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Eugène Osty

Eugène Osty

Par l’équipe de l’IMI

Médecin. Directeur de l’IMI de 1924 à 1938. Rédacteur en chef de la Revue Métapsychique.

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Eugène Osty

C’est en 1909, alors qu’il était médecin dans le Berry, qu’il vécut une expérience cruciale qui allait changer le cours de sa vie : invité à une réunion au cours de laquelle une chiromancienne proposait des séances. Il fut étonné des détails précis et intimes qu’elle put « lire » dans les lignes de sa main ou de la main de ses amis.

La pertinence des informations données par d’autres voyants était telle qu’il en vint à entreprendre en 1910, une étude plus poussée sur la lucidité, ou faculté de connaissance paranormale dont faisait preuve ces sujets. A son retour de la guerre, Gustave Geley l’invita à rejoindre le Comité Directeur de l’IMI. et en 1921, il s’installa à Paris et collabora avec Richet, Flammarion, Bergson et Boirac.

La mort brutale de Geley, dont il était l’ami, sera ressentie très douloureusement par Osty. Charles Richet lui demande alors de succéder à son ami au poste de Directeur de l’IMI. Osty le restera jusqu’à sa mort en 1938. De 1924 à 1931, il abandonna son activité de médecin, pour se consacrer entièrement à l’IMI et à l’étude de sujets psi très divers. Il organisa, anima et supervisa des expérimentations, notamment avec Jean Guzik, puis avec le médium autrichien, Rudi Schneider. En outre, il instaura pendant des années, des séances de connaissance supranormale en public avec Pascal Fortuny et Jeanne Laplace.

Vers la fin des années 20, en collaboration avec son fils Marcel, ingénieur, il a réalisé un dispositif expérimental permettant d’objectiver l’existence d’une substance opaque aux infrarouges lors des productions physiques de ces médiums. En raison de sa rigueur et de son ouverture, Osty s’est résolument situé, tout au long de sa recherche en métapsychique, à distance des positions mystiques (qui considèrent les phénomènes paranormaux comme des manifestations divines) ou scientistes (qui récusent l’existence même de ces phénomènes). Il ouvrait ainsi une troisième voie, tenant pour objet de science les faits se manifestant dans notre sphère matérielle, en s’efforçant de les aborder dans un état d’esprit dégagé de tout préjugé d’ordre mystique ou scientifique.

Ouvrages :
-  Lucidité et Intuition (1913)
-  Le Sens de la Vie humaine (1919)
-  La Connaissance supranormale (1925)
-  Les Pouvoirs Inconnus de l’Esprit sur la Matière (1932)


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