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Les expériences de Schmeidler et Swann

Les expériences de Schmeidler et Swann
Des modifications psychokinétiques de la température


Voici un exemple de recherche en laboratoire qu’on peut mener avec des sensitifs, et du type d’appareillage de contrôle complexe que nécessite aujourd’hui l’investigation sur le psi.

Il s’agit d’une expérience avec le sensitif Ingo Swann, datant de 1973 et conduite par Gertrude Schmeidler. Dans cette expérience, Swann démontra son apparente capacité à influencer significativement des enregistrements de température effectués à l’aide d’un instrument de haute précision, le thermistor. Lors de cinq sessions séparées, il obtint des résultats supérieurs à l’attente du hasard, avec une probabilité associée de 1 pour 1 000.

Ingo Swann offre un bon exemple de l’apparence normale, voire banale, propre à la plupart des sensitifs. Né en 1933, dans le Colorado, Swann se spécialisa en biologie à l’Université Westminster de Salt Lake City, Utah. Ecrivain subtil et bien connu, Swann a travaillé quelque temps comme officier de liaison pour les Nations Unies, à New York ; mais aujourd’hui, il se consacre entièrement à son art, l’écriture, ainsi qu’à la parapsychologie. Un mètre soixante environ, svelte malgré une vocation de cuisinier fin gourmet, Swann a un visage rond et jovial, aux yeux brillants. Mais son élocution posée et sa manière digne lui donnent pourtant un air de profond sérieux quand il vient à discuter du psi. Swann a été testé au Centre Médical du Maimonides, à la City University de New York, et à l’Institut Stanford de Recherche. Cette dernière expérimentation s’est effectuée grâce à un contrat avec l’agence spatiale américaine.

Swann et la PK

L’expérimentatrice cherchait à savoir si Swann était capable de faire monter ou tomber la température par ses seules capacités psi. A cette fin, Schmeidler utilisa quatre thermistors, instruments de mesure de la température, extrêmement précis. Ces détecteurs furent connectés à un appareil permettant d’enregistrer en continu les changements de température. Selon le protocole expérimental, Schmeidler et Swann s’asseyaient ensemble dans la salle même où se trouvaient les thermistors. Certains étaient exposés à 1’air libre, d’autres plongés dans des bouteilles thermos scellées. Tout en observant Swann avec soin, pour s’assurer qu’il demeurait assis, Schmeidler devait lui demander de se concentrer sur un thermistor particulier, désigné selon la session, afin de le rendre « plus froid » ou « plus chaud », le terme de cette alternative étant décidé au hasard. Swann disposait d’un délai de quarante-cing secondes pour influencer le thermistor, puis de quarante-cmq autres secondes pour se reposer avant un nouvel essai de modification de la température.

G. Schmeidler montra que Swann était capable de modifier l’enregistrement du thermistor selon les ordres donnés au hasard. Un changement de température particulièrement étonnant se produisit un jour pendant une période de repos. Schmeidler et Swann étaient en relaxation dans le laboratoire, et Swann devait cette fois-ci « sonder » au moyen de son seul esprit une certaine bouteille thermos scellée, contenant un thermistor. Soudain, Larry Lewis, l’assistant qui surveillait l’enregistrement des mesures dans une pièce adjacente, détecta un changement de près d’un degré, sur une période de trente secondes. Pensant que quelqu’un venait certainement d’ouvrir la bouteille thermos, Lewis courut dans la salle d’expérimentation pour y mettre bon ordre. Là, il trouva Schmeidler et Swann assis tranquillement sur leurs sièges habituels, à distance de la bouteille thermos, toujours scellée. « Qu’est-ce qui s’est passé ? » s’exclama Lewis. Swann admit qu’il avaIt examiné mentalement le thermistor cible, apparemment avec succès.

Après cette expérience, Schmeidler demanda à deux étudiants qui n’étaient pas sensitifs de tenter de modifier les enregistrements de température. Elle obtint des résultats significatifs avec l’un d’eux, ce qui l’amena à émettre cette hypothèse : « Une aptitude psi relevée chez un sujet doué sera retrouvée chez quelques membres au moins de la population générale. »

Interrogée sur cette expérience quatre ans plus tard, Schmeidler nous a répondu : « Théoriquement, il est impossible d’obtenir ce que nous avons cherché à réaliser avec Swann et le thermistor. Je n’avais aucune idée si cette expérience réussirait ou non. Quand ça s’est produit, ce fut comme un miracle. C’en est encore un. Je ne comprends pas comment c’est arrivé. Je n’en sais toujours rien. Ça s’est produit, c’est tout. »

Les résultats de cette expérience montrent que des êtres humains sont capables d’influencer par PK les enregistrements de changements subtils de température. A ce jour, cependant, aucun autre expérimentateur n’a répété avec succès l’étude de Schmeidler.

L’IMI remercie Guy Beney pour son aimable autorisation de publication de cet article publié initiallement, en 1983, dans l’ouvrage "La recherche psi". Le bilan de la Parapsychological Association".

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