-  Parapsychologie -  Perspectives et théories

Application business

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Par Mario Varvoglis

La place des phénomènes psi dans le monde de l’économie est plus importante qu’on ne le penserait de prime abord. Autant le besoin de certitude et de sécurité est grand par rapport aux enjeux financiers, autant l’intuition lors d’une prise de risque peut amener un enrichissement rapide. Le pragmatisme prime donc encore une fois, mais les chercheurs en parapsychologie ne sont pas en reste dans ce domaine.

Le monde du business, depuis une vingtaine d’années, est engagé dans une profonde transformation : l’entreprise ne se pense plus uniquement en termes de marchés, productivité, bénéfices...

D’une part le concept "d’acteurs" intègre tous les individus d’une équipe, avec leur motivation, personnalité, capacité interrelationnelle comme autant de noeuds décisionnels dans une sorte de réseau ; ceci a promu l’interactivité comme mode relationnel, remplaçant un schéma hiérarchique qui a montré son inefficacité. D’autre part, de nouvelles techniques de développement et de gestion ont fait leur apparition : le "creative problem solving" vise la pleine utilisation des facultés individuelles de créativité, d’innovation, et d’intuition dans l’entreprise. Or les capacités psi sont justement l’aboutissement d’une intuition pleinement développée et rendue précise.

Dans le contexte actuel de marchés perpétuellement mouvants, le psi apparaît comme un ’plus’ qui peut faire toute la différence. Cet état d’esprit rend le monde des affaires très apte à tester l’efficacité de nouvelles approches sans s’encombrer de préjugés.

Généralement, les sceptiques forcenés sont des gens qui ont quelque chose à perdre : cela bouscule leur théorie, cela éveille des peurs inconscientes... Les hommes d’affaire et les industriels ont une attitude plus pragmatique qu’idéologique : ou bien ça marche, ou bien ça marche pas. Si ça marche, on peut calculer précisément les apports logistiques, les bénéfices réalisés, les capitaux et le temps épargnés. L’application a généralement un résultat clairement évaluable : on a trouvé une nappe de pétrole, ou non, en tant de temps comparé aux méthodes usuelles. Si l’outil est efficace, l’homme d’affaire s’en servira alors, sans se demander si la chose est possible ou non au regard des lois physiques actuelles.

L’utilisation des services privés de voyants est, selon toutes les apparences, en expansion. Mais il est à prévoir que les business-men s’attachent de plus en plus à développer leurs propres dons... qu’ils semblent posséder déjà dans une mesure appréciable, si l’on suit un moment les chercheurs Douglas Dean et John Mihalasky, qui eurent l’idée de tester les facultés psi des décideurs.

Quelques cas sidérants

De nombreuses histoires biographiques de la vie des battants ayant réussi montrent qu’ils agissent à l’intuition, apparemment contre toute logique. Jesse Livermore, le multi-millionnaire de Wall Street, interrompit un jour ses vacances pour suivre l’intuition soudaine qu’il devait immédiatement vendre ses actions Union Pacific. Le titre était alors aussi fort que stable. Mais quelques jours plus tard eut lieu un tremble-ment de terre dévastateur à San Francisco, et le titre enregistra une énorme chute. Livermore fit ainsi un profit net de 250 000 dollars.

Alexander Poniatoff, fondateur d’Ampex, a fait preuve d’une intuition quasi futuriste qui fut au départ de l’énorme industrie de la cassette audio. Poniatoff manufacturait alors des composants de radar, lorsque la marine américaine cessa tout contrat avec sa petite compagnie, juste après la seconde guerre mondiale. Allant à l’encontre de tous les avis qui lui furent donnés, il décida de se reconvertir dans la bande magnétique. A cette époque, il n’y avait qu’une énorme machine allemande utilisant cette technologie, le Magnetophon, fabriqué par Telefunken, qui servait durant la guerre à broadcaster de faux discours publics de leaders, afin de faire croire à leur présence en certains lieux. Lorsque Poniatoff rassembla un groupe d’experts, ils estimèrent que la bande magnétique ne serait jamais assez pratique. Poniatoff décida de suivre son idée, et son associé le quitta. Il apprit plus tard que des experts de la General Electric avaient eux aussi conclu à l’impossibilité de sortir un produit utilitaire à partir de ce concept d’enregistrement magnétique.

Des PDG passent des tests psi

Une enquête menée auprès de PDG de grosses firmes révéla que plus d’un tiers d’entre eux croyaient fortement au psi. Les chercheurs étonnés leur demandèrent sur quoi ils se basaient ; ils répondirent qu’ils utilisaient sans arrêt l’ESP dans leurs prises de décision.

