’une des plus célèbres formes de hantises : les esprits frappeurs. Point de fantôme dans la maison hantée de Claude Lecouteux mais des troubles physiques et psychiques, d’ordre socio-affectif, qui trouvent un moyen d’expression dans les phénomènes inquiétants de notre quotidien domestique : déplacement d’objets, bruits et apparitions inexplicables. .. Encore une fois, le problème n’est pas la chasse gardée du XIXème siècle, certes âge d’or de l’ésotérisme, mais remonte assez loin dans l’histoire des superstitions populaires, les sources d’informations étant plus rares pour les temps anciens.

Des extraits de son livre sont disponible ici.


Vendredi 11 janvier 2008, Charles Richet et la naissance de la métapsychique : le désir de science face à l’occulte, par Dr. Pierrette Estingoy

Le Dr Pierrette Estingoy est praticien hospitalier en psychiatrie sur Lyon, et auteure de plusieurs travaux scientifiques et universitaires sur Charles Richet (1850-1935), physiologiste français, né et mort à Paris. Durant sa vie fort longue, il s’intéressa vivement aux phénomènes paranormaux selon la terminologie moderne, autrement dit, à ces phénomènes étranges qui servirent de substrat au spiritisme, auquel il n’adhéra jamais.
La carrière scientifique de Charles Richet est exemplaire : agrégé de la Faculté de médecine en 1878, professeur de Physiologie en 1887, membre de l’Académie de médecine en 1898, de l’Institut (Académie des sciences) en 1914. Enfin, pour couronner sa découverte avec Portier du phénomène de l’anaphylaxie, il reçoit le prix Nobel de Médecine en 1913.
Au premier regard, on peut trouver étonnant, voire paradoxal, cet intérêt continu et enthousiaste que le savant porta au magnétisme animal, à la voyance, à la télékinésie, aux matérialisations. Autant de termes étranges, presque ridicules en ce début de XXIème siècle. Car Charles Richet, mena de front des recherches scientifiques "classiques", brillantes et internationalement reconnues, en physiologie, et des recherches en métapsychique (parapsychologie d’aujourd’hui) abondantes et variées, sanctionnées par un ouvrage d’intention scientifique, le Traité de métapsychique, en 1922.
Mais pour mieux clarifier l’état d’esprit du savant, il faut se replacer dans le cadre d’influence sociologique de cette fin de XIXème siècle, où se disputent les ambitions scientistes et le retour du merveilleux. Ensuite seulement nous pourrons tenter d’analyser son point de vue, les implications et les conséquences qui en découlent à travers l’histoire de la psychologie, du spiritisme et de la parapsychologie.


Vendredi 1 février 2008, Comment vivre et penser la voyance aujourd’hui, par Maud Kristen

Depuis vingt ans, Maud Kristen frappe les esprits lors d’apparitions télévisées au cours desquelles elle devine le contenu d’enveloppes scellées ou se prête à des exercices de vision à distance. Elle nous livre ici l’histoire de sa vie, la découverte de ses capacités extrasensorielles et le combat qu’elle mène pour que les scientifiques acceptent enfin de considérer le paranormal et la voyance comme sujets de recherche à part entière... Comment se déroule une consultation ? Quelles en sont les limites ? Maud Kristen relate certaines expériences aux résultats étonnants, révèle ses méthodes et la part la plus secrète de son travail, notamment au service du monde de l’entreprise et des sphères du pouvoir...

Née en 1964, Maud Kristen est voyante. Sa réputation est internationale. Elle est l’auteur de Pour en finir avec Madame Irma (Calmann-Lévy, 1990) et Fille des étoiles (J’ai Lu, 1999).

Reportée

Remplacée le 1er février par une conférence de Bertrand Méheust et Mario Varvoglis, Voyance et parapsychologie : éclairage scientifique du phénomène de voyance.


Vendredi 7 mars 2008, Madame Camille, voyante, l’affaire Cadiou et l’"Ecole de Nancy", par Marcel Turbiaux

Les résultats heureux de l’utilisation de l’hypnose, par un médecin de campagne des environs de Nancy, Antoine-Auguste Liébault, retinrent, vers la fin du XIX° siècle, l’attention, en particulier, de quelques universitaires de cette ville. Ceux-ci suscitèrent des disciples que l’on réunit sous l’appellation d’“Ecole de Nancy”, bien qu’ils eussent des intérêts divers : thérapeutiques pour Hippolyte Bernheim, professeur de clinique médicale, du point de vue criminel pour Jules Liégeois, professeur de droit, physiologiques et psychologiques pour Henri Beaunis, professeur de physiologie.

Un sujet favori de ces savants était une jeune fille, Camille Simon, qui, plus tard, s’établit à Nancy comme voyante. Devenue Madame veuve Hoffman, elle acquit la célébrité en 1914, en révélant qu’un industriel de Landernau, qui avait disparu, avait été assassiné et en indiquant l’endroit précis où l’on trouverait son cadavre. Cette révélation déclencha une polémique dans la presse, mais aussi entre Hippolyte Bernheim et Henry Beaunis.

Néanmoins, la notoriété de madame Camille la fit inviter, en 1916, par les Annales des sciences psychiques, profitant de sa présence à Paris, à des expériences qui sont relatées dans la revue.

Marcel Turbiaux est psychologue, rédacteur en chef du Bulletin de Psychologie.


Vendredi 25 avril 2008, James, Bergson, et les modèles alternatifs de la relation du "mental" et du "cérébral", par Thomas Landrez

Thomas Landrez présentera l’état du débat actuel en philosophie de l’esprit en s’efforçant de dégager les présupposés théoriques du matérialisme et du dualisme. Il sera notamment question des théories de la mémoire et de l’ « engramme » cérébral, ainsi que de la perception et de l’action consciente. En partant des modèles méconnus développés par William James et Henri Bergson, il évaluera des modèles « néo-dualistes » plus subtils du rapport du mental et du cérébral. James et Bergson intégraient dans leurs vues à la fois des phénomènes habituels et des phénomènes moins ordinaires, comme ceux de la métapsychique. Philosophes, ils surent être aussi des expérimentateurs pour s’assurer avec pragmatisme des lois régissant ces phénomènes. Les théories de la relation corps-esprit proposées par ces auteurs permettent notamment de proposer de nouvelles solutions à de nombreux débats de la philosophie de l’esprit contemporaine.

Thomas Landrez est doctorant en philosophie. Il s’est spécialisé dans l’étude des modèles néo-dualistes modernes de l’articulation et de l’interaction du « mental » et du « cérébral ». Son travail se nourrit à la fois de la philosophie de l’esprit classique et contemporaine, des sciences cognitives, de la psychopathologie et de la biologie. Après avoir soutenu un mémoire de maîtrise classique dont le sujet portait sur l’originalité de la conception bergsonienne du rôle du cerveau dans la vie psychique consciente, il a consacré son mémoire de Master II à une présentation et une défense des conceptions modernes méconnues du rapport corps-cerveau-esprit. Il travaille actuellement sur une thèse portant sur l’interprétation du fossé explicatif existant entre les états de conscience décrit en première personne et les descriptions fonctionnelles en troisième personne des événements neurophysiologiques qui y sont corrélés.

Informations pratiques : La conférence aura lieu au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, Paris 10e, le VENDREDI 25 AVRIL à 19h30. Métros Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : Conférence : 15 €, étudiants 7 € (sur présentation de la carte).
Réservations au : 01 46 07 23 85 ou sur secretariat@metapsychique.org


Vendredi 16 mai 2008, Science-fiction et soucoupes volantes : trente ans après, par Bertrand Méheust

En juin 2007, les éditions Terre de Brume ont réédité Science-fiction et soucoupes volantes, paru en 1978, et épuisé depuis longtemps. J’ai conservé le texte original, mais je l’ai augmenté d’une préface d’une cinquantaine de pages et d’une iconographie inédite.

Si j’ai tenu à remettre en circulation ce texte vieux de trente ans, c’est qu’à mes yeux le problème auquel il s’attaque n’est plus guère pris en compte dans les débats actuels, alors qu’il conditionne notre compréhension du phénomène ovni.
Pour comprendre mon propos, il faut situer le contexte de ce livre. Je l’ai écrit entre 1975 et 1977, c’est à dire en en pleine apogée de l’ufologie classique. L’idée prédominante était alors que la phénoménologie soucoupique transcende par son étrangeté tout ce que les hommes ont pu imaginer dans le passé. Les calages de moteurs, les téléportations, les faisceaux courbes ou tronqués, les examens médicaux, les contacts psychiques, les dématérialisations, les accélérations foudroyantes, tout cela, pensait-on, constituait des nouveautés absolues dont on aurait bien été en peine de trouver la trace dans les productions imaginaires antérieures de l’humanité.

Ma conférence se composera de deux parties distinctes. Je prouverai d’abord la coïncidence SF-SV par des documents visuels. Je montrerai ensuite les interprétations que ce constat suggère, et me demanderai comment l’ufologie peut le surmonter sans tomber dans le réductionnisme. Je reviendrai aussi sur le lien que j’avais établi en 1978 entre les ovnis et les phénomènes paranormaux.

CHANGEMENT DE LIEU - La conférence se déroulera au siège de l’IMI
Informations pratiques : La conférence aura lieu au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, Paris 10e, le VENDREDI 16 MAI à 19h30. Métros Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : Conférence : 15 €, étudiants 7 € (sur présentation de la carte).
Réservations au : 01 46 07 23 85 ou sur secretariat@metapsychique.org


Vendredi 27 juin 2008, La « sortie du corps » est-elle uniquement du ressort de la parapsychologie ?, par Pascal LeMaléfan

La « sortie du corps » connaît un regain d’actualité dans le cadre des neurosciences. Naguère étudiée par les sciences psychiques et aujourd’hui par la parapsychologie sous l’appellation OBE, elle semble se réduire en une explication mécaniste de nature uniquement cérébrale. Si cet éclairage a l’avantage de donner une soudaine légitimité à un phénomène longtemps jugé marginal car peu concevable, il peut néanmoins être situé dans le cadre général de l’héautoscopie mais il en serait une modalité particulière, en lien avec une situation de confrontation au réel de la mort. Il relève ainsi des phénomènes spéculaires et permet de vérifier la structure de dédoublement qui les fonde.
La question est alors celle de savoir pourquoi l’actualité semble révéler une « niche écologique » (Hacking) pour la « sortie du corps ». De quel corps s’agit-il ici ?

Pascal LeMaléfan est docteur en psychologie, psychanalyste, maître de conférences HDR à l’Université de Rouen.

Informations pratiques : La conférence aura lieu au siège de l’IMI, 51 rue de l’Aqueduc, Paris 10e, le VENDREDI 27 JUIN à 19h30. Métros Stalingrad ou Louis Blanc.
Tarifs : Conférence : 15 €, étudiants 7 € (sur présentation de la carte).
Réservations au : 01 46 07 23 85 ou sur secretariat@metapsychique.org


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