Il s’avéra que leur impression était tout à fait juste : Lorsque deux chercheurs, Dean et Mihalasky, leur firent passer des tests de précognition, les PDG qui avaient doublé en cinq ans le chiffre d’affaire de leur entreprise montraient une forte faculté de précognition. De fait, pratiquement tous ceux qui avaient largement augmenté leur chiffre d’affaire eurent des résultats positifs aux tests.

Les chercheurs en conclurent qu’en faisant passer des tests de précognition à des cadres amenés à prendre des décisions, ou à évaluer des solutions, on pourrait savoir à l’avance lesquels seraient les plus intuitifs et auraient ainsi le plus de chances de prendre les bonnes décisions.

Psi et bourse

La plus belle démonstration du psi dans ce domaine a été donnée par un petit groupe basé en Californie : le Delphi Associates, lançé par Russell Targ et Keith Harary. Ces anciens chercheurs du SRI décidèrent de prédire le cours de l’argent du métal et d’investir en fonction de ces prédictions. Fin 82, ils firent neuf prédictions à larges intervalles, et investirent. Toutes les prédictions étaient exactes, donnant correctement à la fois le sens du mouvement et son amplitude. (S’il s’était agi d’une expérience scientifique, cela aurait donné une chance sur 250 000 que ce résultat soit dû au hasard seul). Résultat plus parlant encore : ayant investi sept fois, le groupe amassa 120 000 dollars ! Cela leur valut une renommée considérable, un article décrivant l’expérience ayant même été publié dans le Wall Street Journal. Cependant, lorsqu’ils voulurent renouveler leur exploit l’année suivante, à un rythme beaucoup plus rapide et avec, bien sûr, de plus gros investissements, ils obtinrent des résultats exactement inverses : un psi négatif d’envergure !

Un autre chercheur, Harold Puthoff , utilisa cette approche avec un groupe de sujets non spécialement doués, mais partageant un même but. Pour sélectionner un seul résultat, il utilisa un vote majoritaire à partir des réponses de tous les sujets. Puthoff obtint de très bons résultats, et l’objectif du groupe fut réalisé. Comment gérer son business avec l’ESP Y-a-t-il un moyen de gérer ses affaires courantes en se fiant à des facultés psi peut-être moins spectaculaires mais plus constantes ? Comme on le sait à partir des enquêtes, la plupart des cas spontanés chez des gens qui n’ont pas cherché à développer ces facultés, se passent à travers un rêve.

Si l’information dont on a besoin arrive spontanément à travers un rêve, on peut relativement s’y fier. Bill Sechrist, directeur de Budget Rent-A-Car, gère sa compagnie à travers ses talents psychiques. En de nombreuses occasions, il a reçu en rêve des informations qu’il a su mettre à profit. Ainsi, il rêva un jour qu’il actionnait une machine à sous : il mettait des pennies et en recevait des pennies, mais lorsqu’il se mit à insérer des pièces d’or, il décocha le jackpot.

Comme il était justement en train, avec son associé, de décider des bonus de ses employés, il décida, grâce au rêve, de les augmenter tous largement. Résultat : son équipe fut si enthousiaste qu’il enregistra dans l’année l’un de ses meilleurs chiffres d’affaire. Mais sa femme Elsie n’a pas l’air moins douée que lui, comme nous l’apprend "Executive ESP" :

Quelques années auparavant, lorsque le couple venait de décider de monter cette affaire de location de voitures, ils hésitaient dans le choix de la ville entre Dallas, et Washington. Elsie eut alors un rêve dans lequel elle vit la ville de Houston avec le V de la victoire. Bill la crut à peine, car c’était alors une ville bien moins développée qu’actuellement. Elsie eut un second rêve dans lequel "on lui montrait de l’eau, ce qui signifiait des industries, nombre de gens s’installant à Houston, indiquant un centre touristique et de congrès ; et en troisième lieu, on lui montra une étoile.

Ce dernier symbole fut interprété comme signifiant que la ville deviendrait la star du sud. Malgré une visite à cette ville qui déprima Bill, tellement elle semblait en mauvais état et privée de capitaux, ils s’y installèrent. Peu de temps après, Houston, déclarée "capitale de l’espace", devint une des villes à la croissance la plus rapide des USA et le business fut vite florissant.

Cet article est extrait du Cd-rom Psi-explorer réalisé par Mario Varvoglis en 1995, et ayant pour but de présenter au grand public de façon vulgarisée les recherches parapsychologiques et leurs implications.

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